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Les facteurs de risque

À la base, le cancer est une maladie des gènes...

L'existence d'une instabilité génétique conféré par un phénotype « mutateur » est probablement la caractéristique principale de d’une prédisposition héréditaire pour le cancer. Ces instabilités prennent plusieurs formes:

  1. Des mutations affectant des gènes clés directement impliqués dans le développement de tumeur, comme le WT1 ou le WT2
  2. Des mutations touchant des gènes à l’origine de mutations et/ou de délétion chromosomiques affectant des zones clés, comme par exemple dans l’anémie de Fanconi dans laquelle certaines erreurs, lors de la réplication de la molécule d’ADN, ne sont pas réparées
  3. Des mutations impliquant les gènes permettant la réparation des cassures de l'ADN, comme par exemple dans le  xeroderma pigmentosum
  4. Les agrégations complexes des syndromes chromosomiques qui augmentent la sensibilité de développer un cancer



Les facteurs génétiques

LE CONTEXTE

Dans la majorité des cas, les cancers de l’enfant surviennent de façon sporadique sans histoire familiale de cancer, ni maladie génétique associée. De ce fait, le risque de cancer chez les apparentés n’est que peu différent de celui de la population générale.
Cependant, un faible pourcentage des cancers de l’enfant est associé à une prédisposition génétique qui peut s'exprimer de trois manières différentes :

  • Des maladies monogéniques, la maladie dérivant alors d'une mutation portant sur un seul gène
  • Des anomalies chromosomiques avec déséquilibre génétique par défaut ou excès de matériel chromosomique
  • Des maladies polygéniques ou multifactorielless


LES CANCERS HÉRÉDITAIRES

Les cancers héréditaires transmis sur un mode dominant

Le syndrome de Li-Fraumeni a pour caractérisation phénotypique une agrégation familiale de sarcomes dans l'enfance, de cancers du sein, de tumeurs cérébrales et de leucémies.
C'est une prédisposition héréditaire au cancer transmise sur un mode autosomique dominant, liée, dans la majorité des cas à une mutation germinale du gène p53 . Il est à l’origine d’un risque accru de sarcomes des tissus mous et d'ostéosarcomes, ainsi que de cancers du sein, de tumeurs cérébrales, de corticosurrénalomes (tumeurs des glandes surrénales), de leucémies. Le risque de développer un cancer est d’environ 50 % à l’âge de 30 ans…

Des formes familiales de néphroblastomes et neuroblastomes ont été rapportées de manière exceptionnelle, la plupart de ces tumeurs étant sporadiques.

Les autres types de cancers

Les cancers digestifs héréditaires, polypose familiale (APC) et cancer héréditaire non polyposique du colon s’expriment essentiellement à l’âge adulte

Les Néoplasies Endocriniennes Multiples (NEM) sont transmises sur un mode autosomique dominant. Les NEM de type 2A et 2B ont en commun la survenue d’un carcinome médullaire de la thyroïde (dans100 % des cas) et d’un phéochromocytome souvent bilatéral et malin (50 % des cas).


Le  syndrome de
Beckwith-Wiedemann dans lequel il existe un risque accru de néphroblastome et hépatoblastome.

Les
neurofibromatoses

  • La neurofibromataose de type 1, ou maladie de Recklinghausen, dans laquelle on retrouve un risque accru de tumeurs du système nerveux ou de la crête neurale à type de gliomes ou de neurofibromes
  • La neurofibromatose de type 2, pour laquelle il existe un risque accru de neurinomes ou de schwannomes


CERTAINES CONDITIONS SONT AUSSI À CONSIDÉRER...
 
Certaines malformations congénitales peuvent être associées à un risque accru de cancer. A titre d'exemple, on peut citer :

  • L'aniridie congénitale est associée à un risque de néphroblastome
  • La cryptorchidie est fréquemment retrouvée en cas de tumeurs germinales malignes affectant soit le testicule soit la glande pinéale ou d'autres localisation dans le système nerveux central
  • L'hémi-hypertrophie corporelle et associée à un risque plus grand de développer un néphroblastome


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Les causes environnementales

Leur rôle est limité en pédiatrie en dehors de situations particulières.

LES IRRADIATIONS

Le risque des irradiations est connu pour les leucémies et les cancers de la thyroïde par les événements suivants :

  • Les explosions atomiques, militaires ou accidentelles, avec, en particulier, un risque de cancer thyroïdien accru, après irradiation du cou et en Biélorussie après l'accident de Tchernobyl
  • Les irradiations médicales pour traiter le cancer sont associées à un risque accru de cancer secondaire


LES RAYONS ULTRA-VIOLETS


C'est surtout le cas dans les prédispositions héréditaires comme le cas de maladies rares comme le xeroderma pigmentosum et l'albinisme .
Il faut aussi rappeler, l'accroissement du risque de mélanome lié à l'exposition solaire précoce.

CERTAINS MÉDICAMENTS

Le diéthystilbestrol (Distilbène TM )

Le diéthystilbestrol (Distilbène TM ) est un problème chez la moitié des filles qui ont été exposées in utero pendant les années 1950, lorsque cette molécule était utilisée pour prévenir les menaces d’avortement.
Cette exposition se traduit par des dysplasies du vagin et du col utérin pouvant se transformer en adénocarcinomes à cellules claires avec une fréquence de 1 pour 1 000 avant l’âge de 35 ans et possible avant l’âge de 15 ans.


Les traitements anticancéreux et immunosuppresseurs
 

Après les greffes d'organes, le traitement immunosuppresseur multiplie par 100 le risque de développé un cancer, en particulier de la peau.
Après un traitement d'un cancer, le risque de second cancer concerne 1 à 10 % des sujets. Les agents alkylants et l'étoposide, les associations chimio- radiothérapie ainsi que certaines pathologies, comme la maladie de Hodgkin sont reconnues comme plus à risque.


LA POLLUTION

Le rôle possible d'agents chimiques de l'environnement comme les hydrocarbures, les pesticides, des insecticides ou de l'alimentation n'est pas, à ce jour précisé.


Les Virus

Le virus d'Epstein-Barr (EBV)

Il est associé dans plus de 90 % des cas au lymphome de Burkitt en Afrique et 20 % des cas en dehors de la zone d'endémie.
Le génome viral retrouvé dans les cellules tumorales chez des enfants immunodéprimés.
Ce virus est également associé au carcinome indifférencié du nasopharynx, avec une grande fréquence chez les sujets du pourtour méditerranéen et du sud-est asiatique.

D'autres virus

Le virus de l'hépatite B est associé à l'hépatocarcinome.
Le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) est associé à la survenue de lymphomes, par le biais de la déficience immunitaire.


Mise à jour

17 juin 2010



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