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L'existence d'une instabilité génétique conféré par un phénotype « mutateur » est probablement la caractéristique principale de d’une prédisposition héréditaire pour le cancer. Ces instabilités prennent plusieurs formes:
LE CONTEXTE
Dans la majorité des cas, les cancers de l’enfant surviennent de façon sporadique sans histoire familiale de cancer, ni maladie génétique associée. De ce fait, le risque de cancer chez les apparentés n’est que peu différent de celui de la population générale.
Cependant, un faible pourcentage des cancers de l’enfant est associé à une prédisposition génétique qui peut s'exprimer de trois manières différentes :
LES CANCERS HÉRÉDITAIRES
Les cancers héréditaires transmis sur un mode dominant
Le syndrome de Li-Fraumeni
a pour caractérisation phénotypique une agrégation familiale de sarcomes dans l'enfance, de cancers du sein, de tumeurs cérébrales et de leucémies.
C'est une prédisposition héréditaire au cancer
transmise sur un mode autosomique dominant, liée, dans la majorité des
cas à une mutation germinale du gène
p53
. Il est à l’origine d’un risque accru
de sarcomes des tissus mous et d'ostéosarcomes, ainsi que de cancers du sein, de tumeurs
cérébrales, de corticosurrénalomes (tumeurs des glandes surrénales), de leucémies. Le risque de développer un
cancer est
d’environ 50 % à l’âge de 30 ans…
Des formes familiales de néphroblastomes et neuroblastomes ont été rapportées de manière exceptionnelle, la plupart de ces tumeurs étant sporadiques.
Les autres types de cancers
Les cancers digestifs héréditaires, polypose familiale (APC) et cancer
héréditaire non polyposique du colon s’expriment essentiellement à l’âge adulte
Les Néoplasies Endocriniennes Multiples (NEM) sont transmises sur un mode autosomique dominant. Les NEM de type 2A et 2B ont en commun la survenue d’un carcinome
médullaire de la thyroïde (dans100 % des cas) et d’un phéochromocytome
souvent bilatéral et malin (50 % des cas).
Le syndrome de
Beckwith-Wiedemann
dans lequel il existe un risque accru de néphroblastome et hépatoblastome.
Les
neurofibromatoses
CERTAINES CONDITIONS SONT AUSSI À CONSIDÉRER...
Certaines malformations congénitales peuvent être associées à un risque accru de cancer. A titre d'exemple, on peut citer :
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Pour en savoir plus sur ce maladies rares (orphelines), consulter le site
ORPHANET
Leur rôle est limité en pédiatrie en dehors de situations particulières.
LES IRRADIATIONS
Le risque des irradiations est connu pour les leucémies et les cancers de la thyroïde par les événements suivants :
LES RAYONS ULTRA-VIOLETS
C'est surtout le cas dans les prédispositions héréditaires comme le cas de maladies rares comme le
xeroderma pigmentosum
et
l'albinisme
.
Il faut aussi rappeler, l'accroissement du risque de mélanome lié à l'exposition solaire précoce.
CERTAINS MÉDICAMENTS
Le diéthystilbestrol (Distilbène
TM
)
Le diéthystilbestrol (Distilbène
TM
) est un problème chez la moitié des filles qui ont été exposées
in utero
pendant les années 1950, lorsque cette molécule était utilisée pour prévenir les menaces d’avortement.
Cette exposition se traduit par des dysplasies du vagin et du col utérin pouvant se transformer en adénocarcinomes à cellules claires avec une fréquence de 1 pour 1 000 avant l’âge de 35 ans et possible avant l’âge de 15 ans.
Les traitements anticancéreux et immunosuppresseurs
Après les greffes d'organes, le traitement immunosuppresseur multiplie par 100 le risque de développé un cancer, en particulier de la peau.
Après un traitement d'un cancer, le risque de second cancer concerne 1 à 10 % des sujets. Les agents alkylants et l'étoposide, les associations chimio- radiothérapie ainsi que certaines pathologies, comme la maladie de Hodgkin sont reconnues comme plus à risque.
LA POLLUTION
Le rôle possible d'agents chimiques de l'environnement comme les hydrocarbures, les pesticides, des insecticides ou de l'alimentation n'est pas, à ce jour précisé.
Le virus d'Epstein-Barr (EBV)
Il est associé dans plus de 90 % des cas au lymphome de Burkitt en Afrique et 20 % des cas en dehors de la zone d'endémie.
Le génome viral retrouvé dans les cellules tumorales chez des enfants immunodéprimés.
Ce virus est également associé au carcinome indifférencié du nasopharynx, avec une grande fréquence chez les sujets du pourtour méditerranéen et du sud-est asiatique.
D'autres virus
Le virus de l'hépatite B est associé à l'hépatocarcinome.
Le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) est associé à la survenue de lymphomes, par le biais de la déficience immunitaire.
17 juin 2010