Les effets secondaires possibles

Des allogreffes de moelle

QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ?

Les complications de l’allogreffe sont toujours possibles, bien que la technique soit bien codifiée. Dans le myélome multiple c’est la technique des « mini greffes » qui est souvent employée, ce qui diminue les risques. Les principales complications de ce type de greffe sont :

  • Des complications infectieuses bactériennes, fungiques et virales (cytomégalovirus, VZH, HHV6).
  • Des thromboses veineuses, en particulier des vaisseaux de la rate et du foie, pouvant se traduire par une jaunisse et des épanchements de liquides dans le ventre ou ascite.
  • Une maladie du greffon contre le receveur (GVHD pour Graft-Versus-Host-Disease). Elle évolue en deux phases. La phase aiguë se traduit par des lésions cutanées, une atteinte du foie et de la diarrhée. La phase chronique (6 mois après la greffe) qui se traduit par un tableau de maladie système.

LES CONTRAINTES DE L’ALLOGREFFE

De la greffe à six mois, mieux vaut ne pas s’éloigner du centre de greffe en raison du risque d’infection et de poussées possibles de GVHD aiguë.
De six mois à un an, vous devez garder « un fil à la patte » avec votre centre de greffe. Durant cette période vous courrez le risque de :

  • Contracter une infection virale saisonnière banale
  • Déclarer un zona

De ce fait, un certain nombre de situations doivent être évitées, à tout prix, comme :

  • Aller dans la foule et dans les lieux pollués
  • Prendre les transports en commun
  • Vous baigner en mer ou en piscine
  • Avoir des rapports sexuels non protégés

Il ne pas oublier que l’exposition au soleil est interdite pendant au moins 2 ans si vous avez fait une  GVHD car une exposition au soleil peut déclencher une nouvelle poussée de la maladie.

Des autogreffes

Les complications immédiates sont peu graves (infections, mucite et troubles digestifs) et surtout liées à la chimiothérapie et sont rapidement résolutives.
À plus long terme le risque de développer un syndrome myélodysplasique n’est pas nul.

De la chimiothérapie

POUR LA CHIMIOTHÉRAPIE CONVENTIONNELLE

Les principaux effets indésirables

Les plus souvent rencontrés sont :

  • Des nausées, vomissements, diarrhées
  • La fatigue ou asthénie
  • La perte des cheveux (alopécie) ou des poils
  • Des troubles neurologiques comme des neuropathies périphériques et/ou des troubles de l’audition (acouphènes, perte d'audition - hypoacousie)
  • Un risque accru de thrombose veineuse profonde (phlébite)

POUR LA CORTICOTHÉRAPIE

En cas de corticothérapie, des complications, comme un diabète sucré, une rétention sodée avec prise de poids, une perte musculaire (amyotrophie), des troubles psychiques (excitabilité ou dépression…) peuvent observées surtout chez les sujets âgés. Les décompensations diabétiques sont possibles et une surveillance accrue s'impose.

POUR LE THALIDOMIDE

Le risque tératogène

En cas d’administration de thalidomide, une surveillance précise est nécessaire car le risque de tératogénicité est accru, provoquant des anomalies congénitales graves, potentiellement létales chez l'enfant à naître après exposition pendant la grossesse.
De ce fait, le thalidomide ne doit jamais être utilisé chez la femme enceinte ou susceptible de l'être, sauf si toutes les conditions du programme de prévention des grossesses sont remplies.
Les conditions du programme de prévention des grossesses doivent être remplies par tous les patients, et concernent à la fois les hommes et les femmes .

Les autres effets secondaires possibles

Le risque de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire est majoré par le thalidomide.
Le risque de neuropathies périphériques est augmenté et la toxicité est cumulative.
On peut aussi observer de la constipation et de la somnolence et de ce fait, la prise de
médicament est recommandée le soir.

Le lénalidomide

Cette molécule étant structurellement proche du thalidomide, un programme de prévention des grossesses est également nécessaire.

LE RISQUE INFECTIEUX

Un risque d'infection bactérienne ou virale existe car la plupart des traitements, chimiothérapie, thérapies ciblées et corticothérapie, peuvent entrainer des épisodes de neutropénie (diminution du nombre de globules blancs) voire de neutropénie fébrile

En bref, les principales toxicités des thérapies ciblées

Thalidomide

neuropathies, somnolence, constipation , thromboses veineuses , hypotension

Lénalomide neuropathies moins fréquentes , thrombopénie , neutropénie , thromboses veineuses
Bortézomide fatigue , neutropénies (mécanismes différents du lénalomide) , troubles digestifs , zona

LE RETENTISSEMENT SUR LA FERTILITÉ

Certaines chimiothérapies utilisées peuvent diminuer la fertilité. Dans tous les cas, le médecin qui prescrit la chimiothérapie vous informera en détail sur ces questions.
Il est toujours possible de prélever du sperme ou des ovules, avant de débuter le traitement et de les conserver congelés pour une utilisation plusieurs années plus tard. Ceci est géré par les Centres d'Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humain ( CECOS ).
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser au CECOS le plus proche de votre domicile.

Mise à jour

15 décembre 2018