L'épidémiologie

Une maladie qui bénéficie d'un dépistage organisé en France...

Les cancers du côlon et du rectum sont des tumeurs qui naissent à partir de la prolifération d’un clone de cellules de l'épithélium, tissu tapissant la lumière du gros intestin ou côlon.

Ils touchent plus fréquemment l’homme que la femme et affecte le côlon, dans 60 % des cas et, dans 40 % des cas, le rectum.

Le risque de développer un cancer colorectal commence à augmenter à partir de l’âge de 40 ans. L'âge moyen de découverte de la maladie est de 70 ans chez l'homme et de 72 ans, chez la femme. Des études récentes ont néanmoins montré que l'incidence chez les sujets de la quarantaine a tendance a augmenter fortement.

Aujourd’hui, ces cancers peuvent être diagnostiqués précocement grâce à un dépistage organisé utilisant un test immunologique très performant.

Aux stades initiaux de la maladie, la maladie peut être traitée plus facilement et souvent guérir.

LES CHIFFRES dans le monde...

Le cancer colorectal est une maladie fréquente avec 1 400 000 nouveaux cas par an dans le monde ce qui représente environ 15 % de l’ensemble des cancers.
Depuis 20 ans, son incidence est en constante augmentation.


C'est une maladie qui affecte essentiellement le monde occidental. Selon les derniers chiffres publiés par l' IARC , le taux annuel standardisé de la maladie pour 100 000 est :

  • Dans le monde de 38,4 pour les hommes et de 23,7 chez la femme
  • En Europe de 37,4 pour les hommes et 35,1 pour les femmes


En 2015, 832 000 personnes sont mortes de cette maladie dans le monde.

EN FRANCE

EN 2017

L'incidence annuelle

La France correspond, comme les différents pays d’Europe, les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, à une zone de forte incidence de cancers colorectaux. Elle est estimée à 44 900 nouveaux cas ; 24 000 dans la population masculine et de 20 900 cas chez les femmes.
Les taux d’incidence annuels standardisés pour 100 000 sont de 36.4 chez l’homme et de 25 chez la femme, soit un rapport hommes/femmes de 1,62.
La localisation rectale représente 12 000 nouveaux cas. L'incidence est en augmentation, plus nettement chez les hommes.
 

  • Chez la femme, c’est la seconde localisation de cancer après le sein. L’incidence par an pour 100 000 est de 24,7 nouveaux cas.
  • Chez l’homme, c’est la troisième localisation de cancer, après la prostate et le poumon. L’incidence annuelle pour 100 000 est de 36,3 nouveaux cas.


Une incidence en baisse...

L’incidence de la maladie qui avait augmenté jusqu’en 2000 s'est stabilisée à partir de 2005. Depuis, elle tend à diminuer d'environ 3 % par an.
Le taux d’incidence standardisé
pour 100 000 personnes-années avait augmenté annuellement, chez l'homme, de 0,3 % entre 1980 et 2015 (34,7 cas en 1980 contre 37 cas en 2015 et, chez la femme, de 0,1 % par an (23,0 en 1980 contre 23,6 en 2015). Entre 2005 et 2012, ce taux, pour les deux sexes, a diminué annuellement de -0,3 %.

Entre les différentes régions...

Les variations d’incidences du cancer colique sont peu marquées, pour les deux sexes, L’incidence est, cependant, un peu plus élevée en Alsace que dans les autres régions.

LE PRONOSTIC

Le taux de survie
est maintenant de 59 % tout stade confondu . Néanmoins, cette maladie est encore responsable, en 2017, de 17 700 décès (9 300 chez les hommes et de 8 400 chez les femmes).

@ Pour en savoir plus : LES CHIFFRES DU CANCER

Le risque de développer la maladie en fonction du sexe et de l'âge

Risque dans la population générale Moins de 50 ans 50 à 69 ans Plus de 70 ans
Hommes  0,2 %  0,5 à 2,7 %  4,5 % 
Femmes 0,15% 0,4 à 1,7 %  2,5 %

Mise à jour

5 Décembre 2018