Le bilan pré-thérapeutique

En cas de TVNIM...

LE BILAN D’EXTENSION PAR SCANNER

Il n’est pas systématique, mais il peut être utile lorsque le grade cellulaire de la tumeur est élevé ou qu'elle est volumineuse (diamètre > 3cm) car il existe un risque de sous-estimation de la valeur de "T".

UN URO-SCANNER EN HYPERDIURÈSE AVEC TEMPS EXCRÉTOIRE

Il est recommandé au moment du diagnostic initial de TVNIM à la recherche d’une éventuelle lésion du haut appareil urinaire synchrone.
Cet examen pourra ensuite être réalisé tous les 2 ans au cours du suivi. Le risque de développer une tumeur de la voie excrétrice supérieure au cours du suivi est accru en cas de tumeurs multifocales ou à haut risque.

En cas de TVIM

L'URO-SCANNER & L'URO-IRM

Pourquoi ?

En cas de tumeur de vessie, il est important de vérifier l'absence d'une localisation sur les uretères et dans les voies excrétrices du rein.
L'urothélium, le même tissu qui tapisse l’intégralité des voies excrétrices urinaires, et les lésions sont volontiers multifocales.

Comment ?

L’examen de référence, maintenant  est l'uroscanner qui est réalisé en hyperdiurèse et qui suit l'excretion des urines (temps excrétoire). Il
permet de rechercher une éventuelle localisation sur le haut appareil urinaire.

L’uro-IRM

C'est une alternative en cas de contre-indication à l’injection de produit de contraste iodée.

LE SCANNER THORACO-ABDOMINO-PELVIEN

C'est l’examen de référence pour le bilan d’extension, en cas de tumeur infiltrante du muscle. Il permet : 

  • L'étude du retentissement sur le haut appareil urinaire,
  • L’évaluation de l’envahissement des organes de voisinage et de la graisse périvésicale
  • La recherche d’adénopathies et/ou de métastases ; les premiers sites métastatiques étant les ganglions et le poumon

En cas de tumeur non infiltrante, le bilan d’extension par TDM n’est pas systématique, mais peut être programmé si le grade de la tumeur est élevé et qu’il subsiste un risque de sous-stadification.

L’IRM ABDOMINO-PELVIENNE

C'est une alternative en cas de contre-indication à l’injection de produit de contraste iodé. En pratique, l’IRM pelvienne n’est proposée qu'en cas de suspicion d’extension aux organes de voisinage ou d’envahissement de la paroi pelvienne avec lyse osseuse.

LES LIMITES

Le scanner et l'IRM peuvent être difficiles à interpréter chez les patients qui ont subi une résection endoscopique ou une radiothérapie en raison de l'œdème réactionnel. Enfin, ni le scanner ni l'IRM ne peuvent faire le diagnostic de métastases microscopiques. Par exemple, ils ne peuvent suspecter le caractère anormal d’un ganglion lymphatique que s’il mesure plus de 1 cm.

AU CAS PAR CAS...

L’UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE (UIV)

Cet examen n'est plus actuellement demandé au stade initial de la maladie.
Dans certains cas, cet examen
permet de rechercher une localisation tumorale dans l’uretère ou le bassinet ou les calices. Elle permet de repérer les dilatations des cavités urinaires ou « hydronéphrose ».

D'AUTRES EXAMENS

Si l'urologue suspecte que la tumeur a métastasé, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses se sont dispersées hors de la localisation d’origine pour se fixer dans d’autres parties du corps, des examens, comme la scintigraphie des os, l'échographie du foie, la radiographie du thorax, peuvent être demandés. Ce sont les os, le foie et les poumons qui sont des organes où se fixent fréquemment des métastases des cancers de la vessie.

Si l’un de ces examens fait suspecter la présence de métastases, des examens plus approfondis pourront être effectués pour confirmer le diagnostic.

D'autres examens possibles

CirconstancesExamens demandés
Problèmes avec le foie Scanner du foie ou échographie hépatique
Problèmes ou examens pouvant suspecter une atteinte des os Scintigraphie osseuse
Avant la chirurgie si vous avez eu des problèmes cardiaques ou pulmonaires Échographie cardiaque, épreuve d’effort et/ou scintigraphie pulmonaire

Mise à jour

8 septembre 2015