Le don de cellules souches hématopoïétiques

COMMENT DEVIENT-ON DONNEUR - la procédure ?

C'EST SIMPLE

La première étape

Il suffit de s'inscrire en téléphonant à un centre de transfusion sanguine, l'Établissement Français du Sang (EFS) gérant le fichiers des donneurs en collaboration avec l'Agence de la Biomédecine.
Un questionnaire simple vous sera proposé pour vérifier que vous remplissez les critères de sélection :

  • Être âgé de 18 à 50 ans
  • Être en bonne santé
  • Ne pas prendre de traitement au long cours
  • Accepter de donner sa moelle à un malade que l'on ne connaîtra pas

La seconde étape

Vous serez ensuite convoqué par un médecin de collecte de l'EFS. Celui-ci vérifiera que vous remplissez tous les critères. Une prise de sang sera réalisée pour un bilan biologique et un groupage HLA.

La troisième étape

Votre accord devra être confirmé au cours d'un rendez-vous au Tribunal de Grande Instance de votre domicile.
Si tous les critères sont réunis, vous serez alors inscrit sur le fichier des donneurs de moelle osseuse. Il faut savoir que le don de cellules souches peut vous être proposé secondairement en fonction de la demande du centre de greffe.

ÊTRE DONNEUR VOLONTAIRE…

L'ENGAGEMENT

C'est-à-dire s'engager à fournir à France Greffe de Moelle (FGM) - Hôpital Saint Louis - Pavillon Lailler 1, avenue Claude Vellefaux 75475 PARIS CEDEX 10 ses modifications de résidence.
Pour le donneur bénévole, tout est gratuit. Les frais d'hospitalisation, d’analyse du groupage tissulaire et de greffe sont pris en charge par la Sécurité Sociale.
Le registre français est connecté à d'autres registres étrangers pour accroître les chances des patients.

LE BILAN AVANT LE DON

Ne soyez pas surpris, un bilan de santé complet est toujours effectué chez le donneur, avant le don, afin de permettre :

  • D’éliminer une contre-indication à l'anesthésie (ou aux cytaphérèses)
  • De vérifier la normalité de ses paramètres hématologiques
  • De préciser le phénotype érythrocytaire
  • De connaître son statut sérologique viral (HSV, HBV, HCV, CMV, EBV, HTLV1, HIV1 et HIV2)

Dans le cas d’un don de cellules souches médullaires, un prélèvement pour autotransfusion est fait 2 à 4 semaines avant la greffe.

Le contexte légal, en France

LES LOIS DE BIO-ÉTHIQUE DE 2011

Le don de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est libre, gratuit et, dans le cas des donneurs non apparentés, anonyme, quelle que soit l’origine des cellules : moelle osseuse, sang périphérique ou sang placentaire.
( Loi n◦ 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique )

DONNEUR


Adulte

Lors d’un prélèvement de CSH par ponction intra-osseuse (CSH de la moelle osseuse) ou par cytaphérèse (CSH du sang périphérique), le recueil du consentement est soumis
aux conditions dictées par l’article L. 1241-1 du Code de la santé publique. Ce dernier précise en particulier que le donneur doit être préalablement informé des risques et des conséquences éventuelles du prélèvement. Il doit exprimer son consentement devant le tribunal de grande instance (TGI) ou le magistrat désigné par lui, qui s’assure au préalable que le consentement est libre et éclairé. Ce consentement est révocable sans forme et à tout moment.

Mineur

Le prélèvement de CSH, quelle que soit son origine (moelle osseuse ou sang périphérique), peut être réalisé sur un donneur mineur au bénéfice d’un don intrafamilial et en l’absence d’autre solution thérapeutique appropriée. Ce type de prélèvement n’est autorisé que s’il ne comporte aucun risque pour le mineur compte tenu de son âge ou de son développement, et si tous les moyens ont été mis en oeuvre pour trouver un donneur majeur suffisamment compatible pour le receveur (Art. L. 1241-3).
Le donneur mineur, accompagné de ses parents ou du titulaire de l’autorité parentale, donne son consentement devant un comité d’experts et le TGI.

QUI PRÉLÈVE ?


Le prélèvement et la collecte des CSH, destinées à des fins thérapeutiques, sont soumis aux règles de sécurité sanitaire en vigueur (Art. L. 1211-6) ainsi qu’aux règles de bonnes pratiques.
Les cellules issues de la moelle osseuse ou du sang périphérique ne peuvent être prélevées à des fins d’administration autologue ou allogénique que dans des établissements de santé autorisés à cet effet par le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS), après avis de l’Agence de la biomédecine. Les CSH peuvent également être prélevées par l’Établissement français du sang, dans ses établissements de transfusion sanguine, s’ils ont été autorisés
dans les conditions applicables aux établissements de santé (Art. L. 1242-1). L’autorisation est accordée pour une durée de cinq ans renouvelable.

POUR EN SAVOIR PLUS ...

Mise à jour

30 octobre 2016