La surveillance post-thérapeutique

Pourquoi ?

UNE AIDE...

Un suivi médical est essentiel. Au cours du suivi, les examens de dépistage d'éventuelles récidives vont de pair avec un soutien psychologique et social pour aider le patient à faire face avec l’avenir.
Souvent, la réapparition d'un symptôme de maladie est attribuée à une rechute et peut entraîner un grand désarroi. Bien que ceux-ci soient des indices importants d’une récidive possible, et qu’ils ne doivent pas être sous-estimés, d’autres maladies peuvent aussi produire des symptômes similaires. De ce fait, un bon suivi aide à découvrir la cause réelle de ces symptômes, et s’il y a récidive, de la détecter suffisamment tôt.

L'ANGOISSE DE LA RECHUTE...

L’une de vos plus grandes appréhensions est la peur de la rechute et cela est tout à fait compréhensible...
Si
rechute il y a, il faut savoir que dans la majorité des cas celle-ci intervient dans les trois premières années. Elle est le fait principalement des formes où trois ganglions ou plus sont atteints car, dans ce cas, la masse tumorale est plus importante.

LES SYMPTÔMES D'ALERTE à ne pas négliger....

  • Des ganglions
  • Des sueurs la nuit
  • Une fièvre > 38°C de plus de 7 jours
  • Un amaigrissement
  • Une perte totale d’appétit
  • Une sensation de fatigue qui persiste
  • Tout nouveau symptôme inhabituel, grave ou persistant

Les visites et les examens de contrôle

LE CALENDRIER

Les visites de contrôle sont rapprochées au début : tous les trimestres, puis tous les semestres. Elles s'espacent avec le temps car le risque de récidive, après 5 ans est très faible.

LE CONTENU

Au cours de ces visites, votre médecin s'informera de votre état de santé et sur les symptômes que vous pourriez ressentir. Le contenu des visites est détaillé ici et représente une situation standard. Il faut savoir cependant que votre centre d'oncologie/hématologie ou votre cas particulier peut amener à d'autres types de surveillance, tout aussi efficace.

Les trois premières années

Tous les 3 mois

  • Une consultation, comportant un examen clinique complet
  • Une prise de sang : numération/formule sanguine (NFS) avec numération des plaquettes, vitesse de sédimentation (VS)
  • Une radiographie pulmonaire

Tous les 6 mois

  • Un scanner (tomodensitométrie) des sites initialement évalués
  • D'autres examens, anormaux lors du diagnostic, pourront être répétés (endoscopies digestives, scintigraphies osseuses, radiographie, etc.).

Une fois par an

  • Le dosage de la TSH pour vérifier le bon fonctionnement de la thyroïde, si vous avez été irradié au niveau du cou.

De la 3 ème à la 4 ème année

Tous les 6 mois

  • Une consultation avec un examen clinique complet
  • Une prise de sang : NFS comprenant le nombre de plaquettes, une « VS »
  • Une radiographie pulmonaire

Une fois par an

  • Un scanner des sites initialement évalués
  • Un bilan biologique complémentaire comprenant le dosage de la TSH, en cas d'irradiation portant sur le cou
  • Une visite chez le cardiologue qui fera un bilan de la fonction cardiaque et réalisera une échographie cardiaque
  • D'autres examens, s’ils étaient anormaux au diagnostic, pourront être répétés (endoscopies, scintigraphies, radiographie, etc.).

Au-delà de 5 ans

Tous les ans

Une fois par an, le bilan suivant est nécessaire pour détecter tout problème éventuel, en sachant que tout autre examen pourra être demandé en fonction des constatations.

  • Une consultation avec un examen clinique complet
  • Une prise de sang : NFS comprenant le nombre de plaquettes, une VS
  • Une radiographie du thorax

De plus la surveillance est orientée vers la recherche d‟une toxicité cardiaque (échocardiographie avec mesure de la fonction ventriculaire gauche), thyroïdienne après irradiation cervicale (dosage hormonaux), ou gonadique.

Un dépistage du cancer du sein est recommandé chez la femme après irradiation médiastinale ou axillaire.

Mise à jour

14 décembre 2018