Les tumeurs bénignes

Les kystes du rein

Ce sont des tumeurs bénignes relativement fréquentes des reins. Certaines estimations vont jusqu’à 50 % des adultes.

Il s’agit de kyste, car c’est une tumeur remplie en totalité par un liquide clair et entourée d’une membrane fine, le plus souvent arrondie.

Dans la plupart des cas les kystes ne provoquent pas de symptômes et sont découverts à l’occasion d’un examen demandé pour une autre raison.

L’analyse des images scanner par le spécialiste permet de distinguer 5 grandes catégories selon la classification de Bosniak :

  • Type I : kyste typique homogène hydrique sans rehaussement de la paroi ni cloison
  • Type II : une à deux cloisons fines sans rehaussement 
  • Type IIF : quelques cloisons fines éventuellement une calcification sans rehaussement et nécessite une surveillance régulière
  • Type III : nombreuses cloisons épaisses avec des calcifications irrégulières et un rehaussement de la paroi ou des cloisons et le type IV : paroi épaisse irrégulière avec nodule intramural, rehaussement important de la paroi et des végétations doivent être opérés car le type IV est a priori malin.

Les oncocytomes

Ils représentent 5 % de l’ensemble des tumeurs du rein. Ces tumeurs bénignes sont parfois multifocales (plusieurs tumeurs dans un rein), plus rarement bilatérales.
Elles posent parfois un problème de diagnostic car leur aspect à l’échographie et au scanner est proche de celui d’une tumeur maligne.
Si le diagnostic est formel, on ne touche pas à ces lésions et l’on vous demandera de vous faire suivre régulièrement.

Les angiomyolipomes

Ces sont en général des tumeurs multifocales (plusieurs tumeurs dans un rein) et bilatérales. Elles ne posent pas de problème de diagnostic car leur aspect à l’échographie et au scanner est spécifique. Si le diagnostic est formel, on ne touche pas à ces lésions et on vous proposera un suivi itératif

Mise à jour

1er décembre 2018