Les antimétabolites

QUELQUES POINTS COMMUNS A CETTE FAMILLE…

A L'ORIGINE…

Ces médicaments furent, d’abord, développés pour traiter les maladies parasitaires. Secondairement, les chercheurs mirent en évidence une activité antimitotique, utilisée pour le traitement du cancer.
Ce concept a été, par la suite, étendu, avec succès, au traitement des infections virales, notamment le SIDA.


LEUR MODE D’ACTION…

Ces médicaments bloquent le développement des cellules en interférant avec la synthèse de l'ADN.

Dès qu'ils ont pénétré dans la cellule, ils bloquent son développement et sa multiplication. Tous les médicaments de cette famille affectent la cellule au cours de la phase « S » du cycle cellulaire.

Ils se substituent à des acides aminés ou à des nucléotides. Ils interfèrent, alors, avec la synthèse des bases puriques et pyrimidiques, nécessaires à la molécule d’ADN. Ils empêchent secondairement la synthèse de chromosomes, rendant la mitose impossible. Ils peuvent également interférer avec les systèmes enzymatiques.

De très importantes interactions peuvent survenir entre les produits d'une même classe, par exemple, l’interaction entre le fluorouracile et le méthotrexate. Le côté positif de ces interactions peut conduire à des associations permettant de potentialiser l'efficacité de l'un par l'utilisation préalable du deuxième médicament.

La classification


On peut classer les antimétabolites en trois sous-classes :

  • Les inhibiteurs d'enzymes indispensables, dont le prototype est le méthotrexate.
  • Les médicaments qui se comportent comme des « leurres ».
  • L’asparaginase qui détruit le pool de L-asparagine circulante et en prive les cellules cancéreuses.


LES INDICATIONS PRINCIPALES DE CETTE CLASSE

Les antimétabolites sont utiles dans le traitement des leucémies aiguës et chroniques, du choriocarcinome, et de toutes les tumeurs du tube digestif, comme les cancers de l’estomac ou du côlon. Ils sont aussi employés dans le traitement des cancers du sein et de l'ovaire.

LES PRINCIPALES TOXICITÉS

Ils ont pour la plupart une toxicité pour le tube digestif. Elle peut se manifester par des diarrhées et une mucite. Il existe, en plus des toxicités spécifiques à chaque sous-classe.

Mise à jour

16 décembre 2015