Les tumeurs bénignes

C'est fréquent...

 

La plupart des tumeurs du sein sont bénignes, c'est-à-dire non cancéreuses et ne sont pas dangereuses.
Néanmoins, il est important de rappeler que, seule la biopsie ou la ponction dans certains cas, permet de savoir par l'analyse si le tissu prélevé correspond ou non à une tumeur bénigne.

LA MALADIE FIBRO-KYSTIQUE DU SEIN

DE QUOI S'AGIT-IL ?

La maladie fibro-kystique du sein (MFK) toucherait une femme sur deux entre 45 et 50 ans, atteintes de dysovulation avec insuffisance lutéale. Elle peut survenir plus précocement. Elle disparaît progressivement à la ménopause. Elle peut toutefois continuer à se développer en cas de prise d'un traitement hormonal substitutif.
Les kystes sont bénins, ne dégénèrent pas, mais la mastose fibro-kystique apparaît sur le même terrain hormonal que le cancer du sein . Elle représente donc un risque épidémiologique de cancer.

Elle peut être responsable de douleurs des seins ou mastodynies de milieu de cycle.

EN PRATIQUE...

L’examen du sein, idéalement en période après les règles, peut retrouver un placard dense et parfois un écoulement mamelonnaire.
La mammographie est d’interprétation difficile, d’où l’intérêt de clichés comparatifs.

Les principales tumeurs bénignes du sein

L'ADÉNOFIBROME

La tumeur solide bénigne la plus fréquente 15 à 40 ans...

C’est la pathologie du sein la plus fréquente de la femme jeune, l'âge moyen du diagnostic situant entre 20 et 30 ans. Elle est plus fréquente chez la femme noire.
C'est une tumeur unique indolore ayant, le plus souvent, tous les critères de la bénignité, bien limitée, élastique, mobile par rapport à la peau et au reste de la glande mammaire et sans adénopathie ni signe cutané.
L’échographie est l’examen de référence en raison de la densité des seins chez la femme jeune. Au moindre doute, et systématiquement chez une femme de plus de 35 ans, une microbiopsie devra être réalisée.

Son traitement

Les traitements médicaux sont inefficaces et l’abstention thérapeutique avec une surveillance médicale est la règle. La chirurgie ne s'adresse qu'aux adénofibromes volumineux, inesthétiques ou gênants.

LES AUTRES TUMEURS BÉNIGNES

Le lipome

C'est aussi une tumeur bénigne qui se présente sous forme d'un nodule ovalaire, de consistance molle, indolore et bien limitée.
A la radiographie, le lipome donne une image radio-transparente finement cerclée et hypo-échogène à l'échographie.

L'hamartome ou adénofibrolipome

C'est une tumeur bénigne rare constituée de tissu mammaire normal isolé du reste de la glande réalisant un véritable « sein dans le sein »

La cytostéatonécrose

Elle correspond à une nécrose du tissu adipeux mammaire, le plus souvent secondaire à une intervention chirurgicale, à une radiothérapie ou à un traumatisme. Néanmoins, elle peut survenir spontanément chez la femme ménopausée.

Les papillomes

Ce sont des proliférations papillaires bénignes qui se développent dans les canaux lactifères.
L'âge moyen de survenue est de 50 à 60 ans.
Les papillomes multiples de survenue à un âge plus jeune 40-50 ans avec risque de récidive
C'est un facteur de risque de cancer du sein associé ou ultérieur.

Le centre prolifératif d’Ashoff  ( radial Scar ou mastopathie indurative)

c'est une lésion bénigne dont les aspects radiologiques et clinique ne permettent pas d'avoir un diagnostic de certitude, ce qui nécessite une biopsie pour obtenir une preuve histologique de la bénignité.

Mise à jour

4 mars 2018