L'immunothérapie

Un nouveau paradigme...

Contrairement aux thérapies systémiques conventionnelles dont le but est de détruire directement les cellules cancéreuses, les nouvelles immunothérapies, tels que les inhibiteurs des "ckeckpoints" immunitaires, agissent en stimulant le système immunitaire de l’hôte pour qu’il puisse détecter, reconnaitre et enfin détruire les cellules malignes.

Inhiber les //checkpoints// immunitaires

EN BREF

Les inhibiteurs de checkpoints ont pour but de lever l’inhibition de la réponse immune cytotoxique spécifique qui peut être induite par les cellules tumorales.

PD-1 & PDL-1

La molécule de co-stimulation PD-1 (Programmed cell Death-1)


Elle est exprimée à la surface des lymphocytes T.  C'est une protéine transmembranaire qui joue un rôle majeur dans l’inhibition de la réponse immunitaire.
Son ligand, le PDL-1 (programme-death ligand 1) , est pour sa part exprimé par les cellules tumorales.
Son expression dans les tumeurs de la vessie est estimée, selon les études de 10 à 30%.
Il existe, également, une autre protéine, PD-2, avec un autre ligand.

Quand le récepteur et son ligand sont liés…

On observe une diminution de la réponse T anti-tumorale de façon globale. Il se crée alors une sorte de bouclier, “rendant invisible” la cellule cancéreuse au système immunitaire du patient. En outre, cette liaison provoque ce qui a été appelé ‟T cell exhaustion”, l’épuisement T….

La conséquence de l'expression..

L’expression de PD-L1 sur les cellules tumorales de la vessie a un impact pronostique majeur puisqu’elle est associée à une mortalité plus importante.

Quand il y a blocage....

Ils bloquent cette liaison et permettent au système immunitaire de reconnaître et de réagir contre les cellules cancéreuses. Les anti-PD-1 et anti-PDL-1 agissent, non seulement sur les lymphocytes T mais aussi B et NK.

NE PAS OUBLIER....

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LES INHIBITEURS DU LIGAND DU PD1 (PD-L1)

LE TECENTRIQ™ (atezolizumab)

En bref...

C'est un anticorps monoclonal qui cible le ligand  PDL1 actif par voie injectable.
Les résultats obtenus chez des malades en impasse thérapeutique semblent très intéressant en termes de temps sans progression mais pas en termes de survie globale.

Son statut


Il vient d'être homologué pour les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique en progression après une chimiothérapie antérieure ou considérés inéligibles au cisplatine.
Il dispose, en France d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU) nominative.

En pratique...

La dose préconisée est de 1200 mg toutes les trois semaines.

Sa tolérance

Les effets indésirables possibles sont : fatigue, perte d’appétit, nausées, constipation. Vous serez informé ainsi que votre médecin traitant sur la survenue possible d’effets secondaires dys-immunitaires et nécessitant une prise en charge spécialisée.

LE BAVENCIO™  ( avelumab)

C'est aussi un anticorps monoclonal IgG1 ciblant PD-L1. Contrairement aux autres médicaments de cette classe, il présente un fragment Fc permettant l’activation de la cytotoxicité médiée par les anticorps.
 Il est en phase précoce de développement à la dose de 10 mg/kg toutes les deux semaines.

LES INHIBITEURS DU PD1

 L'OPDIVO™ (nivolumab)

C'est un anticorps monoclonal qui cible le ligand  PL1.
Ce médicament vient d'être homologué aux États-Unis pour le traitement du carcinome urothélial localement avancé ou métastatique ayant progressé durant ou à la suite d’une chimiothérapie contenant du platine.
La dose est de 3 mg/kg toutes les deux semaines.

LE KEYTRUDA™ (pembrolizumab)

C'est un anticorps monoclonal. Il a pour objectif de rendre le système immunitaire bloqué par la cellule tumorale qui lui échappe en inhibant l’activation des lymphocytes T.
 Ce médicament vient de montrer une efficacité certaine dans le traitement de certaines tumeurs de vessie.
Il est homologué aux États-Unis pour le traitement des carcinomes urothéliaux, en second ligne.

L' IMFINZI ™ (durvalumab)

C'est un inhibiteur du ligand du PD1 déjà homologué pour le traitement de certains mélanomes avancés. Il bénéficie, pour cette indication, en France d'une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) de cohorte.
Les résultats des études menées dans le traitement des cancers de la vessie évolués en seconde ligne semblent très positifs.
Ce médicament vient d'être homologué aux États-Unis pour le traitement de seconde ligne des cancers de la vessie avancés.

mise à jour

4 janvier 2018