Les tumeurs infiltrantes (TVIM)

C'est le cancer de la vessie...

Ces tumeurs sont qualifiées d'infiltrantes car leur racine va profondément dans la paroi de la vessie, jusqu'à une couche appelée musculeuse car elle contient les fibres musculaires de la vessie.
 
DEUX VOIES POUR LA CANCÉRISATION

En fonction des mutations génétiques, les scientifiques distinguent deux voies distinctes aboutissant au développement des tumeurs malignes de la vessie.

Les carcinomes in situ (CIS)


Ces tumeurs deviennent, au bout d'un certain temps, des cancers invasifs. Dans ce cas la muqueuse vésicale exprime la protéine SV40T qui inactive les gènes suppresseurs de tumeur comme le p53 et le pRb .

Les tumeurs superficielles non infiltrantes

Ces tumeurs, initialement non invasives, peuvent devenir invasives. Lorsqu'elles le deviennent, elles présentent alors une activation du gène Ha-ras .

Les récentes avancées de la biologie moléculaire ont permis de préciser les principales altérations moléculaires. Elles concernent FGFR3, TP53 et HER2 , Ces découvertes permettent désormais de différencier trois sous-groupes de tumeurs, de profil moléculaire et de pronostic différents :

  • Le groupe présentant une mutation du gène de régulation épigénétique MLL2
  • Le groupe présentant une perte de CDKN2A et des mutations activatrices de FGFR3 , plutôt associées à un profil papillaire à l’histologie ;
  • Le groupe présentant des mutations inactivatrices de TP53 , et de RB1 et des amplifications de E2F3 et CCNE

L’évolution sans traitement…

L'évènement le plus fâcheux au cours de la croissance d’une tumeur infiltrante est la dissémination des cellules tumorales au-delà de la vessie. Localement, la tumeur évolue en augmentant de volume. En fonction de sa taille, de son siège et de son nombre, la tumeur peut envahir les organes de voisinage comme le vagin ou le rectum ou les muscles du pelvis.

L’ATTEINTE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES

Bien que plus rare que pour d’autres types de cancers, cela signifie que certaines cellules cancéreuses ont eu la capacité de sortir du tissu de la vessie (urothélium) pour former d'autres colonies tumorales en dehors de la vessie. Il existe donc un risque que d'autres cellules aient suivi le même processus pour aller dans d'autres organes du corps. C'est pourquoi il est important de déterminer, dans le cas d’un cancer invasif, si le cancer s'est étendu aux ganglions lymphatiques du pelvis afin de mettre sur pied le meilleur traitement.

LES MÉTASTASES À DISTANCE

Les métastases se font par migration des cellules tumorales soit par voie lymphatique soit par voie sanguine. Les organes touchés le plus fréquemment sont l'os, le foie, et le poumon.

Mise à jour

17 juin 2017