Les progrès de la chirurgie

La chirurgie mini-invasive

Le contexte


Il existe encore des échecs aux traitements d’exérèse chirurgicale radicaux. Dans ce contexte, d’assez nombreux scientifiques ont cherché à obtenir des résultats carcinologiques équivalents, tout en essayant de diminuer la mortalité et la morbidité postopératoires par une approche moins invasive et adaptée à chaque patient.


Les recherches actuelles


L’objectif actuel des recherches est de mettre au point des techniques chirurgicales les moins invasives possible. Dans cet esprit, la chirurgie sous thoracoscopie, qui utilise les techniques de la coelio-chirurgie, est en cours d’évaluation. Le chirurgien introduit un thoracoscope dans le thorax. Cette méthode est destinée au traitement certaines petites tumeurs périphériques..
On peut aussi citer :


  •  La résection endoscopique des tumeurs limitées à la muqueuse est à l’étude et pourrait être proposée pour la résection endoscopique des tumeurs limitées à la muqueuse
  •  La dissection microchirurgicale endoscopique de l’œsophage, utilisant un médiastinoscope spécifique avec un canal opérateur et permettant, après une laparotomie classique, la dissection à l’aveugle de l’œsophage après introduction de l’appareil par une incision cervicale.
  •  La résection, en bloc, pourrait être réalisée par laparoscopie et/ou thoracoscopie ou par chirurgie cœlio-assistée. Les avantages de cette technique seraient une réduction des complications postopératoire.


Ces nouvelles techniques devraient permettre un meilleur confort en post-opératoire et une sortie plus rapide de l’hôpital.

La photothérapie (PDT)

Le principe de la photochimiothérapie


Il est basé sur la rétention d'un médicament par les cellules ou tissus tumoraux. Le « photosensibilisant » est l’hématoporphyrine qui a une forte affinité pour les tissus à fort index mitotique. Ces « photosensibilisants » sont administrés par voie veineuse ou topiquement. Ils sont non toxiques et retenus plus ou moins sélectivement par les cellules tumorales. Les « photosensibilisants » deviennent toxiques après absorption lumineuse à une longueur d'onde adaptée.


En pratique …


Vous serez hospitalisé pour un court séjour. Le jour de votre admission le « photosensibilisant », Foscan™ ou le Photofrin™, vous sera injecté dans le noir complet. Au bout de 2 à 4 jours, en fonction du produit utilisé, une fibroscopie oesophagienne sera pratiquée avec une petite prémédication. Durant la fibroscopie, la source lumineuse laser, est introduite dans le tube. Le tissu est alors soumis à l’irradiation d’un laser produisant un rayonnement dans le rouge avec longueur d’onde de 630 nm. Cette irradiation entraîne des réactions de photosensibilisation produisant des métabolites toxiques qui, pour les cellules ayant capté le Focan™ ou le Photofrin™, provoquent la nécrose de la tumeur.
Vous sortirez 24 heures après, mais vous devrez rester chez vous pour quelques temps dans un local avec lumière atténuée.

Mise à jour

Mercredi 11 Février 2009