Le pronostic

Les facteurs pronostiques importants

Le pronostic de la maladie est déterminé par un ensemble de paramètres.
Plusieurs systèmes ont été proposés pour préciser le pronostic de la maladie. Les facteurs plus importants sont les suivants : L'âge : < 40 ans versus > 40 ans  

  • Les caractéristiques de la tumeur en imagerie médicale       
  • La taille de la tumeur : < 6 cm versus > 6 cm      
  • Le franchissement ou non de la ligne médiane (engagement) - effet de masse   
  • Les données anatomo-pathologiques recueillies à partir de la biopsie       
  • Le grade histologique de la tumeur, essentiellement   
  • Les possibilités thérapeutiques   
  • L'existence ou non d'un déficit neurologique   
  • L’état général du patient et l’indice de Karnofsky qui évalue l’état fonctionnel et général

Le pronostic est fonction du grade

LE CONCEPT

C’est un critère souvent utilisé en oncologie. C’est une notion statistique tirée des résultats d’études scientifiques portant sur un grand nombre de malades. Il se réfère au pourcentage de patients qui vivent au moins 5 ans après le diagnostic de leur cancer. Beaucoup d’entre eux sont en vie au-delà de 5 ans après le diagnostic, et le taux de 5 ans est utilisé pour établir un standard de discussion du pronostic. Ce taux exclut les patients décédés d’autres maladies et est considéré comme la façon la plus pratique d’établir le pronostic des patients ayant un type et un stade précis de cancer.

POUR LES GLIOMES DE GRADE II

La médiane de survie est comprise entre 2 à 9 ans en fonction des facteurs pronostiques, dont les principaux sont l’âge et la présence ou non d’un déficit neurologique. A ces facteurs d’autres critères sont très importants comme la vitesse de croissance de la tumeur et certains facteurs biologiques moléculaires.

POUR LES GLIOMES DE GRADE III

Leur pronostic est très fortement influencé, indépendamment des facteurs cliniques et radiologiques, par l'existence ou non d'une mutation, la codélétion 1p19q. Si elle est présente, le pronostic est nettement meilleur avec des médianes de survie de l'ordre de 7 ans contre 3 ans, lorsqu'elle est absente.
D'autres facteurs de biologie moléculaire, à l'étude, influeraient sur le pronostic.

POUR LES GLIOBLASTOMES

La médiane de survie pour ces cancers du cerveau est sombre, souvent inférieure à 3 ans et est en fonction des facteurs pronostiques qui sont notamment l’âge du patient, l’indice de Karnofsky et l’opérabilité de la tumeur.

Mise à jour

9 décembre 2015