Les traitements systémiques

LA CHIMIOTHÉRAPIE CONVENTIONNELLE

LA CHIMIOTHÉRAPIE NÉO-ADJUVANTE

Une étude récente, portant sur l’intérêt de la chimiothérapie néoadjuvante, administrée avant ablation de la vessie (cystectomie) et utilisant le protocole M-VAC, a montré l’intérêt de cette approche qui se traduit par une amélioration du pronostic vital.
Récemment, des études publiées à l’ASCO, ont montré que l’association gemcitabine (Gemzar™) et cisplatine (GC) pouvait constituer une bonne alternative au M-VAC sur le plan de l’efficacité et de la tolérance.

LES NOUVELLES MOLÉCULES

Le contexte

Un grand nombre de nouveaux médicaments et de techniques sont en cours d'étude dans le traitement intravésical des cancers superficiels de la vessie. A ce jour, aucun n'a, encore, démontré encore une supériorité sur le traitement « standard ». Cependant, la gemcitabine à la dose de 2 g toutes les semaines pendant 6 semaines puis tous le mois pendant 6 mois semble constituer une nouvelle approche, surtout en cas d’intolérance au BCG.

La gemcitabine (Gemzar™) et le paclitaxel (Taxol™)

Ces deux molécules appartenant à deux classes différentes de médicaments anticancéreux font l’objet d’essais contrôlés. Les premiers résultats obtenus semblent encourageants et devront être confirmés par des études à grande échelle.

Enfin, plusieurs études récemment publiées ont donné des résultats très intéressants :

  • La gemcitabine hebdomadaire en association avec une radiothérapie conformationnelle,
  • Le protocole paclitaxel/cisplatine/gemcitabine (PCG) qui s’est révélé plus actif que le protocole gemcitabine/cisplatine (GC)

D’autres molécules…

Des essais de Phase 2 sont en cours pour évaluer de nouvelles options thérapeutiques efficaces mais moins agressives.
Parmi les molécules testées, on peut citer l’Abraxane™ qui est une nouvelle formulation du Taxol™ et l’AZD-4877 qui est un inhibiteur des kinésines du fuseau mitotique.

LES THÉRAPIES CIBLÉES

LES INHIBITEURS DE L'ANGIOGENÈSE

La découverte

Dans les années 1970, J. Folkman, un chirurgien de Boston, émet l'hypothèse qu'on peut lutter contre l’expansion d’une tumeur maligne en la privant d’oxygène. Pour croître, la tumeur a besoin que se forment des capillaires (néo-vaisseaux) qui lui apportent les nutriments dont elle a besoin.

Dans le cas de la vessie

Le facteur angiogènique, le VEGF ( Vascular Endothelial Growth Factor ), est un facteur de croissance qui se fixe sur les récepteurs des cellules vasculaires.
Le VEGF est exprimé dans les tumeurs de la vessie et l
'activité du VEGF est souvent augmentée dans les cancers de la vessie. D es études précliniques suggèrent une efficacité antitumorale de l'inhibition de la voie VEGF-VEGFR seule ou en association avec la chimiothérapie.

Les molécules en cours d’évaluation

De très nombreux essais de Phase 2 sont en cours pour tester ces nouvelles molécules. Cela concerne l’Avastin™, le VEGF-trap, le Nexavar™, le ramucirumab, le pazopanib, le sunitinib, le vantetanib.


LES INHIBITEURS DU FACTEUR ÉPIDERMIQUE DE CROISSANCE (EGF)

Le contexte

L'EGFR est surexprimé dans les cancers de vessie invasifs et dans les cancers superficiels de hauts grades. Cependant, il n'a pas été mis en évidence de mutation activatrices de EGFR.
Les facteurs de croissance épidermiques, comme l’EGF ou erb-1 et HER-2, ou erb-2 sont des facteurs pronostiques  possibles de la maladie.

Les essais en cours

Le trastuzumab (Herceptin™) est un anticorps monoclonal utilisé pour traiter les patientes atteintes d'un cancer du sein. Chez les malades porteurs d’un cancer de la vessie surexprimant la protéine HER2/neu, un facteur de croissance qui stimule la production excessive de cellules cancéreuses, un essai (RTOG-0524) étudie l’efficacité de l’Herceptin™.

Le cetuximab (Erbitux
) qui un anticorps monoclonal inhibiteur du EGFR, et l’erlotinib (Tarceva™) font l’objet d’essais thérapeutique de Phase 2.


LES INHIBITEURS DU FACTEUR DE CROISSANCE DES FIBROBLASTES

Pourquoi ?
 
C'est une thérapie qui cible le récepteur du facteur de croissance des fibroblastes (FGFR), active par voie orale.
Le premiers résultats sont intéressant pour le traitement des patients présentant un cancer.
 
Le Balversa (erdafitinib)
 
Ce médicament est actif par voie orale et vient d'être homologué. En France, il bénéficie d'une ATU pour le traitement du carcinome urothélial de stade IV (métastatique ou inopérable) avec altérations des gènes FGFR, mises en évidences par un test spécifique et en progression après chimiothérapie et immunothérapie.



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Mise à jour

15 avril 2019