Les nouvelles thérapeutiques

De nouveaux TRAITEMENTS CONTRE L'ANGIOGENÈSE

POURQUOI ?

L’angiogenèse est une cible de choix pour le traitement des cancers du rein. En effet, on retrouve assez fréquemment une mutation du gène VHL qui entraîne une stimulation anormale de la prolifération des vaisseaux. De plus, les récepteurs au VEGF 1 et 2 (vascular endothelial growth factor receptor, VEGFR ) et ceux du PDGF-bêta sont surexprimés dans plus de la moitié des cancers du rein à cellules claires.

LE TREBANANIB (AMG 386 )

C'est une sorte d'anticorps monoclonal, appelé peptibody qui se lie et inhibe angiopoïétine 1 et 2 qui représente une nouvelle approche pour bloquer l'anthropogenèse.
Cette molécule est en cours d'évaluation dans le traitement des formes avancées de la maladie.

LES INHIBITEURS DU FACTEUR DE CROISSANCE ÉPIDERMIQUE (EGF)

Des études sont en cours pour préciser le rôle de ces médicaments bloquant les récepteurs des facteurs de croissance cellulaire (récepteur à tyrosine kinase) dans le traitement du cancer du rein.

Le lapatinib (Tykerb™)

C'est un inhibiteur irréversible des différents types de récepteurs du facteur épidermique de croissance EGFR, actif par voie orale.
Des résultats très prometteurs avec cette nouvelle molécule ont été publiés pour le traitement des cancers du rein métastasés.
Chez les malades surexprimant l’EGFR, Tykerb™ allonge la survie des malades traités et du temps sans progression de la maladie.


Le lenvatinib

C'est un inhibiteur de la tyrosine kinase, actif par voie orale, déjà homologué pour le traitement des cancers de la thyroïde.
Un essai clinique de phase 2  portant sur le lenvatinib en association avec l'évérolimus chez des patients atteints d'un cancer du rein à cellules claires a mis en évidence une amélioration importante de la survie sans progression ( 14,6 mois contre 5,5 mois) par rapport à chaque traitement en monothérapie.

L'immunothérapie, un espoir

MÉCANISME D’ÉVASION DES CELLULES TUMORALES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

PD-1 & PDL-1


La molécule de co-stimulation PD-1 (Programmed cell Death-1) est exprimée à la surface des lymphocytes T.
Son ligand, le PDL-1, est pour sa part exprimé par les cellules tumorales.
Il existe, également, une autre protéine, PD-2, avec un autre ligand.

Quand le récepteur et son ligand sont liés…

On observe une diminution de la réponse T anti-tumorale de façon globale. Il se crée alors une sorte de bouclier, “rendant invisible” la cellule cancéreuse au système immunitaire du patient. En outre, cette liaison provoque ce qui a été appelé ‟T cell exhaustion”, l’épuisement T….

Quand il y a blocage....

Ils bloquent cette liaison et permettent au système immunitaire de reconnaître et de réagir contre les cellules cancéreuses. Les anti-PD-1 et anti-PDL-1 agissent, non seulement sur les lymphocytes T mais aussi B et NK.
  

NIVOLUMAB + IPILIMUMAB


Dans une étude portant sur 1096 patients, cette association de deux thérapies immunologiques serait supérieure en termes de réponses et de survie au sunitinib dans le traitement de formes avancées de cancer du rein.
En revanche, la tolérance de l'association était  moins bonne.

AVELUMAB + AXITINIB

Dans un essai précoce, cette association, donnée en seconde ligne, s'est montrée plus efficace que le sunitinib sur le temps sans progression de la maladie.

PEMBROLIZUMAB + AXITINIB

Dans l'étude KEYNOTE-426 de Phase 3 l'association pembrolizumab plus axitinib, en première ligne, s'est montrée plus efficace, en termes de survie globale et de temps sans progression de la maladie que le sunitinib. Cette association vient d'obtenir son autorisation aux Etats-Unis

Les inhibiteurs du MET

MET

C'est un récepteur membranaire à activité tyrosine kinase.
Son ligand, permettant son activation, est le facteur de croissance hépatocytaire (HGF), également appelé scatter factor .
L'activation de la voie HGF-MET aboutit à une stimulation de la division cellulaire (effet mitogène) une stimulation de l'angiogenèse essentielles pour le développement embryonnaire, mais aussi est impliquée dans le cancer.

LES INHIBITEUR DU MET

Le Savolitinib est un inhibiteur de MET.
Dans une étude de phase 2, le savolitini,b à la dose de 600 mg / jour portant sur des carcinomes papillaires du rein et présentant une activation de la voie MET, un  taux de réponse important a été observé.Il est en Phase 3 de développement.

Mise à jour

23 avril 2019