L'épidémiologie

Un groupe hétérogène de maladies..

DE QUELLES MALADIES S'AGIT-IL ?

Ils s'agit des tumeurs se développant dans le système nerveux (SNC), c’est-à-dire à partir du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs.

Les tumeurs qui prennent naissance dans le cerveau ou le système nerveux central ou périphérique sont des tumeurs dites primitives, par opposition aux tumeurs secondaires, métastases d’un autre cancer primitif.

Les tumeurs primitives du SNC représentent un groupe hétérogène de maladies, plus de 140 types et sous-types sont décrits dans la classification de l’OMS dont environ 65 % sont classifiées comme bénignes au sens carcinologique du terme.

OU SIÈGENT-ELLES ?

Les tumeurs du SNC se répartissent selon la  topographie suivante :

  • 85 % siègent au niveau sus-tentoriel (hémisphères cérébraux)
  • 10 % au niveau sous-tentoriel (cervelet et tronc cérébral)
  •   5 % au niveau de la moelle épinière (médullaire)

QUI TOUCHENT-ELLES ?

En dehors des  méningiomes , qui se rencontrent plus communément chez les femmes, les autres tumeurs cérébrales sont plus fréquentes chez les hommes.    

Toutes les tumeurs primitives, bénignes ou malignes, originaires

  • Des constituants du SNC (tumeurs neuroépithéliales)
  • De ses enveloppes (tumeurs des méninges), ou de la partie intracrânienne ou intrarachidienne des nerfs (neurinomes)
  • Les lymphomes primitifs localisés dans le SNC
  • Les tumeurs d’origine proche du SNC tel que les chordomes, craniopharyngiomes, par exemple

Globalement

LES TAUX D'INCIDENCE

Variables selon les pays...

Les taux d’incidence des tumeurs malignes du SNC les plus élevés sont observés dans la population blanche non hispanique d’Amérique du Nord et en Australie, suivis par ceux observés en Europe.
Les taux les plus bas étant observés en Asie.

Une augmentation qui tend à se tempérer ces dernières années...

A partir des données récentes des registres scandinaves, l’incidence qui était en augmentation constante au cours des dernières décennies semble progresser de manière moins marquée actuellement.

L’augmentation d’incidence observée pourrait être liée, en partie, par l’amélioration des moyens diagnostiques, en particulier l'accès à l'imagerie médicale. Néanmoins, des modifications d’exposition à certains facteurs de risque qui, pour certains, sont encore controversés, comme les téléphones portables, pourrait être aussi suspectée.

DES DIFFÉRENCES, POURQUOI ?

Elles pourraient s’expliquer par des différences en matière d'environnement et susceptibilité génétique.

Les derniers chiffres publiés pour la France

TOUTES TUMEURS CONFONDUES

Chez l'adulte

Annuellement, environ 21 nouvelles tumeurs cérébrales primitives pour 100 000 habitants sont diagnostiquées. Le rapport de 2017 de l'INVS  donne les chiffres suivants pour les tumeurs malignes.

L’incidence annuelle estimée pour 100 000 habitants est de :

  • 7 cas pour les gliomes survenant chez l’adulte toutes histologies confondues
  • 5 cas pour les tumeurs de l'hypophyse
  • 4 cas pour les méningiomes symptomatiques
  • 3 cas chez l’enfant
  • 2 cas pour les neurinomes
  • 1 cas ou moins pour les tumeurs rares et de découverte fortuite.

 

 

Incidence annuelle

pour 100 000

Incidence

(tumeurs malignes)

Décès
Hommes 6.6 3 150 2 147
Femmes 4.4 2 401 1 659

 

 Chez l'enfant 


Bien qu’étant relativement rares, les tumeurs cérébrales représentent la seconde cause de cancer chez l'enfant, après les leucémies, avec une incidence annuelle est 5 tumeurs pour 100 000.

LES TUMEURS MALIGNES

LES CHIFFRES EN 2015

Si l'on ne tient compte que des tumeurs malignes, les cancers du système nerveux central représentent environ 2 % des tumeurs malignes de l’adulte.
L’incidence estimée en France en 2015 est de 5 427 cas, dont 56 % affectant les hommes.
Les taux annuels pour 100 000 personne sont de 6,7 chez l’homme et de 4,5 chez la femme, soit un rapport hommes/femmes de 1,5. Ces taux  sont en augmentation, notamment pour les tumeurs survenant chez les personnes âgées.
Le pic de fréquence se situe vers 60 ans.

LE PRONOSTIC 

Ce sont des cancers de pronostic réservé qui furent responsables, en 2015, de 3 232 décès.

Une tendance récente plutôt favorable...

Tandis que la mortalité avait légèrement augmenté jusqu’en 2000, elle montre, depuis le milieu des années 2000, une tendance annuelle à la décroissance, de 1,1 % chez les hommes et de 1,9 % chez les femmes, reflétant les progrès diagnostiques et thérapeutiques réalisés. 

Mise à jour

30 décembre 2018