Localisations Cancers de l'enfant Oncopédiatrie
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DE QUOI S'AGIT-IL ?
C’est une
tumeur maligne embryonnaire, développée à partir du tissu nerveux sympathique
ayant la particularité de sécréter des catécholamines, comme l'adrénaline. C'est
une tumeur qui se présente sous plusieurs phénotypes en faction des mutations
génétiques. Un phénotype bénin et un phénotype agressif sont décrits.
QUI EST TOUCHÉ ?
Cette tumeur affecte principalement
chez les enfants de moins de six ans. Il représente la tumeur solide la plus
fréquente chez l'enfant de moins de cinq ans.
Son incidence annuelle est de 1
cas pour 100 000 d’enfants âgés de moins de 15 ans, soit environ 150 cas par an
en France.
L'âge médian de découverte est de 18 mois et presque tous les
malades sont diagnostiqués à l'âge de 10 ans.
LEUR PRÉSENTATION...
Leur localisation
Elle peut se développer en n'importe quel point de l'organisme où existent des structures nerveuses sympathiques, c'est à dire
Les métastases
La moitié environ des neuroblastomes sont métastatiques au moment où le diagnostic est porté.
Elles se développent dans l'os et la moelle osseuse dans la moitié des cas, plus rarement dans le foie, chez le nourrisson, la peau, le médiastin et le poumon.
LES SIGNES DE LA MALADIE
Les signes
cliniques pouvant faire soupçonner la maladie sont variables mais assez souvent on peut noter :
LE DIAGNOSTIC
Les examens suivants sont nécessaires pour poser
le diagnostic :
Stade I : tumeur localisée
Stade IIA : tumeur unilatérale, résection incomplète
Stade IIB : tumeur unilatérale, résection complète ou non, ganglions N+
Stade III : tumeur dépassant la ligne médiane, ganglions N+/-
Stade IV : tumeur avec métastases (ganglions, moelle, foie, autres organes)
Stade IVS : tumeur localisée (stade I ou II) associée à une dissémination dans le foie, la peau ou la moelle osseuse
LES OPTIONS
Trois moyens, non exclusifs, sont
disponibles pour traiter et souvent guérir un neuroblastome :
LES INDICATIONS DES DIFFÉRENTS TRAITEMENTS
Dans le cas général
Elles dépendent principalement :
Les étapes du traitement sont les suivantes
Les nourrissons au stade IVS
C'est une situation très particulière et s'il n'existe pas de critères cliniques de gravité, ils peuvent faire l’objet d’une surveillance simple, dans l’attente d’une régression spontanée.
Dans les formes graves cliniquement ou évolutives après surveillance, la chimiothérapie semble apporter plus de bénéfice que la radiothérapie, pour obtenir une régression-maturation des cellules tumorale.
Les résultats des traitements et leur efficacité dépendent avant tout de
son stade d'évolution :
| Caractéristiques | Type I | Type II | Type III |
|---|---|---|---|
| Pronostic | Favorable | Défavorable | Défavorable |
| Ploïdie | Triploïde | Diploïde | Diploïde |
|
Délétions
1p 11q |
NON NON |
Variable Variable |
OUI NON |
| Trisomie partielle 17q | NON | OUI | OUI |
| Expression du TrkA CD44 | OUI | NON | NON |
| Stades | I, II, IVS | IV | IV et autres |
| Survie | > 90 % | 30 à 50 % | < 30 % |
LA DÉSESCALADE THÉRAPEUTIQUE
Dans le cas de formes localisées, sans amplification du gène
N-myc
, les
résultats de la recherche clinique devraient, à terme, permettre
d'alléger les protocoles de chimiothérapie chez ces enfants.
L'IMMUNOTHÉRAPIE
Un essai mené sur 226 neuroblatomes à haut risque et récemment publié par le
New England Journal of Medicine
(
2010; 363:1324-34
) a montré l'intérêt de l'association d'un anticorps monoclonal dirigé contre un antigène tumoral (ch14.18), le disaloganglioside ou GD2, d'un facteur de croissance médullaire, le GM-CSF et l'interleukine 2 (IL2) et du traitement habituel par rétinoïde. Ce nouveau traitement à la dose de 25 mg/m² de J1 à J4 tous les mois, amène à une amélioration de la survie de 10 points à deux ans au prix d'une tolérance acceptable.
30 septembre 2010