Le bilan diagnostique

La consultation initiale chez le spécialiste

AU COURS DE L'ENTRETIEN

Dans un premier temps, le médecin, le plus souvent un urologue, vous demandera de préciser les symptômes que vous ressentez.
Il vous interrogera, aussi, sur votre passé médical et sur tous vos autres problèmes de santé.
Systématiquement, il s'informera sur tous les facteurs de risque de maladies bénignes ou malignes du rein.

L’EXAMEN PROPREMENT DIT…

Les reins sont situés dans les lombes en profondeur et il n'est donc, pas facile de les examiner « cliniquement ». Toutefois, le médecin recherchera une « masse » dans les flancs. Le cancer du rein pouvant s'étendre aux organes avoisinants, le foie, les aires ganglionnaires seront aussi minutieusement examinés.

Le bilan initial

L'ÉCHOGRAPHIE RÉNALE

Le principe

L'échographie utilise les propriétés des ultrasons et permet de visualiser les organes profonds. C’est un examen indolore sans contre indications qui peut être répété sans danger pour l’organisme.


Son intérêt

C’est l’examen de dépistage pour faire le diagnostic de tumeur solide du rein. Cependant, les tumeurs de moins de 3 cm échappent à l'examen et l'expérience de l'opérateur intervient dans la sensibilité de l'examen.

Cet examen diagnostique les tumeurs solides, hyperéchogènes qui renvoient beaucoup d’ultrasons et qui apparaissent en blanc sur les clichés. Il permet de différencier les tumeurs du rein des autres causes de gros rein comme l’hydronéphrose, une dilatation des cavités excrétrices du rein, les tumeurs bénignes comme des kystes ou un angiomyolipome.
L'échographie permet aussi un bilan d'extension en appréciant l'état de la veine cave inférieure, du rein controlatéral, l'existence de métastases hépatiques et d'adénopathies rétropéritonéales.

LE SCANNER OU TOMODENSITOMÉTRIE

Le scanner, en bref …

C’est le meilleur test initial et le seul d'imagerie utile pour faire le bilan d'extension de la maladie.
C’est comme une simple radio. Le sujet est placé dans l'anneau d'un appareil ou un faisceau de rayons X balaie un plan donné de l’abdomen. Des détecteurs mesurent la quantité de rayons absorbés par les tissus et transmettent les informations à un ordinateur.
Le scanner hélicoïdal est plus récent et plus précis. Au cours d'un examen par le scanner hélicoïdal, les rayons X tournent constamment autour du patient. Ce procédé est bien plus efficace et il réduit le temps d'examen de l'abdomen de deux minutes à 20 ou 30 secondes.
Des images en trois dimensions sont produites à la place des images en deux dimensions du scanner conventionnel. Au terme de l’examen, on vous remettra, avec le compte rendu, des clichés traditionnels et un CD-ROM.

Le produit de contraste

C'est un produit à base l'iode. Il est toujours accompagné pour le rein d’une injection de produit de contraste à base d’iode
 
L'examen

Il comprend trois temps (uroscanner) : avant injection du produit de contraste, temps vasculaire (30 secondes après injection) et temps excrétoire tardif.
La durée de l'examen est de 15 à 45 minutes, mais si vous avez déjà présenté des allergies à l'iode, un produit antiallergique est administré au préalable, ce qui allonge le temps de l’examen.


L’intérêt de l’examen scanner

C'est examen a une sensibilité de plus de 90 % et à une résolution centimètrique.
L’aspect du cancer est celui d’une masse tumorale tissulaire dont la densité est rehaussée après injection de produit de contraste. De plus, l'injection du produit iodé permet d’étudier la vascularisation de la tumeur. Celle-ci est souvent hypervascularisée et elle prend, alors, rapidement le produit de contraste.

Dans 1 à 3 % des cas, le cancer du rein peut être bilatéral, avant le traitement, l’étude du rein controlatéral est donc très importante.

IMAGERIE A RÉSONANCE MAGNÉTIQUE (IRM)

De quoi s’agit-il ?

C’est un examen qui permet d’étudier la structure des tissus. L'appareil fonctionne au moyen d'un aimant et d'ondes radio.

Son intérêt...

Cet examen n’est pas systématique. Une IRM peut être demandée :

  • Pour mieux évaluer le niveau supérieur d’un thrombus de la veine cave
  • Pour analyser une petite tumeur du rein de moins de 4 cm
  • En cas d’insuffisance rénale
  • En cas d'intolérance sévère à l'iode.

En pratique…

La durée de l'examen est variable et fonction du nombre de cliché. En règle générale 30 à 40 minutes sont nécessaires. Un produit de contraste est utile pour voir préciser l’aspect de certaines tumeurs. Il s’agit de gadolinium non pas d’iode. On injecte 10 à 20 ml selon le poids de la personne. L'injection en intraveineuse n'est pas très douloureuse.

Les contre-indications

Elles relèvent du champ magnétique intense appliqué. Il est contre indiqué chez les personnes porteuses de stimulateurs cardiaques, de prothèses valvulaires cardiaques, d’implants cochléaires ou de clips vasculaires et de prothèses articulaires. L’IRM n’est pas recommandée chez les patients porteurs de pompes à insuline, de drain ventriculaire (valve), de prothèses auditives, de stérilet, et de lentille intraoculaire (chirurgie de la cataracte).

@ Pour plus de détails voir dans « En savoir plus » le chapitre « Imagerie Médicale ».

Le bilan biologique

POURQUOI ?

L’objectif de ce bilan est d’évaluer la fonction rénale, de déterminer les facteurs pronostiques (pour une tumeur métastatique) et de dépister un éventuel syndrome para-néoplasique : anémie, polyglobulie, hypercalcémie, cholestase (diminution de la sécrétion biliaire pouvant provoquer un ictère (jaunisse) et du prurit. Une cholestase traduit un obstacle à l'évacuation de la bile, il peut s'agir d'une cholestase par obstacle intra-hépatique ou extra-hépatique.

QUELS EXAMENS ?

Le bilan biologique d’une tumeur rénale doit comprendre

  • Le dosage de la créatinine et la mesure de la clairance rénale
  • Une numération formule sanguine

En cas de cancer métastatique, il faut y ajouter :

  • Le bilan hépatique, les phosphatases alcalines ; la LDH ; la calcémie ; un bilan de coagulation.

Mise à jour

1er décembre 2018