Les traitements complémentaires

La cortisone et les corticostéroïdes (corticoïdes)

C’est probablement le médicament le plus prescrit aux patients atteints d'une tumeur cérébrale. La plupart des patients se verront prescrire ce médicament à un moment ou à un autre au cours de leur traitement.

POURQUOI ?

Les tumeurs cérébrales provoquent des anomalies dans les tissus environnants, compression ou infiltration qui s'accompagne d'un œdème. La cortisone agit en diminuant la diffusion du liquide à travers les vaisseaux sanguins anormaux de la tumeur et en réduisant l'enflure des tissus normaux. La cortisone est un stéroïde que le corps produit naturellement par les glandes surrénales. Pendant le traitement l'activité des glandes surrénales est réduite. La cortisone et les corticoïdes sont des puissants anti-inflammatoires

COMMENT ?

On l'administre au moment du diagnostic, après la chirurgie pour réduire le gonflement causé par l'opération ou pour éviter les oedèmes pendant la radiothérapie, Le traitement doit être pris le plus régulièrement possible. Il ne faut jamais l'arrêter brutalement mais graduellement.
Le Médrol™ ou le Solupred ™ sont les plus souvent utilisés à des doses allant de 30 à 100 mg. La cortisone se prend le matin.

LES EFFETS SECONDAIRES POSSIBLES

Ces médicaments peuvent augmenter l'appétit et entraîner un gain de poids. Le gonflement du visage et des pieds est fréquent. Ils peuvent aussi provoquer une hyperactivité, des changements d'humeur, et une insomnie. Ces symptômes ne devront pas être confondus avec ceux de la tumeur. Des brûlures ou des ulcères du tube digestif peuvent apparaître. De l'acné est souvent notée. Si tel est le cas, consultez votre médecin et surtout n’arrêtez pas le traitement ou ne modifiez pas le dosage sans avis médical.

Les médicaments pour prévenir une éventuelle crise d’épilepsie (convulsion)

LE CONTEXTE

La tumeur, la chirurgie, la radiothérapie et la radiochirurgie peuvent être à l’origine de crises d’épilepsie ou convulsions. Ces crises peuvent être prévenues par la prise de médicaments antiépileptiques.

QUAND ?

Les spécialistes considèrent qu'il n’est pas nécessaire de débuter un traitement de façon préventive, s'il n'y a pas eu de crises d'épilepsie inaugurales. En revanche, un traitement antiépileptique est fréquemment débuté après l'intervention.

Si le diagnostic de tumeur cérébrale est fait à partir d'une crise épileptique inaugurale, un traitement sera alors institué et devra être poursuivi.

Si, durant ou après l'intervention, vous avez une crise d'épilepsie, ou en cas de traitement préventif après l'intervention, celui-ci pourra être arrêté rapidement dans les 2 à 4 semaines.


COMMENT ?

Le traitement, préventif, prolongé (la durée moyenne est estimée à 12 ans), doit être parfaitement suivi pour être efficace. N’hésitez pas à demander des explications !

Il n'existe pas
« une épilepsie mais « des » épilepsies, donc des traitements différents adaptés à des situations variables.

A l'instauration du traitement, les médecins privilégient la monothérapie en une seule prise quotidienne car plus facile à suivre et permettant de limiter les effets indésirables. Avec cette approche, environ la moitié des cas sont contrôlés. Dans le cas contraire, des associations de plusieurs médicaments sont possibles et efficaces.

QUAND PEUT-ON ENVISAGER L’ARRÊT DU TRAITEMENT ?

Dans la moitié des cas, l'épilepsie est « pharmacosensible » et le traitement pourra être arrêté dans les 10 ans. Dans l'autre moitiés cas, deux cas de figure sont à considérer.

  • L'épilepsie est « pharmacodépendante », c'est-à-dire que les crises se sont raréfiées ou ont été abolies par le traitement mais l'arrêt de ce traitement est marqué par la reprise des crises.
  • L'épilepsie est « pharmacorésistante » lorsqu’elle n'est pas contrôlée, voire aggravée, par un traitement bien conduit avec 3 médicaments associés de façon rationnelle.

Mise à jour

16 décembre 2011