L'épidémiologie

Une maladie évitable...

Le cancer du col de l'utérus, parfois appelé cancer du cervix touche la partie inférieure de l’utérus, située dans la partie supérieure du vagin.

Ce  sont des cancers liés à une infection par le Papillomavirus (HPV) dans près de 100 % des cas et 70 % d’entre eux appartiennent à deux génotypes des HPV-HR : HPV−16 et HPV−18.

C’est une maladie que l’on peut maintenant prévenir par la vaccination, dépister très facilement par la pratique des frottis, traiter et souvent guérir Il faut souligner, que le diagnostic et le traitement de la maladie à un stade de cancer in situ sont pratiquement toujours suivis d’une guérison...

Une incidence variable d'un pays à l'autre...

GLOBALEMENT

C’est un problème majeur de santé publique dans le monde.
Par an, on estime l’incidence à 570 000  nouveaux cas (chiffres de 2018) et la mortalité à 312 000 décès. C’est le 4ème cancer féminin, en incidence.
Le taux d’incidence standardisé sur la population mondiale est de 6,0 pour 100 000 personnes-années. Le taux de mortalité standardisé Monde est de 1,7.

UNE RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE HÉTÉROGÈNE

Quatre vingt pour cent des décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement et l’incidence de la maladie  varie de 2.5 à 55 cas pour 100 000 femmes.
Le risque durant la vie d’une femme de développer la maladie est de moins de 1 % en France et de 5 % dans les pays en voie de développement.


EN EUROPE OCCIDENTALE

Elle est aussi très variable, reflétant les différentes politiques de dépistage. L’incidence annuelle, pour 100 000 femmes, varie de 4 cas, pour la Finlande à 12 cas pour l’Autriche.

En France en 2017

DES CHIFFRES EN BAISSE...

En terme d'incidence...

Le taux d’incidence annuel standardisé était de 6 cas pour 100 000 femmes. 
Avec 2 850 nouveaux cas, le cancer invasif du col de l’utérus se situe au 12ème rang des localisations de cancer, en termes de fréquence chez la femme.

Son incidence annuelle pour 100 000 femmes est en baisse constante depuis 20 ans. Ainsi, elle est passée de 14,9, en 1980 à 6, en 2017  (-3 % par an) en raison du dépistage organisé dans certaines régions, de la pratique des frottis vaginaux et la recherche des infections génitales dues à Papillomavirus (HPV).

En terme de prévalence...

La prévalence est un indicateur épidémiologique qui correspond au nombre de personnes en vie et ayant eu un diagnostic de cancer au cours de leur vie. Ce groupe groupe comprend des personnes en rémission complète, pour lesquelles les traitements du cancer sont terminés, et des personnes encore en cours de soins.
En 2017, 11 000 femmes de 15 ans et plus étaient en vie et avaient eu un cancer du col de l’utérus dans les 5 dernières années et 28 000 au cours des 15 dernières années.

QUI TOUCHE-T-IL ?

Il peut survenir à tout âge, cependant l’âge médian de découverte est de 51 ans. On observe une augmentation de l’incidence entre 20 et 40 ans jusqu’à 20 cas pour 100 000 femme qui se stabilise après 50 ans.

SON PRONOSTIC...

C'est un cancer de pronostic dit "intermédiaire" avec une survie nette de 86 % à 5 ans et de 76 %, à 10 ans.

Ce cancer est encore à l'origine de 1 084 décès en 2017 avec un pic de mortalité à 64 ans. La mortalité de cette maladie avait diminué mais on observe, récemment, un ralentissement de cette tendance.

Pour nous résumer, en 2017 en France métropolitaine (document INCa)...

  • Nombre de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus estimés : 2 840
  • Âge moyen au diagnostic : 51 ans
  • 1080 décès, la plupart évitables
  • Survie nette à 5 ans = 66 % (80% pour la tranche d'âge 14 - 44 ans);à 10 ans = 56 % (période 1989 - 2013)

Mise à jour

11 janvier 2019