Le bilan pré-thérapeutique

C'est étape importante pour définir le type de traitement à mettre en oeuvre

POURQUOI ?

Si le médecin pathologiste (médecin spécialisé dans le diagnostic des maladies par des examens de laboratoire) confirme la présence d'un cancer invasif après la biopsie, l’étape suivante est d’estimer le volume de la tumeur et de déterminer si le cancer s'est étendu à d'autres organes ou non.

L'IMAGERIE MÉDICALE

Une IRM pelvienne

C’est un examen d’imagerie médicale qui utilise les champs magnétiques et non les rayons X.
C’est un examen de référence très important pour vérifier l’extension locale de la tumeur et son éventuelle extension aux ganglions lombo-aortiques.

La radio du thorax

Elle est demandée afin de déterminer s’il existe, ou non, des métastases dans les poumons. 

DES EXAMENS ENDOSCOPIQUES

La cystoscopie et la rectoscopie sont des examens endoscopiques, c’est à dire, des examens étudiant les cavités naturelles.
Ils seront réalisés dans le cadre du bilan de l’extension, éventuelle, de la maladie à la vessie ou au rectum.


LA TEP

Un peu de technique...

La Tomographie à Émission de Positons (TEP) est une technique d'imagerie fonctionnelle reposant sur l'administration au patient d'un traceur légèrement radioactif dont on étudie le métabolisme dans l'organisme.
Dans le cas de la TEP, le traceur habituellement utilisé est un analogue du glucose marqué par le fluor 18, appelé le FDG. L'acquisition est réalisable grâce à des déplacements automatiques du lit au cours de l'examen.

Son intérêt

Elle fait partie du bilan d’extension à distance, notamment pour les tumeurs de plus de 4 cm (à partir du stade IB2).
C’est une aide afin de définir les champs de radiothérapie chez les patientes non opérables.
C’est examen qui a peu de sélectivité et de spécificité pour préciser l’atteinte ou non des ganglions pelviens et/ou aortiques.

Le dosage des marqueurs tumoraux

Le choix des marqueurs tumoraux dépend de la nature du cancer du col de l’utérus.

LE SCC

Pour les cancers épidermoïdes, le marqueur tumoral est l’antigène Squamous Cell Carcinoma ou SCC.

Ce marqueur est augmenté au-delà de 2,5 µg/l de façon variable. Son dosage ne constitue pas un test diagnostic mais peut être utile pour le suivi de la maladie.

Son dosage est indiqué en cas de tumeurs épidermoïdes, notamment pour servir de référence au cours du suivi.



LE CA-125

Pour les adénocarcinomes, le marqueur tumoral est le CA-125. Ce marqueur est augmenté de plus 35 kU/l dans 75 % des cas.

C’est un marqueur utile pour préciser le pronostic.

EN RÉSUMÉ...
 
Le dosage des marqueurs tumoraux n'est important que pour suivre l’efficacité du traitement et l’évolution de la maladie pour les formes évoluées.

Autres explorations habituelles..

Recherche d’une immunosuppression


La recherche d'une immunosuppression est importante. On vous proposera de faire une sérologie HIV.

Dépistage des autres tumeurs liées à l’HPV

On pourra vous proposers un dépistage des autres sites pouvant présenter des tumeurs liées à l’HPV : sphères ORL et anale.

Consultation d’oncofertilité

Les femmes jeunes, ayant un désir de grossesse, se verront proposer une consultation d’oncofertilité. L'oncofertilité est une discipline qui réunit les spécialistes de la fertilité. Son objectif est de préserver la fertilité des patient(e)s jeunes atteintes d'un cancer dont le traitement envisagé serait potentiellement stérilisant.

C'est une obligation médico-légale d'informer ces patient(e)s sur le risque d'infertilité liée à leur traitement et de leur proposer dans la mesure du possible une technique adaptée.

Mise à jour

4 décembre 2018