Le pronostic

Les facteurs pronostiques reconnus et validés

GLOBALEMENT..

Quel que soit le type histologique, les facteurs pronostiques validés qui doivent être pris en compte dans la prise en charge thérapeutique d'un cancer de la thyroïde sont les suivants :

  • L’âge de diagnostic       
    • Avant ou après 40 ans chez l’homme       
    • Avant ou après 50 ans chez la femme   
  • Les caractéristiques anatomo-pathologiques      
    • Le type de cancer       
    • Le degré de différenciation de la tumeur      
  • La masse tumorale      
  • La taille de la tumeur < 1 cm ou > 1 cm   
  • L’extension tumorale au-delà de la capsule thyroïdienne   
  • L’existence de métastases à distance initiales   
  • L’extension ganglionnaire cervicale ne constitue pas en soit un facteur péjoratif

 

D'AUTRES PARAMÈTRES...

Une mutation BRAF V600E 

Elle est présente dans la moitié des cas de cancer papillaire.
La mutation V600E correspond à un changement d’acide aminé en position 600 dans BRAF, avec une valine (V) remplacée par un acide glutamique (E). Elle se produit au sein du domaine  kinase. La plupart des protéines mutantes BRAF, comme V600E, ont une activité kinase augmentée et une activité transformante in vitro).
Elle est associée à un pronostic moins favorable.

D'autres mutations


Des réarrangements de RET et les mutations de BRAF sont mutuellement exclusifs dans le cas des cancers papillaires, alors qu’ils peuvent coopérer dans les cancers médullaires.

Les trois groupes de risque...

  • Très bas risque : pT1 (<1cm), N0 ou Nx, M0 ou Mx, mutation BRAF-V 600E   
  • Bas risque ou à risque intermédiaire : pT1 (>1 cm) N0 M0 ou pT1m N0 M0 ou pT2 N0 M0
  • Haut risque : tout pT3 et pT4 ou tout pT, N1, ou tout M1; histologie agressive ou invasion vasculaire massive ; résection tumorale macroscopique incomplète

UN CANCER DE BON PRONOSTIC...

Dans l’ensemble, le cancer thyroïdien est une maladie de bon pronostic.
La survie relative à 5 ans, tous stades et tous types histologiques confondus est de 94 %. Toutes formes histologiques confondues, la survie est de 70 à 80 % à 10 ans en l’absence de métastase initiale à distance. Plus spécifiquement, la survie globale est supérieure à :

  • 20 ans dans 90 % des cas pour les formes papillaires
  • 10 ans dans 80 % des cas pour les formes vésiculaires  

 

Mise à jour

9 décembre 2015