La prévention

Avant propos

Les LMC non-professionnelles, à ce jour, ne peuvent être évitées. Certaines mesures peuvent, en revanche, diminuer le risque de LMC professionnelles.

La prévention des leucémies professionnelles

UN CANCÉROGÈNE

Un cancérogène (ou cancérigène) est un agent capable de :

  • Provoquer le cancer
  • Augmenter la fréquence des cancers dans une population exposée
  • Modifier la répartition de la localisation des cancers observés dans une population (sans augmentation du nombre global de cancers)
  • Favoriser une survenue plus précoce de tumeurs cancéreuses dans une population

UNE MALADIE PROFESSIONNELLE…

L’apparition d’une LMC après une exposition aux radiations ou au benzène peut être considérée comme une maladie professionnelle.
Les leucémies font partie des tableaux de maladies professionnelles n° 4 et 6 du régime général de la Sécurité Sociale.
L’exposition à l'arsenic relève du CRRMP.
Pour plus de détails, reportez-vous au chapitre
"Maladies professionnelles" sur ce site.

UNE PRÉVENTION POSSIBLE…

Comment ?

Certaines leucémies professionnelles pourraient être évitées. Il est nécessaire de respecter toutes les règles classiques en matière d'hygiène industrielle (produits de remplacement, contrôle des expositions, formation et information des salariés).
La prévention médicale des leucémies professionnelles est définie par des textes réglementaires.
La loi énumère les conditions susceptibles de provoquer une leucémie et pour lesquelles une surveillance doit être mise en place. Il fixe les modalités de cette surveillance en période d'activité (avec exposition potentielle).


La surveillance médicale post-professionnelle

Toute personne, inactive, demandeur d’emploi ou retraitée, peut demander à bénéficier d’une surveillance médicale post-professionnelle, si elle a été exposée durant sa vie professionnelle salariée à :

  • Des agents cancérogènes figurant dans les tableaux de maladies professionnelles,
  • Des substances ou préparation pour lesquelles l’étiquetage comporte une mention indiquant explicitement le caractère cancérogène
  • Des produits ou des procédés listés par arrêté (du 5 janvier 1993 modifié)
  • Des rayonnements ionisants.

La prise en charge de cette surveillance médicale est faite par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ou l’organisation spéciale de Sécurité sociale (article D. 461-25 du Code de la Sécurité Sociale). Les dépenses correspondantes sont imputées sur le Fonds d’action sanitaire et sociale.

Cette surveillance post-professionnelle est accordée si l’intéressé fournit une attestation d’exposition remplie par l’employeur et le médecin du travail, et après signature d’un protocole entre l’organisme de Sécurité Sociale et le médecin traitant du choix du demandeur. Pour certains agents cancérogènes, la nature et la fréquence des examens ont été fixées par arrêté.


Le but de cette surveillance est de dépister le plus tôt possible un éventuel cancer, facilitant ainsi la prise en charge thérapeutique. De plus, si le cancer survient, une déclaration en maladie professionnelle peut être faite. La reconnaissance ne devrait pas alors poser de problème puisqu’il y a une attestation d’exposition.


Pour en savoir plus…

Vous pouvez consulter le site Internet de Institut National de Recherche et de Sécurité "INRS" pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Mise à jour

30 août 2016