Les greffes autologues

Le principe…

CE N'EST PAS UNE VÉRITABLE GREFFE ...

C'est une chimiothérapie intensive impliquant une destruction très importante des cellules de la moelle osseuse qui, grâce à une réinjection de vos propres cellules souches va permettre de vous faire passer un cap critique....
Pour réaliser une autogreffe, on a actuellement recours quasi exclusivement aux cellules souches hématopoïétiques (CSH) du sang périphériques (CSPP).

CES PRINCIPALES INDICATIONS
 
En France, en 2012, les 39 centres de prélèvement de CSH par cytaphérèse ont réalisé 5275 prélèvements. Ils ont été utilisés dans plusieurs situations.

  • Pour le traitements de certaines hémopathies malignes, quand il y a impossibilité de greffe allogénique
  • Dans le cadre d'une stratégie thérapeutique de cancers non hématopoïétiques dans laquelle la greffe agit comme un support médullaire de sauvetage après une chimiothérapie lourde, intensifiée ou densifiée
  • Pour le traitement de certaines pathologies non cancéreuses comme les maladies auto-immunes sévères pour lesquelles l'autogreffe se comporte comme une remise à zéro du système lymphoïde

NE PAS OUBLIER....

Ce qui traite la maladie c'est la chimiothérapie....

LES ÉTAPES DE L’AUTOGREFFE

PREMIÈRE ÉTAPE

Les méthodes de mobilisation des cellules souches

Une chimiothérapie dite de « mobilisation » associée à des facteurs de croissance pour les
globules blancs, afin d’amplifier la sortie des cellules souches de la moelle vers le sang au moment de la sortie d’aplasie.
L'injection de facteurs de croissance seuls. Les injections de facteurs de croissance se font à
domicile 1 à 2 fois par jour et devront être poursuivies jusqu’à ce que le recueil de vos cellules qui constituera votre greffon soit suffisant (6 à 8 jours de suite) selon la prescription médicale. Ces injections peuvent présenter des effets secondaires : un syndrome pseudo‐grippal avec des douleurs osseuses, des maux de tête, un état de fatigue général voire des nausées.

La cytaphérèse

Elle dure de 3 à 4 heures, elle nécessite de poser une aiguille au niveau d'une veine pour prélever le sang et une autre pour réinjecter la partie qui n'est pas prélevée.
Entre une et trois cytaphérèses sont habituellement suffisantes pour permettre le prélèvement nécessaire à la pratique d'une intensification thérapeutique.
Vous pouvez ressentir des effets secondaires dont les plus fréquents sont picotements, faiblesses musculaires, crampes ou nausées.

Il n'y a pas assez de cellules souches...

Rarement, les cellules souches ne circulent pas suffisamment pour permettre un prélèvement satisfaisant. On est alors amené à effectuer directement un prélèvement des cellules souches au niveau de la moelle osseuse. Ce prélèvement nécessite une anesthésie générale et les cellules souches sont prélevées par ponctions au niveau de l'os du bassin.

Le prélèvement de cellules souche

Il est ensuite congelé, parfois après avoir reçu un traitement ex-vivo ou après avoir subi des tests. Les cellules congelées peuvent être conservées pendant plusieurs années.

DEUXIÈME ÉTAPE : L'INTENSIFICATION THÉRAPEUTIQUE

C'est le but de l'autogreffe de rendre possible et supportable le traitement.
De fortes doses délivrées lors de cette phase permettent de détruire les cellules malades. Cette phase dure de 5 à 7 jours et il existe deux options.

  • Une chimiothérapie à très fortes doses de melphalan administrées en une demi-heure
  • Une irradiation de l'ensemble du corps (irradiation corporelle totale ou ICT, en anglais Total Body Irradiation (TBI) associée à chimiothérapie à très fortes doses.

TROISIÈME ÉTAPE : LA GREFFE

Un à trois jours après la fin de l'intensification thérapeutique...

Les cellules souches sont décongelées puis transfusées au patient. Les cellules souches réinjectées vont alors se loger dans la moelle osseuse et produire au bout de 10 à 20 jours les cellules du sang.

L'aplasie

Pendant cette période, le nombre des cellules du sang (globules blancs et rouges, plaquettes) sont très basses en raison de la chimiothérapie et ou de la radiothérapie à fortes doses.
Comme les cellules souches injectées ne sont pas encore en état de faire remonter les cellules du sang périphérique (période dite d'aplasie), le patient est habituellement placé dans un environnement cherchant à le protéger des infections.

AU TOTAL...

L'ensemble de ce traitement nécessite une hospitalisation de 3 à 4 semaines dans un service hautement spécialisé.

Autogreffe de cellules souches

  • Donneur et receveur identique (le patient)
  • Patients en rémission ou non,
  • Absence de sélection virale
  • Conditionnement : intensification thérapeutique
  • Aplasie peu profonde non prolongée
  • Peu de complications infectieuses
  • Pas d’alloréactivité : pas de GVHD

Mise à jour

18 novembre 2016