Selon le type histologique

Le cancer de type épidermoïde

SA FRÉQUENCE

Ils représentent encore près de 70 % des cas de cancers de l’œsophage mais leur fréquence est en nette diminution actuellement.
Il apparaît plus tôt entre 60 et 75 ans et plus souvent chez l'homme..

LES FACTEURS DE RISQUE

Le tabac et l’alcool sont des facteurs de risque impliqués dans plus de 90 % des cas.
Plus rarement, les rôles des boissons chaudes, du papillomavirus humain et de facteurs de risque professionnels (hydrocarbure, particules métalliques) sont suspectés.
Certaines affections œsophagiennes rares sont considérées comme pré-cancéreuses :

  • Le syndrome de Plummer Vinson aussi nommé syndrome de Kelly-Paterson associant chez une femme de 40 ans, une glossite, une anémie microcytaire hypochrome et des troubles des phanères et des ongles
  • L'œsophagite caustique après plusieurs décennies d’évolution
  • L e rôle de l’achalasie ou méga-œsophage idiopathique (affection d'origine neurogène d'étiologie inconnue causant la non relaxation de l'œsophage et du sphincter œsophagien inférieur, ce qui entraîne une diminution du péristaltisme œsophagien) reste discuté.

SON SIÈGE

Dans plus de 60 % des cas, le carcinome épidermoïde se développe dans le tiers moyen de l’œsophage, au dessus de la bifurcation de trachée artère.

SON ÉVOLUTION

Cette tumeur se développe à partir de la couche de tissu recouvrant l’intérieur de l’œsophage. Ce tissu de recouvrement muqueux s’appelle un épithélium malpighien. 

Les adénocarcinomes

LEUR INCIDENCE

Autrefois, l’adénocarcinome était responsable d’environ 10 % de tous les cancers œsophagiens. Sa fréquence a augmenté et cette forme histologique représente maintenant, plus de 30 % des cancers de l’œsophage.
Il apparaît entre 55 et 70 60 ans.
Il affecte autant les femmes que les hommes.

LES FACTEURS DE RISQUE

Pour les adénocarcinomes, plusieurs facteurs de risque sont identifiés :

  • Le tabac
  • Le reflux gastro-œsophagien ( RGO ) : 1 épisode de RGO hebdomadaire multiplie le risque relatif par 8
  • L'obésité (IMC > 30 kg/m²) qui multiplie le risque relatif par 2.5
  • Le sexe masculin (risque relatif = 6 à 8)
  • L'existence d'une lésion précancéreuse comme une muqueuse de Barrett définie par la présence d’une métaplasie intestinale au niveau du bas œsophage.

SA LOCALISATION PRÉFÉRENTIELLE

Dans plus de 90 % des cas, il prend naissance dans la partie inférieure de œsophage.
Il se développe, le plus souvent, sur un œsophage court ou endo-brachy-œsophage (EBO). Comme, le plus souvent une métaplasie précède un carcinome dans l’épithélium de Barrett, la plupart des experts suggèrent que les patients ayant un endobrachyœsophage et ceux souffrant de reflux par hernie hiatale devraient, tous les deux ans, être examinés par fibroscopie, accompagnée de biopsies, afin de reconnaître, précocement, les lésions susceptibles de dégénérer.

ENFIN...

Il faut savoir que l’adénocarcinome du cardia de l’estomac peut s’étendre au bas œsophage et donner l’apparence d’un cancer prenant naissance dans l’œsophage.

Du reflux à l'adénocarcinome œsophagien...

  • Inflammation chronique de l'œsophage avec un épithélium encore normal
    • Œsophagite
      • Développement d'une muqueuse de Barrett
        • Dysplasie de grade de plus en plus élevé
          • Adénocarcinome

Mise à jour

4 avril 2016