Le bilan pré-thérapeutique

Avant propos

C’est un temps très important du bilan d’un cancer, en particulier gastrique car ce bilan conditionne la stratégie thérapeutique.

@ Pour en savoir plus : IMAGERIE MÉDICALE

Le scanner thoraco-abdomino-pelvien

C’est l’étape initiale du bilan d’extension. Cependant, cet examen a tendance à sous-estimer l’extension locorégionale.
L’hydro-scanner est un scanner avec une ingestion d’eau. Cette technique augmente la sensibilité de l’examen en permettant une meilleure étude de la paroi gastrique.
Le scanner permet aussi de préciser l’existence ou non d’un envahissement des organes de voisinage. Il est suspecté en cas de perte du liseré graisseux. Les ganglions sont considérés comme envahis s’ils mesurent 15 mm ou plus.

L'IRM est légèrement plus sensible que le scanner pour l’extension pariétale mais elle est moins performante que le scanner pour déterminer l’envahissement ganglionnaire. L’IRM peut être une alternative au scanner en cas de contre-indication de celui-ci.

L’écho-endoscopie

De quoi s’agit-il ?

L’écho-endoscopie couple la technique des ultrasons, l’échographie et celle de l’endoscopie qui permet d’introduire dans l’estomac un tube fin et souple muni d’un système optique et d’une lumière et une sonde à ultrasons. Cette exploration digestive est pratiquée pour visualiser l’aspect et la mobilité des couches de la paroi gastrique ainsi que les organes adjacents.

Son intérêt

C’est une nouvelle technique très importante et qui est amenée à devenir un examen de routine. Elle permet de déterminer l’envahissement pariétal, avec une très forte concordance avec

  • Les résultats de la biopsie ou de la chirurgie. On parle de concordance « pTNM »,
  • L’extension aux ganglions périgastriques
  • La détection d’une ascite (liquide dans l’abdomen).

 

L’échoendoscopie est utile :

  • En cas de suspicion de linite avec hypertrophie des plis gastriques
  • Pour évaluer l’extension des lésions sur l’œsophage, le pylore et le duodénum en cas de linite
  • Pour évaluer les tumeurs superficielles afin de déterminer les indications de traitement endoscopique par mucosectomie ou dissection sous muqueuse
  • Pour déterminer l'infiltration pariétale et ganglionnaire d’une tumeur

 

Elle n’est pas utile :

  • Pour les tumeurs T3 ou T4 à la TDM.

En pratique…

L’examen nécessite d’être à jeun durant les 6 heures qui précèdent.
Cet examen se pratique en salle d’endoscopie le plus souvent sous anesthésie générale. Le patient est allongé sur une table d’examen. Le médecin va ensuite introduire un échoendoscope par la bouche jusqu’à l’œsophage. Les images sont transmises sur un écran de contrôle. Cette manipulation dure entre 15 à 30 minutes et l’examen complet peut durer 1 heure.
L’échoendoscopie gastrique présente peu de risques. Ils sont essentiellement liés à l’anesthésie et à l’état général du patient. Le retour au domicile est conditionné par le type d’anesthésie réalisée.

La laparoscopie exploratrice

Certaines équipes pourront vous proposer, avant de vous opérer, une laparoscopie avec lavage péritonéale pour cytologie.

C’est un examen qui consiste en une petite incision de la peau de l’abdomen pour introduire un instrument d’optique. On pourra injecter de l’air dans l’abdomen pour mieux voir les organes.

Cet examen permet de faire un bilan très précis de l’extension de la maladie au niveau des ganglions. Plus spécifiquement, il permet de diagnostiquer une carcinose péritonéale limitée ou de petites métastases. hépatiques périphériques

En complément du bilan pré-thérapeutique...

 

 

CIRCONSTANCES PARTICULIÈRES

EXAMENS A PRATIQUER

Problèmes avec le foie

Examens de laboratoire

Scanner du foie ou échographie hépatique

Problèmes respiratoires

Radiographie pulmonaire

Scanner ou IRM

EFR  

Problèmes ou examens pouvant suspecter une atteinte des os

Radiographies centrées sur la zone douloureuse

Scintigraphie osseuse

Scanner ou IRM de la colonne vertébrale (rachis)

Avant la chirurgie si vous avez eu des problèmes cardiaques ou pulmonaires

ECG

Echographie cardiaque, épreuve d’effort et/ou scintigraphie pulmonaire

Mise à jour

28 novembre 2018