Localisations Rein et voies urinaires Tumeurs de la Vessie

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L'épidémiologie

Tumeurs superficielles & tumeurs infiltrantes…

ON N'UTILISE PLUS LE TERME "POLYPES"...

Pendant longtemps, une confusion pour dénommer les tumeurs de la vessie a régné. Certaines tumeurs étaient dénommées "cancers" et représentaient les tumeurs malignes, d’autres étaient appelées "polypes" et désignaient des tumeurs bénignes.
En fait, seule la biopsie (prélèvement de tissu) peut faire la différence entre les deux grands groupes de tumeurs de vessie dont le traitement diffère profondément.

ACTUELLEMENT ON DISTINGUE DEUX TYPES DE TUMEURS DE LA VESSIE

Les tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle (TVNIM)

Ce sont des tumeurs superficielles qui représentent environ 80 % des cas.
Elles sont de bon pronostic
, moins de 15 % d'entre elles progressent vers des formes infiltrantes. Néanmoins, elles peuvent récidiver dans la moitié des cas.

Les tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM)

Ce sont des cancers qui nécessitent des traitements plus complexes pour en contrôler l'évolution. 


Une maladie assez fréquente...

GLOBALEMENT ...

Les tumeurs de la vessie représentant 4 % des cancers diagnostiqués et la 7 ème localisation de cancer en fréquence. dans le monde (2.7 millions de patients).
L'incidence annuelle est de 10,1 cas pour 100 000 hommes et 2,5 cas pour 100 000 femmes.
Il est à l'origine de 2 % des décès par cancer, surtout chez l'homme.
Ces vingt dernières années, l’incidence de la maladie est en nette augmentation chez l’homme. L'incidence croissante des tumeurs de la vessie serait à mettre principalement sur le compte du tabagisme et de l'exposition à des polluants industriels.

EN EUROPE

L’incidence annuelle est estimée à 105 000 nouveaux cas, dont 83 000 chez l’homme et  22 000 chez la femme. Elle est variable selon les pays européens.
Cela représente 6,6  % des cancers chez l’homme et 2,1 % chez la femme. Chez l’homme, c’est le quatrième plus fréquent cancer.
Il est à l’origine de 4,1 % des décès par cancer chez les hommes et 1,8 % chez les femmes.


EN FRANCE

LES CHIFFRES EN 2017

Beaucoup d'hommes...

L'incidence de ce cancer est globalement en légère diminution depuis 1980 (-0,4% par an). Chez les patients de plus de 75 ans, l'incidence annuelle est de plus de 160 cas par an pour 100 000 habitants. L’âge moyen de découverte est 70 ans.

Chez l’homme

Le taux d’incidence standardisé a augmenté entre 1980 et 1990 de 16,5 à 17,5 pour 100 000 personnes-année soit 10 680 cas en 2017,. Depuis, l'’incidence diminue et n’est plus que de 14,6 pour 100 000 personnes-année.

Chez la femme

L’incidence a baissée entre 1980 et 2000, passant de 2,8 à 2,3, avant de s’établir à 2,5 en 2017, soit une augmentation de 0,9% par an sur la période 2005-2015. Cela représente en 2017 2650 nouveaux cas.

Les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS)

Ce sont des tumeurs beaucoup plus rares. Leur incidence est estimée à 1 à 2 cas pour 100 000 habitants et par an.

LE PRONOSTIC

L’évolution de la mortalité chez l’homme est parallèle à celle de l’incidence,avec une baisse depuis 1990 qui s’accélère dans la période récente.
En 2017, 5013 décès sont imputables à cette maladie, dont 75 % chez l’homme.


Mise à jour

2 janvier 2018



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