Les tumeurs de la voie excrétrice supérieure

Leur spécificités

Elles sont beaucoup plus rares et ne concernent que 3 % des patients ayant une tumeur de la vessie. Leur incidence est en augmentation depuis 20 ans.

Elles affectent 3 à 4 hommes pour 1 femme. L'influence exposition aux carcinogènes est forte.

Il faut savoir que 30 % des patients ayant une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES) ont ou auront une tumeur de la vessie.

Il s'agit le plus souvent d'un carcinome urothélial.

La maladie est souvent découverte à l'occasion d'une hématurie (sang dans les urines) ou lors d'un bilan effectué pour une tumeur de la vessie.

Le dagnostic et bilan pré-thérapeutique

Les examens suivants sont nécessaires pour parvenir au diagnostic :

Une imagerie médicale : uroscanner ou une uro IRM possible
Une cytologie urinaire
Une urétérorénoscopie permettant la confirmation du diagnostic et la possibilité de réaliser des biopsies

Leur traitement

Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT).

Dans certains cas, un traitement conservateur, c'est-à-dire préservant le rein, peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur unifocale, résection complète potentielle, faible grade et absence d'infiltration sur l'imagerie médicale. Cette option implique une surveillance endoscopique (urétéroscopie souple - URSS) rapprochée.

Une instillation postopératoire de chimiothérapie est souvent recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT.

La place des traitements systémiques (chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante) sont parfois des options.

Mise à jour

29 janvier 2020