Localisations Hémopathies malignes (cancers du sang) Lymphomes hodgkiniens (maladie de Hodgkin)

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Les nouveautés thérapeutiques

La désescalade thérapeutique

POURQUOI ?

De très nombreuses équipes de chercheurs se penchent actuellement sur ce problème avec comme objectif de maintenir les acquis thérapeutiques tout en diminuant les effets secondaires, immédiats, mais et surtout les problèmes à long terme.

LES FAITS

Optimiser les traitements des formes localisées…

Une étude conduite par le
GELA en collaboration EORTC, publiée New England Journal of Medicine a comparé différents traitements des formes localisées de maladie de Hodgkin (stades I et II). Chez les patients ayant une forme de pronostic favorable , l’association chimiothérapie et radiothérapie à été comparée à la radiothérapie seule. Cette étude a montré que l’association chimiothérapie plus radiothérapie donnait de meilleurs résultats, avec 97% des patients ainsi traités vivants à 10 ans.

Chez les malades ayant une forme localisée de pronostic moins favorable , trois modalités de traitement ont été comparées : 6 cycles de chimiothérapie et une radiothérapie localisée, 4 cycles de chimiothérapie et une radiothérapie localisée et 4 cycles de chimiothérapie et une radiothérapie étendue. Il n’a pas été noté de différence majeure entre ces groupes de traitement, 88 % de ces patients étant vivants à 10 ans. Les auteurs ont conclu que l’association de 4 cycles de chimiothérapie et d’une radiothérapie localisée, traitement le moins lourd, devrait être le traitement standard.

Les futurs standards

Pour les formes localisées de la maladie le principe de la désescalade semble acquis, c'est-à-dire une diminution des effets secondaires sans diminution de l'efficacité. À terme, le standard pourrait être 2 cycles d'ABVD associés à une irradiation limitée aux zones touchées ( RTIF ) de seulement 20 Gy.


Les thérapies ciblées

LES INHIBITEURS DE L'HDAC

Plusieurs inhibiteurs des histones déacétylases (HDAC) sont en cours d'évaluation en recherche clinique. Les molécules les plus avancées en termes de développement, sont l'éntinostat (SNDX-275), le resminostat (4SC-201) et le panobinostat.

LE BORTEZOMIDE

C’est la première molécule développée et commercialisée pour inhiber le protéasome. Le Velcade™ pourrait constituer une nouvelle approche du traitement du cancer.

Des études expérimentales ont confirmé que Velcade™, en altérant la stabilité ou l'activité de ces protéines impliquées dans le cycle cellulaire, induit l'apoptose des cellules de Reed-Sternberg, et semble épargner les cellules normales.


Les anticorps monoclonaux

UN ANTICORPS

C’est une protéine fabriquée par votre organisme pour combattre l’infection. Un anticorps est une molécule qui reconnaît spécifiquement une autre molécule, l'antigène.
Normalement, le système immunitaire produit des anticorps dirigés contre les bactéries et les virus. Lorsqu’un anticorps reconnaît une substance étrangère à l’organisme (un antigène), il s’attache à cette substance et avec l’aide aide de votre système immunitaire la détruit.
Il est connu depuis longtemps que les cellules de certains cancers portent des antigènes mais les malades atteints de cancer ne produisent pas d'anticorps efficaces contre ceux-ci.

UN ANTICORPS MONOCLONAL

C’est une substance créée par les scientifiques pour reconnaître des substances précises étrangères à l’organisme et les détruire. Ces anticorps sont spécifiques d’une protéine pour laquelle ils ont été construits.
Depuis quelques années, on sait produire industriellement des anticorps très purs et très spécifiques d’un seul antigène : les anticorps monoclonaux.


DES PISTES POUR LES FORMES RÉFRACTAIRES

De nouveaux anticorps monoclonaux, dirigés contre les cellules malignes du lymphome portant des marqueurs de différenciation appelés CD ( Cluster of differentiation ), sont en cours d'évaluation dans des essais thérapeutiques.

Le rituxan (MabThéra TM )

C'est un anticorps monoclonal déjà homologué pour le traitement des lymphomes non-hodgkiniens et des leucémies lymphoïdes chroniques. Plusieurs essais sont en cours pour évaluer l'intérêt de l'associer au traitement standard ABVD (R-ABVD).

LelLucatumumab (HCD122)

C'est un anticorps monoclonal "humain" ciblant le CD40+. Ce médicament est en phase 2 d'évaluation.

Le Bexar

L'I-131 tositumomab est un anticorps monoclonal conjugué avec une molécule d’iode radioactive dirigée contre les cellules de Reed-Sternberg présentant à leur surface une protéine (antigène) appelée CD20. Cette nouvelle approche est en cours d’évaluation dans les formes réfractaires de la maladie.

Adcetris™ (brentuximab vedotin)

Le brentuximab vedotin (SGN-35) est un anticorps monoclonal qui cible les cellules porteuses du CD30+ qui sont essentiellement certains lymphocytes des lymphomes à grandes cellules et de la maladie de Hodgkin.
C'est un immunotoxine car l'anticorps monoclonal est couplé à un médicament antitumoral, l'auristin E (MMAE). Cette molécule cytotoxique inhibe la tubuline nécessaire au fuseau lors de la division cellulaire.
Les études de phase 3 ont confirmé les espoirs mis dans cette approche thérapeutique. Ce médicament est homologué aux États-Unis pour le traitement des malades réfractaires aux autres traitement.

D'autres pistes...

Des résultats prometteurs, dans le cas de maladie de Hodgkin réfractaire aux traitements, ont été publiés récemment, utilisant des anticorps bispécifiques. Ces anticorps sont dirigés contre les cellules porteuses du CD3+ ou le CD28+ des lymphocytes T.
Une autre approche, en cours d’évaluation, cible le CD64+ exprimé par les cellules tueuses NK, les polynucléaires et les monocytes.


Mise à jour

15 juillet 2011



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