Localisations Voies aériennes Mésothéliome pleural
[imprimer la page]
AUCUNS...
Parfois, la maladie n’est pas encore symptomatique.
Elle peut, alors, être détectée, lors d’un examen de dépistage, sur une radiographie standard des poumons, dans 20 % des cas ou, dans 50 %, sur un scanner spiralé thoracique. Ces examens révèlent l’existence de signes radiologiques d'exposition à l’amiante
Dans 60 % des cas, la maladie siège au niveau de la plèvre droite et, dans moins de 5 % des cas, elle est bilatérale.
PARFOIS...
Il s'agit de symptômes principalement thoraciques, non spécifiques. Il peut s’agir :
Dans d'autres cas, il s’agit d’un épanchement pleural (pleurésie) qui se traduit par un essoufflement (dyspnée) et des douleurs thoraciques.
LA PRISE DE SANG
Les examens de routine
Les examens biologiques initiaux comprennent, une numération formule sanguine (NFS), un
ionogramme complet, un bilan rénal et hépatique et un bilan de la
coagulation.
Les marqueurs tumoraux ?
Les SMRP
Le dosage dans le sang et/ou dans le liquide pleural des peptides solubles apparentés à la mésothéline
(
Soluble mesothelin-related peptides
, SMRP) est prometteur car leurs taux semblent corrélés à la masse tumorale.
L'ostéopontine
C'est une protéine d'adhésion du tissu osseux reliant les cristaux d'hydroxy-apatite aux cellules osseuses. Elle fait partie du
tissu de soutien de l'os.
Il a été montrérécemment que le taux de cette protéine augmentait
considérablement et de façon précoce chez les personnes atteintes d'un
mésothéliome pleural.
En pratique...
Les dosages de ces deux marqueurs, permettant de confirmer le
diagnostic à un stade précoce de la maladie, sont en cours de validation et ne sont pas utiles pour le diagnostic.
L'IMAGERIE MÉDICALE
Le bilan systématique comprend :
LES TECHNIQUES
L'examen cytopathologique du liquide pleural
S'il existe un épanchement pleural (pleurésie), la ponction pleurale
est
souvent réalisée à titre symptomatique, pour diminuer l'essoufflement
ou
pour un diagnostic étiologique.
Le médecin anatomo-pathologiste recherchera dans le liquide pleural des cellules
tumorales. Cependant, cette méthode est insuffisante pour le
diagnostic de certitude du fait
du manque de spécificité des résultats.
La vidéothoracoscopie (avec biopsie
dirigée)
En l’absence de contre-indication, c'est l'examen de choix et le plus performant.
Les autres options
En cas de contre-indication à la thoracoscopie ou d’impossibilité technique
liée à une symphyse pleurale, le prélèvement tumoral peut être réalisé par :
Important...
Comme ces techniques exposent au risque d’ensemencement tumoral pariétal, un repérage des points de ponction pleurale pour une irradiation
prophylactique en cas de confirmation de mésothéliome pleural sera
effectué.
LE DIAGNOSTIC
Les prélèvements obtenus par biopsie de la plèvre font l’objet d’une relecture centralisée
systématique par un panel national d’experts, le groupe
MESOPATH
qui tient le registre national anatomo-pathologique des mésothéliomes - Pr. Galateau-Salle CHU de Caen - Service d'anatomie pathologique - Avenue de la Côte de Nacre 14033 CAEN - Tél. 02 31 06 49 25 - Courriel : Cliquez-ici
LES GANGLIONS
L'extension ganglionnaire est différente de celle des cancers bronchiques, avec une atteinte fréquente des chaînes ganglionnaires mammaires internes, péri-oesophagiennes et péri-diaphragmatiques.
La valeur diagnostique du scanner est assez faible ce qui explique qu'une confirmation peut, dans une perspective chirurgicale, nécessiter une TEP-FDG ou une médiastinoscopie.
EN DEHORS DU THORAX
L'existence d'une extension péritonéale est le plus souvent décelée par un scanner, en cas de signes cliniques d'appel.
La TEP au FDG permet, lorsque une chirurgie radicale est envisagée, l'identification de lésions extra-thoraciques occultes (N3 sus-claviculaire, atteinte péritonéale ou métastatique).
Dans d'autres cas, l'IRM permet de préciser une atteinte du diaphragme ou une atteinte pariétale thoracique.
La nouvelle classification de l’
iMig
(
International Mesothelioma Interest Group
) est présentée dans le tableau ci-dessous.
| Tumeur "T" | Caractéristiques |
|---|---|
| T1a | Tumeur limitée à la plèvre pariétale homolatérale ± médiastinale ± diaphragmatique |
| T1b |
Atteinte de la plèvre viscérale homolatérale
Un épanchement est en règle présent |
| T2 |
Tumeur de la plèvre pariétale, médiastinale, diaphragmatique, et viscérale homolatérale, avec l'un au moins des caractères suivants
- atteinte du muscle diaphragmatique - atteinte du parenchyme pulmonaire Tumeur circonférentielle au scanner La cavité pleurale est au moins partiellement symphysée |
| T3 |
Tumeur localement avancée mais encore potentiellement résécable, tumeur de la plèvre pariétale, médiastinale, diaphragmatique, et viscérale homolatérale, avec l'un au moins des caractères suivants :
- atteinte du fascia endothoracique - extension à la graisse médiastinale - extension nodulaire isolée, résécable, à la paroi thoracique - atteinte péricardique non trans-murale |
| T4 |
Tumeur localement avancée non résécable : tumeur de la plèvre pariétale, médiastinale, diaphragmatique, et viscérale homolatérale avec l'un au moins des caractères suivants :
- atteinte diffuse ou multifocale de la paroi thoracique avec ou sans destruction costale - atteinte trans-diaphragmatique du péritoine - extension directe à la plèvre controlatérale - extension directe aux organes médiastinaux, au rachis, à la face interne du péricarde, au myocarde |
1er novembre 2010