Localisations Cancers féminins Cancer du corps de l'utérus (endomètre)
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LA FORME LA PLUS COMMUNE
Dans plus de 90 % des cas,
il s’agit d’un adénocarcinome
se développent à partir des glandes de l’endomètre. C’est pourquoi le terme de cancer de l’endomètre est quasiment synonyme de cancer du
corps de l’utérus.
DES VARIANTES HISTOLOGIQUES
Les médecins anatomo-pathologistes distinguent plusieurs sous-types histologiques
(examen au microscope) de cancers de l’endomètre :
Les autres formes des adénocarcinomes comprennent :
LE TYPE 1
C'est la forme la plus fréquente, environ 80 % des cas.
C'est un carcinome endométrioïde de bas grade, 1 et 2.
Il est œstrogène-dépendant et exprime des récepteurs hormonaux.
L'hyperoestrogénie relative induit une instabilité micro-satellitaire à l'origine de l'inactivation du gène
PTEN
.
Il apparait tôt après la ménopause au cours de la 5 ou la 6
ème
décennie. Il affecte plus volontiers, les femmes présentant une obésité, une hypertension artérielle, un diabète gras.
Sur le plan gynécologique, il s'agit plutôt de femmes qui ont été réglées tôt, qui ont présenté une ménopause tardive, qui ont eu pas ou peu de grossesses.
Le cancer est habituellement diagnostiqué à un stade précoce et le pronostic est bon.
LE TYPE 2
Il s'agit de carcinomes à cellules claires, de carcinomes papillaires séreux et de carcinosarcomes. Par opposition, il s'agit d'une forme
œstrogène
-indépendante. Il n'exprime pas les récepteurs hormonaux et il présente des anomalies d’emblée du gène
p53
.
Il est souvent de type séreux, parfois à cellules claires. Il nait souvent dans les polypes. Sa dissémination se fait à distance sans envahir le myomètre
Il touche les femme plus âgées, non obèses, dans leur 7 ou 8
ème
décennie.
Il souvent diagnostiqué à un stade plus avancé et son pronostic est plus réservé.
EN RÉSUMÉ
Les caractéristiques de ces deux types de cancers sont données dans le tableau synoptique ci-dessous.
| Caractères | Type 1 | Type 2 |
|---|---|---|
| Œstrogène dépendant | OUI | NON |
| Obésité | OUI | NON |
| Age | 50 - 60 ans | Plus de 65 ans |
| Précurseur | Hyperplasie avec atypie | Carcinome intra-épithélial |
| Atteinte du myomètre | < 50 % | > 50 % |
| Ganglions | NON | OUI |
| Stade FIGO | BAS | ÉLEVÉ |
| Pronostic | BON | MOINS BON |
ILS SONT DIFFÉRENTS DES FIBROMES, BÉNINS
Ce sont des tumeurs rares qui se développent dans le stroma (tissu conjonctif)
de l'endomètre. Selon les estimations, les sarcomes utérins y compris les
leiomyosarcomes et les sarcomes de l'endomètre représentent moins de 5 %
des cancers du corps de l'utérus.
LES FORMES HISTOLOGIQUES
Les sarcomes de l'utérus appartiennent à l'une des trois catégories
suivantes, basées sur le type de cellules à partir duquel elles se développent.
Ils sont rares.
Les léiomyosarcomes utérins
Ce sont des tumeurs rares; 1,3 % des cancers de l’utérus. Elles se développent à partir de la paroi
musculaire de l'utérus.
Les carcinosarcomes utérins
Ils sont aussi appelés
tumeurs mésodermiques malignes mixtes ou tumeurs de Muller malignes mixtes
(abrégé MMMT). Elles débutent dans l'endomètre et elles ont les
caractéristiques des sarcomes.
Les tumeurs mixtes stromales et épithéliales
Elles sont généralement
classées parmi les sarcomes de l'utérus mais certains médecins les classent
plus près des carcinomes.
LEURS TRAITEMENTS
Ils font appel à la chirurgie et à la chimiothérapie à base d'ifosfamide et d'adriamycine. Le rôle de la radiothérapie reste discuté.
1er février 2007