Localisations Cancers féminins Cancer du col de l'utérus
[imprimer la page]LES ÉPITHÉLIUMS
Ce sont des
couches continues de cellules qui bordent, tapissent les milieux internes et
externes : ce sont des tissus de revêtement.
Plus des deux tiers des cancers du col
de l’utérus se développent à partir de l’épithélium stratifié pavimenteux non
kératinisé (malpighien) à la jonction de l’exocol et de l’endocol. Les médecins
anatomo-pathologistes définissent 6 différentes sous-classes.
LES CANCERS NON INVASIFS
Les
néoplasies cervicales intra-épithéliales (CIN)
Les CIN se développent sur
la zone de transformation du col utérin. Elles sont caractérisées par une
désorganisation architecturale et une prolifération de cellules atypiques plus
ou moins différenciées.
Les CIN constituent un éventail de
lésions qui commence par des modifications mineures, CIN1 et qui progressent
vers les CIN2, puis les CIN3. La sévérité des lésions est évaluée par la hauteur des
anomalies cellulaires dans l'épithélium :
Les risques de progression et d'évolution vers l'invasion
augmentent avec la sévérité des anomalies. On estime que 1 % des CIN1 et 10 à 15 % des CIN2 vont progresser vers un
cancer invasif en l'absence de traitement.
La durée de la progression est très variable. Pour les CIN de haut grade, CIN2 & CIN3, la durée d'évolution vers
l'invasion peut aller de 2 à 20 ans.
LES CANCERS INVASIFS
Les formes
micro-invasives
Dans le carcinome micro-invasif il existe une rupture de la
membrane basale et une invasion du stroma par les cellules malignes. Le
potentiel métastatique de la lésion est encore limité. Il augmente
avec l'étendue de la lésion, la profondeur de l'invasion et
l'envahissement des espaces vasculaires et lymphatiques.
Les formes
invasives
L’aspect des cancers invasifs est variable. Il est classé
de façon classique en trois grades selon le degré de différenciation lié à la
kératinisation, au pléiomorphisme nucléaire et à l'activité mitotique (nombre
de divisions cellulaires).
UNE FORME PLUS RARE, EN AUGMENTATION
...
Leur
fréquence est passée de 5 à 18 % ces dernières années.
Ces tumeurs se
développent à partir des glandes de l’épithélium de l’endocol. Les
médecins anatomopathologistes reconnaissent sept différentes
sous-classes.
Les adénocarcinomes de type endométrioïde à cellules
claires ou de type séreux sont plus rares.
Le pronostic de
cette forme de cancer du col est moins bon que celui des cancers
épidermoïdes.
LA CANCÉRISATION
L’adénocarcinome
in situ
(ACIS) du col est considéré comme le précurseur de l’adénocarcinome invasif et l’infection à HPV, particulièrement à HPV18, est incriminée dans sa pathogénie.
Elle est précédée par le développement d'atypies glandulaires qui
constituent les lésions pré-invasives.
Bien qu'il existe des adénocarcinomes
in
situ
, la notion d'adénocarcinome micro-invasif est
contestée.
Contrairement aux cancers
épidermoïdes, il n'est pas possible de distinguer les différents stades
des atypies glandulaires. Il présente des degrés de différenciation cellulaire et
glandulaire divisés en trois grades (1, 2 ou 3).
Les médecins anatomopathologistes identifient ainsi les cancers adéno-squameux, les cancers à cellules en verre dépoli, les cancers adénoïde kystique ou de type basal, les tumeurs carcinoïdes, les cancers à petites cellules et les formes indifférenciées.
Mardi 17 Février 2009