Localisations Appareil digestif Cancers du pancréas

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Les nouveaux traitements

Le dépistage

Des équipes de chercheurs, ont mis en évidence un biomarqueur qui pourrait permettre de détecter un cancer pancréatique-tôt avec un degré élevé de précision.
Le dosage préconisé identifie et quantifie dans le sang sérum une glycoprotéine, la mucine grâce à un anticorps monoclonal, le PAM4, également connu sous le nom clivatuzumab.
Cet antigène serait  présent dans près de 90 % des cancers pancréatiques, mais n'est pas retrouvé en cas de lésions bénignes ou d'autres localisations de cancers.


De chimiothérapie taditionnelle

LA GEMCITABINE (GEMZAR ™)


Les nouveaux protocoles

C'est actuellement le standard dans le traitement du cancer du pancréas localement avancé ou métastatique. De nombreux essais ont testé une bithérapie associant la gemcitabine avec une autre chimiothérapie ou une thérapie ciblée. A ce jour, seule l'adjonction de la capécitabine ou de l'erlotinib a montré une augmentation significative de la survie.


Une méta-analyse sur données publiées incluant 16 essais


Elle a comparé la gemcitabine seule versus les associations à base de gemcitabine. Au total 4.465 patients ont été analysés. Il semble que la bithérapie associant un sel de platine (cisplatine ou oxaliplatine) ou du 5 FU (intraveineux ou capécitabine) à la gemcitabine permette d'obtenir un bénéfice significatif en survie chez les patients en bon état général.


En traitement adjuvant


Une étude allemande a étudié l’intérêt de donner en traitement adjuvant après l’opération, de la gemcitabine à la dose de 1 mg/m² tous les mois, à J1, J8 et J15, pendant 6 mois. Selon les résultats publiés, le traitement adjuvant permettrait de doubler le temps sans progression. Ces résultats sont prometteurs mais il est encore trop tôt pour recommander cette stratégie en pratique courante.


LES AUTRES MOLÉCULES


La capécitabine (Xéloda™)


C’est un médicament proche du 5-FU (en fait son métabolite actif).  Ce médicament est actif par voie orale. Des résultats intéressants ont été obtenus à la dose de 1250 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours tous les 21 jours si la numération formule sanguine l’autorise.


L’irinotécan (Campto™)


C’est un inhibiteur des topo-isomérases I. Des résultats intéressants, à la dose de 350 mg/m² toutes les trois semaines, ont été obtenus.


Les taxanes


Le paclitaxel (Taxol™) et le docétaxel (Taxotère™) semblent avoir une activité sur la maladie et sont de plus en plus souvent proposés.



Les thérapies ciblées

LES TRAITEMENTS CONTRE L'ANGIOGENÈSE

Le contexte

L’extension des cancers implique la création de vaisseaux pour nourrir la tumeur. Ce phénomène, par ailleurs normal (cicatrisation), est appelé angiogenèse. Des molécules appartenant à différentes classes permettent de bloquer ce processus expérimentalement. Son implication dans le cancer du pancréas fait l'objet de controverses.

La recherche

Des études sont en cours pour préciser le rôle de ces médicaments comme le TNP-470 (caplostatin) dans le traitement du cancer du pancréas.
Des premiers résultats encourageants ont été observés, en particulier avec le bevacizumab qui devront être confirmés par des études scientifiques contrôlées.

POUR LES TUMEURS ENDOCRINES DU PANCRÉAS

La recherche clinique mondiale a permis de montrer l'intérêt des traitements par du sunitinib (Sutent TM ) qui vient d'être enregistré dans cette indication.
 L'Afinitor TM (everolimus), un inhibiteur de la mTOR; devrait être prochainement homologué pour ce type de tumeurs.
Ces deux biothérapies, actives par voie orale, données en traitement continu, augmentent significativement la survie et le temps sans rechute de la maladie.

LES AUTRES CIBLES

Parmi les nombreuses pistes explorées par la recherche translationnelle et clinique, les plus étudiées actuellement sont les cibles moléculaires et les circuits de transduction suivants :

  • Le blocage du récepteur du facteur épidermique de croissance (EGFR) par le cetuximab (Erbitux™)
  • Le blocage de l'IGF-IR ( Insulin Growth Factor ) par des anticorps monoclonaux comme le R-1507 ou l'AMG-479
  • Le ciblage de la mucine-1 (MUC1) par un anticorps monoclonal radio-marqué, le 90 Y-hPAM4 (clivatuzumab tetraxetan) pourrait être une piste si les résultats obtenus dans une étude préliminaire en association avec la gemcitabine est confirmés en Phase 3.
  • Le blocage de la voie hedgehog est une approche innovatrice. L'inhibition du récepteur SMO ou smoothened homolog de cette voie de transduction semble intéressante. Les petites molécules, actives par voie orale les plus avancées en développement sont le vismodegib (GDC-0449) et l'IPI-926 (Phase 2)
  • L'inhibition du c-kit PDGFR et du FGFR par le masitinib qui est une petite molécule
  • Le blocage du MEK pour diminuer la prolifération cellulaire par une petite molécule active par voie orale,  l'AZD-6244
  • L'inhibition de la src kinase par de petites molécules comme le saracatinib (AZD-0530) et le dasatinib
  • Le blockage du circuit de transduction du ras par le salirasib, une petite molécule est en cours d'évaluation en recherche clinique de Phase 1/2
  • Le blocage du récepteur PSCA par un anticorps monoclonal, l'AGS-IC4D4 qui est en Phase 2 de développement


LES INHIBITEURS DE L'ENZYME COX2

Ces médicaments appelés coxib sont utilisés dans le traitement des douleurs et des rhumatismes. Cette enzyme est impliquée dans l’inflammation et dans les phénomènes conduisant à la cancérisation, de nombreuses études testent ces médicaments dans une grande variété de cancers. Des essais thérapeutiques sont en cours dans le traitement des formes évoluées de cancers du pancréas qui testent le celecoxib (Celebrex™).


Les nouvelles cibles

Dans le cancer du  pancréas, les scientifiques ont décrit onze voies de signalisation pouvant être touchées par la maladie. Les plus étudiées sont :

  • La voie du TGF bêta impliquée dans la prolifération, la migration cellulaire et la diffusion métastatique
  • La voie SMAD4/DPC4 importante pour la diffusion métastatique
  • Le S100A2 serait, lui, un facteur de bon pronostic mais dont la fonction est mal connue
  • La CXCR4 est une cytokine couplée à CXCL12/SDF1 et est impliquée dans la voie de l'angiogenèse, de la diffusion métastatique et pourrait influencer la survie


Mise à jour

1 er novembre 2011



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