Localisations Appareil digestif Cancer du côlon & du rectum (colorectal)
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Si vous avez eu un dépistage systématique et la recherche de sang dans les selles (test Hemoccult-II) est positive. La coloscopie pratiquée dans la foulée a révélé un polype ou une autre lésion qui, à la biopsie, s’est révélée être un cancer. Il s’agit alors d’un « petit cancer » qui a des très bonnes chances d’être guéri.
La plupart des patients n’ont pas de symptômes précis. D’autres peuvent se plaindre de vagues douleurs abdominales, de ballonnements, de changements mineurs dans le fonctionnement de l’intestin ou d’une fatigue, sans raison apparente. Ces symptômes, vagues, sont généralement attribués à d’autres raisons, comme, par exemple, la présence de calculs dans la vésicule biliaire, des hémorroïdes ou à une mauvaise digestion de certains aliments.
Devant la persistance de ces symptômes, après 50 ans, il ne faut pas les négliger et demander à votre médecin si une recherche de sang dans les selles ne serait pas utile.
UNE OCCLUSION
Définition
On appelle occlusion intestinale aiguë toute interruption du transit intestinal normal. Elle se traduit par un arrêt des matières et des gaz. Quel que soit son niveau, l'occlusion intestinale aiguë associe de façon variée des douleurs abdominales, des vomissements, un arrêt des gaz et des selles et un météorisme (ballonnement) abdominal.
Dans le contexte d'un cancer
Une occlusion intestinale peut compliquer toutes les localisations
de la maladie, mais est plus fréquente pour les cancers du côlon gauche.
Elle
est due, le plus souvent, à la tumeur qui obstrue la lumière colique;
mais aussi, dans les formes évoluées, à une carcinose péritonéale.
L’arrêt
complet des matières et des gaz succède, en général, à des épisodes
incomplets, dits de sub-occlusion, mais il peut, aussi, s’installer
brutalement.
UNE PÉRITONITE
Définition
Une péritonite est une inflammation ou une infection aiguë du péritoine.
Elle est dite
primitive
lorsqu'il n'y a pas de lésion intra-abdominale responsable comme par exemple en cas de péritonite à pneumocoques ou de péritonite tuberculeuse, exceptionnelle de nos jours.
Elle est qualifiée de
secondaire
lorsqu'il existe un foyer intraabdominal responsable de l'infection. Elle peut être la conséquence d'une perforation du tube digestif, en particulier d'un ulcère gastro-duodénal ou d'un diverticule du côlon sigmoïde, à une infection de l'appendice ou de la vésicule biliaire. Elle peut, aussi, être de cause gynécologique. Elle peut, enfin, compliquer une opération abdominale.
Les péritonites localisées
Elles sont la conséquence d’une infection autour de la tumeur. L’infection se collecte en un abcès. Elles sont dues soit à
la perforation de la tumeur, soit à la fissuration par nécrose tissulaire de la paroi du côlon
Elles
se signalent par des douleurs localisées, avec troubles du transit, une
fièvre persistante avec une augmentation du nombre de globules blancs (polynucléose) et une altération de l’état
général.
L’abcès formé autour de la tumeur peut s’ouvrir dans un viscère
voisin provoquant une fistule interne, ou se rompre dans la cavité
péritonéale entraînant une péritonite généralisée.
Les péritonites généralisées
En règle générale, elles sont la conséquence de :
Dans tous les cas
le tableau clinique est celui d’une péritonite généralisée, associant
douleur et contracture abdominales, vomissements, fièvre, état de choc.
Le diagnostic de la cause de la péritonite sera souvent fait lors de l’opération décidée en urgence.
UNE FISTULE
Une fistule
C’est une communication anormale entre
deux organes. L’envahissement d’un viscère voisin par la tumeur, ou
l’ouverture d’un abcès entraîne une fistule interne.
Les signes
Ils varient en fonction du viscère intéressé et sont variables en fonction de la nature de la fistule.
Une fistule gastro-colique, duodéno-colique ou iléo-colique se traduit essentiellement par des diarrhées.
Une fistule sigmoïdo-vésicale se signale par une fécalurie
, c'est-à-dire la présence de matières fécales dans la vessie, ou une pneumaturie qui est la présence de gaz
dans les urines.
Une fistule colo-vaginale ou colo-cutanée se traduira par un écoulement de matières par le vagin ou la peau.
Le cancer du cæcum
Comme le cæcum est large, i
l est rarement sténosant mais est souvent surinfecté.
Les
signes révélateurs de la maladie peuvent alors être :
Le cancer du côlon droit
Pendant très longtemps la maladie reste
silencieuse, c’est-à-dire sans symptômes apparents. À
un stade plus tardif, la lésion peut causer de vagues douleurs
abdominales, une perte de poids. Il peut, aussi, engendrer un état de «
faiblesse » et de fatigue générale, appelée asthénie, non expliquée.
Les
pertes de sang sont rarement assez importantes pour donner des selles
noires et nauséabondes (melæna). Elles sont souvent minimes et ne se
dévoilent que par une anémie, qui est une diminution du nombre de
globules rouges.
Le médecin, à ce stade, peut, à l’examen de l’abdomen,
retrouver une masse dans le côté droit de l’abdomen.
Parfois,
le diagnostic est fait à l’occasion d’une complication aiguë. Il peut
s’agir soit d’une occlusion, qui est un blocage à l’évacuation du côlon
soit d’une péritonite, causée par une perforation du côlon.
Le cancer du côlon transverse
Pendant longtemps la maladie est
silencieuse, sans symptômes précis. Plus tardivement, on peut observer
du sang dans les selles, une modification du transit. Plus rarement, là
aussi, le diagnostic est fait à l’occasion d’une complication aiguë,
comme une occlusion.
Le cancer du côlon gauche
Il provoque des symptômes plus
précocement. La maladie peut se manifester par des crampes, des
douleurs abdominales, des nausées et des vomissements ou une alternance
de constipation et de diarrhée. Des saignements rectaux intermittents
peuvent aussi se produire. Enfin, plus rarement, il peut se révéler par
une complication aiguë, comme :
Le cancer du rectum
Assez souvent, les patients peuvent n’avoir
qu’une vague sensation que leur rectum est toujours plein (réplétion).
Ce symptôme est appelé « ténesme » par les médecins. Ils peuvent,
aussi, présenter la présence de sang rouge dans les selles ou
rectorragies, associée ou non à une constipation ou une diarrhée
récente.
Il peut aussi exister un « syndrome rectal » qui est
défini par des besoins impérieux et fréquents, surtout le matin, avec
une émission de glaires sanglantes.
30 octobre 2010