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Si vous devez faire face à un cancer, vos expériences et vos croyances personnelles vous aideront à déterminer ce que ce diagnostic signifie pour vous.
Faire face à toutes les exigences du traitement et à l'idée de la mort peuvent vous amener à examiner vos croyances religieuses, vos valeurs personnelles, familiales et vos priorités dans la vie. Accepter le diagnostic et faire front à la maladie est un défi de tous les jours !
Le diagnostic ne vous touche pas seulement, mais il affecte aussi les membres de votre famille et vos amis. Vous vous interrogez sur les changements qui vont intervenir dans votre vie et dans la leur. Vous pouvez aussi être effondré, étourdi et ressentir des difficultés à écouter, à comprendre ou à vous rappeler ce que l'on vous dit à ce moment là, si votre médecin vous parle d'emblée d'un cancer.
Vous pouvez vous demander à qui et comment en parler. Vous vous sentez dans l'urgence de partager ce diagnostic avec votre entourage mais ne pourrez le faire que lorsqu'ils se sentiront prêts pour cela, ce qui a lieu au bout d'un temps variable. Si vous avez des difficultés à exprimer auprès de votre entourage le flot d’émotions qui peut vous submerger, n’hésitez pas à vous adresser à un spécialiste qui vous aidera à passer ce cap.
Après
un diagnostic de cancer, l'incrédulité, la peur, l'anxiété, la
culpabilité, la tristesse, la dépression, et la colère sont des
sentiments que vous pouvez ressentir tour à tour.
Chaque patient peut éprouver certains de ces sentiments et chacun doit y faire face selon sa nature.
Le
choc est la première émotion créée par un diagnostic de cancer parce
que nul n'est préparé à s'entendre dire qu'il a un cancer.
Vous
pouvez éprouver un sentiment d'injustice ou douter du diagnostic, si
vous ne vous sentez pas malade. La peur du cancer lui-même, du
traitement et de ses effets, des douleurs éventuelles sont les plus
grandes craintes que les patients et leurs familles éprouvent à
l'annonce du diagnostic.
Vous pouvez également éprouver un sentiment
de culpabilité de ne pas avoir porté une attention suffisante à des
symptômes ou d'avoir, peut-être, agit de façon à augmenter le risque
d'avoir la maladie.
Vous pouvez vous poser des questions sur votre
environnement professionnel ou familial. Vous pouvez craindre que
d'autres membres de votre famille ne développent un cancer.
Actuellement on ne sait pas exactement ce qui provoque la plupart des
cancers. Seuls un très petit nombre de cancers est héréditaire, ce qui
signifie que les membres d'une même famille ont un risque accru, mais
non la certitude, de développer un cancer.
Vous pouvez vous sentir triste ou désespéré si le pronostic de la maladie est incertain.
Vous
pouvez aussi appréhender le temps que va prendre le traitement dans
votre vie. Les sentiments de tristesse dépendent de la personnalité de
chacun, de son expérience personnelle ou indirecte du cancer et de sa
capacité à faire face à des situations difficiles.
Vous pouvez
ressentir de la colère. Certains patients n'extériorisent pas leur
colère. Consciemment ou inconsciemment, vous pouvez être tenté d'être
en colère ou d'exprimer un sentiment de frustration à l'encontre des
membres de votre famille, de vos amis ou enfin contre vos médecins.
C'est une réaction normale à vos craintes.
Vous pouvez aussi faire comprendre à votre entourage que vous n'attendez pas d'eux une solution à votre problème.
Le cancer est une maladie complexe. La part d'incertitude sur l'évolution de la maladie est une source d'inquiétude normale.
La
connaissance de la maladie, de son traitement, des possibilités de
guérison et de réinsertion sont autant d'éléments qui peuvent permettre
de surmonter le choc initial lié à l'annonce du diagnostic.
Bien que
les patients ne puissent pas changer le diagnostic, une information
précise sur la maladie et son traitement sont des facteurs très
importants pour affronter le diagnostic.
L'aide apportée par
l'entourage et par l'équipe soignante ainsi que la recherche
personnelle d'autres sources de soutien peuvent vous aider à contrôler
la situation et à prendre plus sereinement des décisions.
Il est
extrêmement important de dominer vos propres craintes au sujet du
cancer car votre façon de penser peut influencer grandement votre
vision de vous-même, de la vie et vos décisions au sujet du traitement.
Si vous vous sentez déprimé en permanence, si vous avez des troubles du
sommeil ou des pensées de suicide, vous devez rechercher l'aide d'un
spécialiste.
D'autres symptômes comme les crises de larmes
permanentes, des crises de panique ou d'intense anxiété nécessitent
l'intervention d'un spécialiste. Si vous pensez devoir en avoir le
besoin, parlez-en à votre médecin.
Juillet 2008