En savoir plus... Sexualité & cancer La fertilité chez l'homme
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LES CELLULES CONSTITUANT LE TESTICULE
Les cellules germinales qui produisent, par méiose, les spermatozoïdes.
Les cellules de Sertoli assurent le support, la nutrition et la protection des cellules germinales. Elles synthétisent de nombreuses protéines dont les principales sont l’inhibine et l’ABP (
Androgen Binding Protein
).
Les cellules de Leydig sécrètent la testostérone
mais sont peu
sensibles aux effets de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. Ceci explique
que ces traitement affectent peu ou pas la sécrétion de testostérone.
DANS LE TEMPS
Chez l'homme, les cellules souches germinales existent dès la
naissance dans les testicules. Jusqu'à la puberté, le renouvellement des
cellules est lent et n'aboutit pas à des cellules matures. Ceci explique
qu'elles très sensibles à médicaments cytotoxiques.
Une fois la puberté
commencée, ces cellules vont ce multiplier et être en constant renouvellement.
Elles vont se différencier et, en 67 jours, donner des spermatozoïdes. De ce
fait, après la puberté, il y a toujours des cellules matures dans le sperme.
LE CANCER LUI
MÊME
De nombreuses études ont
montré que les cancers du testicules ou la maladie de Hodgkin avaient un effet
direct sur les cellules produisant les spermatozoïdes, probablement par un effet
délétère sur la commande hypothalamo-hypophysaire et/ou un phénomène
immunitaire.
LA CHIMIOTHÉRAPIE
Pourquoi ?
Les médicaments de chimiothérapie agissent de façon
non spécifique sur toutes les cellules en renouvellement rapide, la
chimiothérapie altère la spermatogenèse qui est une fonction très fragile.
D’autres facteurs peuvent intervenir, comme, par exemple :
Les facteurs de risque
Les facteurs principaux d’une forte diminution du
nombre de spermatozoïdes, ou azoospermie, sont les suivants :
La récupération spontanée
Lorsqu’elle doit se produire, l’amélioration de
l’azoospermie s’observe en 2 à 3 ans après l’arrêt du traitement, parfois 5,
voire plus. Une baisse progressive des taux plasmatiques de FSH laisserait
espérer une récupération de la spermatogenèse.
Comment, en pratique, préserver
la spermatogenèse ?
Quand cela est
possible et sans risque pour l’avenir, le choix se porte sur un protocole de
traitement moins toxique.
Quand cela n’est pas possible, c’est la
cryoconservation de sperme. Une cryoconservation du sperme est proposée
systématiquement à tout sujet jeune ou tout sujet le désirant. Elle doit être
effectuée avant la chimiothérapie mais aussi avant le bilan d’extension qui
altère la spermatogenèse (anesthésie générale, examens scanners et radiographies
standards centrés sur le pelvis). Il faut savoir que parfois la conservation est
impossible en cas de difficultés de recueil, d’une insuffisance des
spermatozoïdes en nombre (< 40 millions/ml) et en mobilité (< 60 %), du
fait de la maladie.
POURQUOI ?
Elle peut affecter la fertilité chez l'homme en affectant un ou
plusieurs axes physiologiques :
LES CONSÉQUENCES
L'azoospermie, donc stérilité masculine, temporaire est observée
chez 100 % des hommes exposés à 0,3–0,5 Gy. Le nadir se situe entre le 4
ème
et le 5
ème
mois et
la récupération commence au-delà d'un an. Une récupération totale est possible
dans les deux ans.
Une oligozoospermie peut s'observer dès 0,1 Gy.
Au-delà de 2–3 Gy, l'azoospermie s'observe dès les deux premiers mois suivant
l'exposition et dure au moins 3 ans.
Une stérilité
dans plus de 80 % des cas est habituelle pour des doses de 5 à 15 Gy sur les
gonades ou lors des irradiations complètes réalisées lors des transplantation de
moelle osseuse. Le tableau ci-dessous, précise ces données.
| Dose de rayons |
Temps pour une récupération des la fonction des testicules
|
|---|---|
|
< 1 Gy
2-3 Gy > 4 Gy |
9 à 18 mois
30 mois Plus de 5 ans |
LE CONTEXTE
Les
cancers de l'enfance sont dominés par les hémopathies, le neuroblastome et
par le néphroblastome (tumeur de Wilms). En général, les traitements combinent
la chimiothérapie et la radiothérapie avec les mêmes conséquences que chez
l'adulte.
LA CONSERVATION DU SPERME
Pourquoi ?
La stérilité est un souci important chez les jeunes adultes guéris d'un
cancer. Lorsque la crainte vitale est en partie oubliée, la préoccupation de la
fertilité occupe une place importante chez le jeune adulte, et il peut regretter
que sa préservation n'ait pas eu lieu, n'ait pas été proposée, ou avec trop peu
de conviction.
Comment ?
C'est pourquoi, on propose un recueil de sperme à tout adolescent devant
recevoir un traitement pour un cancer, dès qu'il est en âge de pouvoir le
faire.
Elle est effectuée par le CECOS ou banque du
sperme, avant tout traitement, est donc une précaution habituelle en cas de
tumeur du testicule.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser au
CECOS le plus
proche de votre domicile.
| Méthode | Cryoconservation | Traitement | Receveur |
|---|---|---|---|
| Éjaculation possible | Sperme mature | Fertilisation in vitro | Partenaire |
| Éjaculation impossible | Fragment de testicule après biopsie testiculaire | Repopulation à base de cellules souches | Patient (expérimental) |
9 juin 2011