En Savoir Plus Imagerie médicale L'échographie
[imprimer la page]Depuis 1965, date d'apparition des premiers échographes à usage médical, cette technique d'imagerie médicale s'est beaucoup développée et ses applications se sont diversifiées à de nombreux domaines :
Les principaux avantages de l'échographie résident dans le fait que la technique est :
L'IMAGE ACOUSTIQUE...
Il s'agit d'une image par réflexion et non pas une image par transmission comme pour la radiographie ou le scanner. La réflexion du faisceau ultrasonore se fait sur des interfaces constituées par des tissus ayant des impédances acoustiques différentes. L’échographie est ainsi une image acoustique.
LES PRINCIPES PHYSIQUES
Un petit retour en arrière..
En 1794, Spallanzani, fut le premier à soupçonner l'existence des ultrasons, en observant le vol des chauves-souris.
En 1880, Pierre Curie découvre le principe de la piézo-électricité et le moyen de produire des ondes ultrasonores.
En 1915, Paul Langevin utilise les ultrasons pour la détection des sous-marins en plongée. Ce sont les SONAR (SOund NAvigation Ranging).
En 1942, c’est la première application médicale qui est due à Dussik pour la recherche d'une déviation des structures médianes intracrâniennes.
En 1955, Inge Edler (1911-2001), cardiologue suédois réalise la première échographie
La propagation des sons et des ultrasons
La vitesse de propagation d’un son dans un milieu donné est fonction de son impédance. En règle générale, la vitesse des sons dans les tissus biologiques est d'environ 1600 mètres par seconde. Cette vitesse de propagation est variable selon les tissus ou les milieux traversés :
De ce fait, l'interface constituée entre l’os et les tissus mous constitue une barrière infranchissable aux ultrasons. Pour qu'une interface soit visible sur l'image, il faut, en plus, que cette interface soit perpendiculaire au faisceau ultrasonore.
Les fréquences utilisées en médecine
Elles vont de 2 à 10 MHz. Pour avoir une bonne résolution axiale, il faut une fréquence élevée mais, comme la pénétration est inversement proportionnelle à la fréquence, c'est la profondeur à étudier qui guide le choix de la sonde :
LES IMAGES
Formation de l'image échographique
L’image échographique est celle d’une tranche de tissu dont les différentes dimensions dépendent de la sonde utilisée.
La largeur de la tranche correspond au champ de balayage de la sonde, sa profondeur à sa fréquence d’émission.
L’image étant à 2 dimensions, elle est moyennée surl’épaisseur de la sonde.
Le signal échographique correspond à la réponse acoustique des éléments diffuseurs du tissu étudié à l'arrivée du faisceau ultrasonore incident.
Ce signal échographique servira à former l’image du tissu.
Une zone noire...
En échographie, une zone noire est une zone sans interface ultrasonore. Elle est dite, zone anéchogène ou transonore.
Généralement en arrière de cette zone on observe un renforcement postérieur correspondant à l'absence d'atténuation du faisceau ayant traversé cette zone. A l’opposé, le faisceau d’ultrasons ayant traversé les zones voisines aura, lui, été atténué.
Des points blancs...
L'importance des échos, qui apparaissent sous forme de points blancs, dans les tissus permet de décrire les images observées. Les radiologues emploient, alors, les termes suivants pour décrire les aspects des images :
La répartition inégale de cette échogénicité dans un même tissu permet de le décrire comme échographiquement hétérogène.
Une structure hyperéchogène peut absorber complètement les ultrasons et générer, en arrière d'elle, un cône d'ombre. C'est le cas des structures cristallines comme les calculs ou des os.
Les interfaces majeures, comme l'air ou l'os, créent une réflexion totale du faisceau qui rebondit entre la sonde et l'interface créant en arrière de l'interface des échos fantômes appelés échos de répétition.
LES CONDITIONS DE L'EXAMEN
Vous serez
allongé dans une pièce sombre pour faciliter la lecture des images. Un
gel sera appliqué sur la peau pour permettre la transmission des
ultrasons.
Dans le cas d'une échographie abdominale...
Vous devez être à jeun depuis 3 heures avant votre rendez-vous, mais vous devez prendre normalement vos médicaments habituels. L’exploration nécessitera souvent de suspendre la respiration pendant quelques secondes.
Dans le cas d'une échographie pelvienne...
Il
vous est souvent demandé de vous présenter vessie pleine. Dans ce cas,
n’urinez pas pendant 3 heures avant l’examen ou si vous avez uriné,
buvez 4 verres d’eau 1 heure avant.
Pour être en contact immédiat
avec la région examinée et améliorer la qualité des images, on peut
vous proposer de placer une sonde recouverte d’une protection stérile
dans le rectum (sonde endorectale) ou le vagin (sonde endovaginale).
FAUT-IL INJECTER UN PRODUIT ?
Dans
la très grande majorité des cas, l’examen est réalisé sans injection.
L’injection intraveineuse d’un produit à base de microbulles est
parfois utile pour rendre l’examen plus précis.
Au moment de l’injection, une impression de froid, peut être ressentie au point d’injection ou le long de la veine.
Mercredi 25 Mars 2009