Le dépistage

Pas de dépistage organisé...

Le dépistage organisé des cancers de la thyroïde sur la population générale, en France

Elle serait difficile en raison de la relative rareté des cancers thyroïdiens et de la proportion élevée des lésions bénignes.

En revanche, si vous avez un, ou plusieurs facteurs de risque, en particulier si vous avez subit une irradiation du cou, vous devez vous faire suivre régulièrement.

Les registres

L’enregistrement des nouveaux cas de cancers thyroïdiens est effectué par les registres (généraux, spécialisés par organe, spécialisés pour les cancers de l’enfant) dans les zones géographiques où il en existe.
Le registre spécialisé des cancers thyroïdiens de « Champagne-Ardennes » couvre de façon exhaustive les départements de la Marne et des Ardennes.

 

 

Faut-il intensifier le dépistage ?

LES FAITS

L’augmentation de l’incidence des cancers thyroïdiens est au moins en partie liée à un « effet détection » qui tient à l’amélioration des moyens du diagnostic. Il se traduit par l’augmentation du diagnostic des petits cancers, mais il n’y a pas en parallèle de réduction significative de l’incidence des cancers volumineux et à risque de récidive.
Cela doit encourager à la détection des nodules cliniques qui peuvent être détectés à la palpation cervicale, notamment chez les hommes de plus de 50 ans.

UN DÉPISTAGE ÉCHOGRAPHIQUE

Le dépistage échographique des nodules conduirait à une forte augmentation de l’incidence des microcancers sans garantie d’une réduction significative des formes avancées.
Le bénéfice d’une telle stratégie reste à démontrer compte tenu de l’excellent pronostic de ces carcinomes pour la plupart non évolutifs et doit être mis en balance avec l’augmentation des coûts induits par le dépistage et les risques de morbidité liée à la prise en charge chirurgicale.
De plus, l'impact sur la « qualité de vie » et l’inquiétude suscitée par le diagnostic d’un cancer si petit soit sa taille et si rassurants soient les propos du médecin.

Mise à jour

14 février 2015