Les formes rares

Le mélanome acral-lentigineux (ALM)

GÉNÉRALITÉS

Il représente 5 % des cas de mélanomes chez les blancs mais 60 % chez les noirs et les Asiatiques.

SON ASPECT…

Il siège dans la paume des mains ou à la plante des pieds. Il s’agit d’une tache brune ou noire au contour irrégulier.
Il peut, aussi, être localisé au niveau du lit de l’ongle. Il se présente sous forme d’une bande mélanique de plus de 6 mm de large et de pigmentation irrégulière. Parfois il se présente sous forme d’un « panaris mélanique » de diagnostic difficile.
Il peut aussi siéger dans les zones cutanées non exposées au soleil.

SON ÉVOLUTION…

La phase horizontale ou radiale est longue.
La phase verticale est agressive.

Ces localisations peuvent poser des problèmes techniques d’exérèse.

Les types rares de mélanomes

LE MÉLANOME ACHROMIQUE

Comme son nom l’indique, cette tumeur n’est pas noire.
Environ 5% des mélanomes nodulaires sont « achromiques ».
Ils se présentent sous l’aspect d’un bourgeon charnu rosé ressemble à un botryomycome ou à un mal perforant plantaire, quand ils siègent à la plante du pied.


LE MÉLANOME DESMOPLASTIQUE

Il représente 1 % des mélanomes.
Il survient plus volontiers, chez l’homme, après 60 ans.
Il est  « achromique » dans près de 40 % des cas. Il survient essentiellement sur les zones exposées et les extrémités. Il existe souvent un neurotropisme (60 % des cas).


LE MÉLANOME ANGIOTROPE

Les cellules mélaniques se multiplient le long des parois des vaisseaux sans les envahir, contrairement aux cellules métastatiques.
L’âge moyen, pour cette forme de mélanome, est de 40 ans, les deux sexes étant atteints. Il n’y a pas de localisation spécifique.
Les cellules tumorales sont souvent très proches de l’épiderme, pouvant donner un pseudo aspect d’«épidermotropisme» qui est aussi retrouvé avec les nodules « en transit ».
Un neurotropisme est aussi souvent présent.

LE MÉLANOME RÉGRESSIF

C’est une forme qui pose beaucoup de problèmes aux dermatologues car la tache régresse et ne laisse aucune trace tandis que les métastases à distance se développent.

Les adénopathies métastatiques

C’est une situation, malheureusement, qui n’est pas exceptionnelle car elle observée dans 4 à 9 % des cas. Dans cette situation, le mélanome primitif n’est pas retrouvé.

Les mélanomes muqueux

Ils sont rares et représentent moins de 5 % des mélanomes.
Ils peuvent se développer à partir de n’importe quelle muqueuse. On peut observer des mélanomes au niveau de l’œil (uvée) de la bouche, de l’appareil digestif (anus) et de l’appareil génital (vagin, pénis).
Ces mélanomes sont de diagnostic et de traitement plus difficile.

Le mélanome de l’uvée

GLOBALEMENT

C'est la plus fréquente des tumeurs oculaires malignes primitives de l’adulte.
C’est cependant une tumeur relativement rare puisque seulement 500 à 600 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France.

QUI ?

Elle se développe préférentiellement dans les yeux bleus ou verts et il est vraisemblable que l’exposition solaire favorise sa survenue.
Elle est exceptionnelle chez les sujets de race noire.
L’âge médian au diagnostic est de 64 ans chez l’homme comme chez la femme.
Bien qu’il ne semble pas s’agir d’une maladie héréditaire, des cas familiaux peuvent se voir ainsi que des associations dans une même famille à des mélanomes cutanés; les formes bilatérales sont très rares.

LES FACTEURS DE RISQUE

Sont reconnus comme facteurs de risque :

  • Les nævi cutanés atypiques,
  • La peau claire, yeux clairs, l
  • Les nævi cutanés communs, propension aux coups de soleils, nævus de l’iris, tâches de rousseurs)
  • Professionnels (soudeurs, cuisiniers)

 

En revanche, le rôle de l’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) solaires n’est pas clairement démontré

SON EVOLUTION

La dissémination métastatique survient dans 50% des cas environ parfois plusieurs années après le diagnostic initial. Dans 90 % des cas les métastases sont localisées au niveau du foie.

SON TRAITEMENT

Le seul traitement de cette tumeur a longtemps été l’énucléation (ou ablation chirurgicale de l’œil) et le syndrome « œil de verre gros foie » est bien connu des gastro-entérologues.

Depuis une vingtaine d’années les progrès du traitement ont concerné le traitement conservateur de l’œil grâce à l’apparition de nouvelles méthodes de radiothérapie. Les métastases hépatiques lesquelles surviennent gardent un pronostic très péjoratif.

Mise à jour

Lundi 23 Février 2009