Le pronostic

Les facteurs pronostiques reconnus et validés

LE GRADE

Le grade histopronostique de la tumeur constitue le facteur pronostique le plus important pour évaluer le risque de métastase.
La classification habituelle identifie 4 grades de 1 à 4, à partir de la différenciation cellulaire, de l'index mitotique et des plages de nécrose tumorale.
Il faut savoir qu'au moment du diagnostic, plus des trois quarts des cas sont de grade 3 ou 4.

LES MARGES D’EXÉRÈSE

La qualité des marges d'exérèse de la tumeur constitue le facteur pronostique le plus important pour évaluer le risque de rechute locale.
De plus, elle conditionne l'attitude thérapeutique locorégionale secondaire : une opération plus large, une curiethérapie, une radiothérapie externe, etc.

LA CHIMIOSENSIBILITÉ

Le degré de « chimiosensibilité » d'une tumeur en cas de chimiothérapie première sur un sarcome localement avancé est un paramètre très important aussi qui conditionne le pronostic.

RECONNUS

Les ostéosarcomes ont un potentiel évolutif, à la fois local et métastatique, conditionné par les facteurs pronostiques suivants :

  • La réponse à la chimiothérapie préopératoire,
  • La localisation de la lésion,
  • Le caractère profond ou superficiel de la lésion
  • Le taux de la LDH (reflet de la masse tumorale) et des phosphatases alcalines
  • Le développement intra- ou extracompartimental
  • Le pourcentage de nécrose de la tumeur
  • Le grade histologique
  • La présence ou non de “ Skip lesions ” qui sont des foyers satellites de la tumeur dans le canal médullaire de l’os concerné, ou dans l’os voisin

 

EN COURS D'ÉVALUATION

Plusieurs marqueurs biologiques font l'objet de recherche pour affiner les facteurs pronostiques. Parmi ceux les plus souvent cités dans la littérature scientifique, les plus importants sont le BMP  (Bone Morphology Protein) , l'antigène Ki67, la cytométrie de flux et les marqueurs de résistance à la chimiothérapie.

Des progès immenses...

GLOBALEMENT

La survie des malades souffrant de tumeurs osseuses malignes primitives des os s'est beaucoup améliorée avec la chimiothérapie et la chirurgie conservatrice, sans amputation, donne des résultats de plus en plus satisfaisants.
Le taux de survie nette à 5 ans est de plus de 60 %. Il est de plus de 70 % chez les moins de 45 ans. Ce taux, à 10 ans est de près de 50 %.

SELON LA RÉPONSE AU TRAITEMENT


Selon les derniers chiffres publiés, on estime qu'environ 90 % des patients "répondeurs" sont en vie à 5 ans.
Ce taux est d'environ 50 % pour les malades dits "non-répondeurs".

Quelques chiffres...

Avant 1970       

  • Chirurgie seule       
  • Amputations : 80 %       
  • Survie à 5 ans : 10 à 20 %   

 

1970 - 1980        

  • Chimiothérapie adjuvante       
  • Survie à 5 ans : 40%   

 

Après 1980        

  • Chimiothérapie néo-adjuvante (primaire), chirurgie, chimiothérapie adjuvante (de prévention)
  • Amputations < 10 %      
  • Survie à 5 ans> 75 %

Mise à jour

2 février 2016