La vie après...

Le passage à vide

Lorsque les traitements se terminent et que la lutte contre la maladie s’arrête, il n’est pas rare de ressentir à ce moment une grande lassitude. Lutter, pour guérir d’une leucémie, est l’un des plus importants combats de la vie.
Cette lutte a un retentissement sur vous-même et sur tous ceux qui vous entourent et vous aiment. L’arrêt des traitements peut s’accompagner d’une forme de décompression mentale et d’un état plus ou moins dépressif.
L'isolement et la lutte pour supporter les traitements sont terminés, la très forte prise en charge par les équipes soignantes se fait moins proche ; la vie quotidienne reprend petit à petit ses droits avec ses soucis, mais la fatigue accumulée ne permet pas d’avoir autant de courage. Enfin et surtout, on ne peut qu’éliminer lentement la peur de rechuter.
Il est possible qu’à ce moment vous ressentiez la nécessité légitime d’une aide, si vous n’en avez pas eu besoin jusqu’ici. Sans attendre, contactez votre médecin, les services sociaux de votre hôpital ou une association !

Avoir des enfants après…

COMMENT PARER AUX CONSÉQUENCES DU TRAITEMENT CHEZ L’HOMME ?

Le contexte

Les traitements que vous avez reçus ne modifient en rien votre désir ou votre vie sexuelle. En revanche, certaines chimiothérapies peuvent compromettre la fertilité masculine bien que cette éventualité est plus rare depuis l'utilisation de nouvelles chimiothérapies.

Un cryoconservation du sperme

Elle est proposée systématiquement à tout sujet jeune ou tout sujet le désirant. Elle doit être effectuée avant la chimiothérapie mais aussi avant le bilan d’extension qui altère la spermatogenèse (anesthésie générale, examens scanners et radiographies standards centrés sur le pelvis).

La conservation du sperme est géré par les Centres d'Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humain ( CECOS ).

Il faut savoir que parfois la conservation est impossible ..

Ce problème peut apparaître en cas de difficultés de recueil, d’une insuffisance des spermatozoïdes en nombre (< 40 millions/ml) et en mobilité (< 60 %), du fait de la maladie.

COMMENT PARER AUX CONSÉQUENCES  DU TRAITEMENT CHEZ LA FEMME ?

Les mesures préventives, la cryoconservation des ovules

Il est envisageable de prélever des ovules, avant de débuter le traitement, de les conserver congelés pour une utilisation plusieurs années plus tard.
Il faut savoir que plusieurs études récentes ont montré que cette technique ne serait pas totalement dépourvue de risques car des cellules malignes pourraient être ré-implantées.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser au CECOS le plus proche de votre domicile.

Un état de ménopause

Les traitements chimiothérapiques utilisés lors d'hémopathies entraînent une ménopause dans environ 85 % des cas. Cet effet sur les règles est proportionnel à l'âge de la malade. L'effet de la chimiothérapie correspond en fait à hâter la ménopause.
La patiente peut ressentir des symptômes de ménopause comme des bouffées de chaleur.

La contraception

Lors du diagnostic et du traitement d'une leucémie, la survenue d'une grossesse n'est pas souhaitable dans la mesure où elle a de fortes chances de gêner la réalisation du traitement idéal. C’est pourquoi on vous proposera, systématiquement une contraception, en dehors d’un stérilet contre indiqué en raison du risque infectieux.
Les femmes qui sont toujours réglées peuvent être enceintes au cours du traitement. Ce peut être aussi le cas des femmes qui ont des cycles très irréguliers.

EN CAS D’INFERTILITÉ APRÈS UNE LEUCÉMIE TRAITÉE ?

La fonction ovarienne est déjà perturbée

En raison de la chimiothérapie, ou tout simplement en raison de l’âge, souvent dès 38 ans, il existe une insuffisance ovarienne, attestée par un taux de FSH augmenté et un taux d' inhibine B bas. Au couple qui désire un enfant, on peut alors vous faire deux propositions :

  • Le don d’ovocyte, mais la législation en vigueur en France rend cette méthode difficile d’accès car le don est gratuit, et très peu de femmes acceptent d’être des donneuses. La possibilité récente de réimplanter chez la receveuse des embryons frais soulève l’espoir d’élargir le nombre de couples qui bénéficieront de cette technique en France.
  • Le passage par une mère donneuse est devenu récemment possible en France sous certaines conditions très précises. Il permet à un couple de bénéficier d’un embryon surnuméraire congelé d’un couple ayant effectué une FIV. En pratique, cette méthode s’adresse aux couples présentant une double infertilité (féminine et masculine) et ne pouvant recourir à d’autres méthodes.

 

Ces deux techniques présentent l’avantage de ne pas nécessiter de stimulation ovarienne chez la receveuse.

La fonction ovarienne est intègre

Dans ce cas la mise en route d’une grossesse, a près feu vert des hématologues et après bilan global de l’infertilité est envisageable.
Il arrive parfois nécessaire d'avoir recours à une technique de procréation médicalement assistée, comme une insémination intra-utérine, une FIV et/ou micro-injection de spermatozoïde in vitro dans l’ovocyte (ICSI).

Une grossesse

CE QUE L'ON SAIT ...

La survenue d'une grossesse lors de la phase post-thérapeutique, c’est-à-dire, après 2 ans, ne doit pas être systématiquement déconseillée ou évitée chez les femmes encore en âge de procréer.
Cependant, ne serait-ce qu'au regard de ce dernier risque théorique, un délai post-thérapeutique, en général d'au moins un an, est le plus souvent conseillé. Pendant cette période, une contraception vous sera prescrite.
Bien que peu d'études aient été réalisées, elles ont, toutes, montré que la grossesse n'augmente pas significativement le risque de récidive après un traitement ayant réussi.

CE QU'IL FAUT SAVOIR ...

Il existe une augmentation du nombre de fausses couches spontanées et des accouchements prématurés sans qu'il y ait augmentation du nombre d'anomalies congénitales fœtales.
Les spécialistes, cependant, recommandent d'attendre deux ans après le diagnostic pour débuter une grossesse. De plus, il vous faut tenir compte d'un certain nombre de facteurs présentés dans le tableau.
Un suivi plus rigoureux de la grossesse sera nécessaire. Dans tous les cas, il est recommandé de discuter directement avec votre médecin de la possibilité d’une grossesse, de sa possibilité en terme hormonal et de son éventuelle date. Ces conseils peuvent vous aider, dans le contexte d'un cancer, à faire face à la complexité et aux incertitudes liées au désir de maternité.

Une grossesse, c'est envisageable mais elle dépend de...

Votre âge

Votre désir d'être mère

Votre état général car, comme pour toute maladie sévère, un bon équilibre physique et moral avant de commencer une grossesse est nécessaire

Du pronostic de votre maladie

Du recul depuis la date de votre dernier traitement

Mise à jour

21 août 2010