Les nodules...

Les adénomes

FOLLICULAIRES

Ce sont des tumeurs bénignes très fréquentes de la glande thyroïde.
Environ 9 nodules thyroïdiens sur 10 sont des adénomes. Souvent solitaire, il apparaît généralement au niveau d'une glande normale.
Plusieurs types, selon leur architecture, leur cellularité et la quantité de colloïde, sont identifiés par les spécialistes : adénomes trabéculaires (embryonnaires), microfolliculaires (fœtaux),  normofolliculaires (simples) et macrofolliculaires (colloïdes).
Leur transformation maligne est exceptionnelle et contestée.

La majorité des patientes sont euthyroïdiennes (sans signes de dysfonctionnement de la thyroïde) et consultent pour l'apparition d'une tuméfaction cervicale indolore. Une croissance rapide due à une hémorragie peut causer des douleurs cervicales.

TOXIQUES

Un adénome toxique est une tumeur thyroïdienne bénigne qui a échappé au contrôle hypophysaire. De nos jours, la dénomination de « nodule solitaire à fonctionnement autonome » (NSFA) est préférable au terme de nodule toxique. En effet, on ne peut parler de nodule toxique que si les signes et les symptômes d'une hyperthyroïdie sont présents. La prévalence des NSFA varie avec l'apport iodé.

Cette maladie est plus fréquente chez la femme. Elle apparaît à un âge plus tardif, 40-50 ans, par rapport à la maladie de Basedow. Il peut être responsable d'une thyrotoxicose.

À CELLULES DE HÜRTLE

Cette maladie est aussi dénommée tumeur oncocytaire, adénome à cellules oxyphiles ou adénome à cellules d'Askanazy.

C’est une tumeur bénigne de la thyroïde qui appartient à une sous classe des tumeurs folliculaires et est composée exclusivement ou essentiellement (75%) de cellules oncocytaires.

Les adénomes à cellules de Hürtle représentent 5 à 10% des tumeurs de la thyroïde et sont plus fréquents chez la femme.

Le problème avec ce type de tumeur réside dans le risque potentiel faible (1 %) d'évolution maligne et parfois métastatique dans certains cas de maladie ayant tous les critères de bénignité.

EN RÉSUMÉ

Le tableau ci-dessous présentent les aspects échographiques des nodules qui seraient plus en faveur d'un cancer.

Eléments faisant évoquer une tumeur maligne...

En faveur de la malignitéSensibilitéSpécificitéVPP 
(valeur prédictive positive)
VPN 
(valeur prédictive négative)
Micro-calcifications 30 à 60 %90 %25 à 70 %42 à 95 %
Hypo-échogène 30 à 90 %45 à 95 %11 à 68 %75 à 94 %
Contours irréguliers 17 à 77%40 à 85 %10 à 60 %40 à 98 %
Solide 70 %55 %20 %90 %
Vascularisation du nodule 54 à 75 %80 %24 à 42 %90 %
Plus haut que large 35 %93 %67 %75%

Kystes thyroïdiens

SIMPLES

Ils constituent environ 1 % des nodules thyroïdiens.

Les nodules kystiques résultent d'un changement dégénératif au sein d'un parenchyme normal ou d'un goitre nodulaire sont beaucoup plus fréquents et constituent environ 15 à 25 % des nodules thyroïdiens. Ces lésions sont souvent bénignes.
Dans environ 20 % des cas, les nodules de plus de 4 cm de diamètre peuvent dégénérer.


BRANCHIAUX

Ils se retrouvent sur la face latérale du cou sur le bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, ce kyste n'a aucun rapport embryologique ou anatomo-pathologique avec la glande thyroïde.

THYREOGLOSSES

Ils se développent sur un reliquat kystique du canal thyréoglosse qui relie, chez l'embryon, l'ébauche thyroïdienne au plancher du pharynx.
Les kystes thyréoglosses peuvent communiquer avec l'extérieur par un canal fistuleux. Ils sont situés dans 60 % des cas à proximité de l'os hyoïde mais peuvent se rencontrer en tout point du trajet de la migration du corps thyroïde.
Ils siègent sur la ligne médiane du cou ou à son voisinage immédiat. Ils mesurent entre 2 et 4 cm de diamètre et augmentent progressivement de taille.
Ils suivent les mouvements du larynx lors de la déglutition.

NIFTP (tumeur thyroïdienne folliculaire non invasive avec noyaux de type papillaire)

Cette tumeur était autrefois classifiée avec les cancers. Elle représentait environ 15  % des cancers thyroïdiens. Cette lésion vient d'être classifiée comme tumeur bénigne.

Les spécialistes on montré que cette tumeur ne récidive pas après, au moins, dix ans de suivi.

De ce fait, elle ne nécessite pas  de traitement agressif, chirurgie et traitement à l'iode radioactif.

Mise à jour

18 mai 2016