La radiothérapie

Le principe et ses applications

La radiothérapie est l'utilisation de rayons à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses et les empêcher de se multiplier.
Comme la chirurgie, c'est un traitement locorégional car l'irradiation ne peut toucher que les cellules cancéreuses dans la zone traitée. Il existe deux principaux types de radiothérapies.

La radiothérapie externe (radiothérapie transcutanée) (RTE)

C’est un accélérateur linéaire qui génère des rayons utilisés dans le traitement des cancers. Elle administrée soit, avant l’opération en mode « néo-adjuvant », soit après l’intervention, en mode « adjuvant ».
Dans ce cas, le délai optimal pour commencer la radiothérapie est de six à huit semaines après la chirurgie et d’un mois après une chimiothérapie adjuvante

La curiethérapie ou brachythérapie

C’est l'utilisation, dans le traitement des tumeurs, de sources radioactives, naturelles ou artificielles, placées au contact des tissus à traiter. La curiethérapie s'adresse à de nombreux cancers, pourvu qu'ils soient accessibles et de petit volume (moins de 4 à 5 cm de diamètre). Cette technique n’est pas utilisée pour le traitement de cette maladie.

La radiothérapie métabolique

Elle utilise un élément radioactif qui est injecté dans une veine. Cet isotope radioactif se fixe préférentiellement sur les cellules tumorales.
Le samarium-153-éthylène diamine tétra-méthylène phosphonate (EDTMP) est parfois proposé pour calmer les douleurs. 

LA PROTONTHÉRAPIE 

C'est une modalité de radiothérapie utilisant les constituants des noyaux des atomes (protons, neutrons) et par extension les noyaux eux-mêmes (ions hélium, néon et surtout actuellement carbone).
Elle utilise des protons dont la masse est environ 2000 fois supérieure à celle des électrons accélérés, donnant lieu à des ionisations et excitations du milieu traversé très proches les unes des autres selon une trajectoire beaucoup plus rectiligne (raies) que les photons qui sont utilisés en radiothérapie. 

Place de la radiothérapie dans le traitement

PEU D'INDICATIONS

Les ostéosarcomes sont peu radiosensibles

Différentes études publiées ont montré que l'efficacité carcinologique de la radiothérapie exclusive, en dépit de l'utilisation de doses très élevées, était aléatoire et exposait au risque de récidive locale grave et de séquelles fonctionnelles importantes pouvant déboucher sur une amputation secondaire.

En pratique...

De ce fait, la radiothérapie exclusive des sarcomes osseux n'est pratiquement plus employée actuellement.  

DANS CERTAINS CAS

Une irradiation régionale adjuvante visant à éradiquer des nodules de perméation (propagation de proche en proche des cellules de nature cancéreuse) régionaux peut se discuter après exérèse marginale d'une grosse tumeur peu chimiosensible.

L'irradiation prophylactique des poumons à la dose de 20 grays a démontré son efficacité dans plusieurs essais.

Une radiothérapie externe de 30 à 50 grays peut être utilisée en cas de tumeurs non accessibles à la chirurgie à titre palliatif sur des volumineuses tumeurs inopérables ou chez des patients refusant une opération.

Elle peut, aussi complémenter une  résection imparfaite de la tumeur.

Mise à jour

19 août 2018