Les autres options

L'immunothérapie

GLOBALEMENT

L’immunothérapie est un traitement dont l’objectif est de renforcer les défenses naturelles de l’organisme contre la tumeur. Un renforcement des défenses naturelles devrait permettre à l’organisme d’éliminer les cellules cancéreuses.

L'interféron alpha (Introna™, Roféron-A™) permet d'obtenir des réponses objectives et augmentent le nombre de malades sans rechute à 5 ans. On peut observer des réponses complètes qui se maintiennent de façon durable.
En pratique, le médicament est injecté par voie sous-cutanée, généralement trois fois par semaine. Les doses utilisées varient de 2 à 3 millions d’unités/m².

MAINTENANT LES INHIBITEURS DES POINTS DE CONTRÔLE

Le principe

La découverte du rôle fondamental des points de contrôle immunologique dans l’inhibition de la réponse immunitaire antitumorale a permis le développement d’anticorps antagonistes, appelés les inhibiteurs de check-point immunologiques (ICP).
Ces médicaments permettent de bloquer les "freins de l’immunité" (PD-1, PD-L1, CTLA-4) et donc de réactiver le système immunitaire afin que celui-ci lutte plus efficacement contre les cellules tumorales. Le principe de cette immunothérapie est d’augmenter l’immunité cellulaire antitumorale en levant l’inhibition des lymphocytes T.

Le nivolumab (Opdivo™)

C'est un anticorps monoclonal humain de type IgG4 anti-PD-1, qui prévient la transformation du lymphocyte T effecteur en lymphocyte T cytotoxique.Il vient d'être homologué pour le traitement des cancers primitis du foie en rechute.

 

La chimiothérapie

UNE TUMEUR CHIMIORÉSISTANTE

Les tumeurs du foie sont chimiorésistante en raison de la présence de gènes de détoxification, comme le gène MDR ou  la p-glycoprotéine, la glutathion-S-transférase et une protéine de choc (HSP Heat Shock Protein ).
De plus, lorsque le cancer s'est développé sur une cirrhose les fonctions du foie sont très perturbées et la chimiothérapie peut être, de toute façon, difficile à administrer.


LES RARES OPTIONS POSSIBLES

 Ce sont les suivantes :

  • La doxorubicine (Adriblastine™) ou l’épirubicine (Farmorubicine™), seule ou en association
  • L'étoposide (Vépéside™, Celltop™, Etopophos™)
  • Le cisplatine ou l'oxaliplatine
  • La gemcitabine (Gemzar TM )
  • La mitoxantrone (Novantrone™)

L'hormonothérapie

Le tamoxifène

L’intérêt du tamoxifène seul ou en association avec un stimulant (agoniste) de l’hormone appelée LH-RH dans certaines formes évoluées de cancers du foie a été évalué. Les résultats des études ne sont pas encore encourageants.
D'autres études sont en cours pour préciser l'intérêt de l'administration de médicaments aux propriétés anti-androgènes comme le kétoconazole (Nizoral™).

La somatostatine

La mise en évidence de récepteurs à la somatostatine dans les tissus tumoraux a conduit à réaliser une étude sur 58 patients comparant un traitement symptomatique et la somatostatine à forte dose, octréotide 250 µg 2 fois par jour.
Les résultats ne semblent pas encourageants en termes d’augmentation de la survie médiane.

Au total, des options dont l'efficacité est utile mais limitée...

Le tamoxifène, les anti-androgènes, l’interféron et l’octréotide ne sont pas très efficaces voire inefficaces.
Des réponses tumorales avec les chimiothérapies systémiques ou intra-artérielles hépatiques, ont observées mais leur impact sur la survie n'est pas démontré. Ceci explique, qu'à ce jour, il n'existe pas de chimiothérapie de référence pour le traitement du cancer du foie évolué, que ce type de traitement ne vous sera proposé que dans le cadre d'un essai thérapeutique.

Mise à jour

21 décembre 2019