L'épidémiologie

Avant propos

Le cancer de l’œsophage a, comme point de départ, la transformation maligne des cellules constituant un des tissus formant l’œsophage.

C'est un cancer qui, dans une proportion non négligeable, serait évitable. Par exemple, une consommation d’alcool ne dépassant pas 1/2 litre de vin et la réduction de la consommation de tabac à 1/2 paquet de cigarettes par jour pourrait réduire de près 90 % l'incidence de certains cancers de l’œsophage.

Il touche plus souvent les personnes entre 50 et 85 ans. L’âge moyen, lors du diagnostic, est de 73 ans chez les femmes, et de 67 ans chez les hommes.

En dépit des nouvelles thérapeutique, le pronostic de cette maladie demeure grave. La gravité de cette maladie réside, en grande partie, dans le fait de son extension lors du diagnostic.

Dans le monde...

LES CHIFFRES

Dans le monde, en 2012, on dénombrait environ chaque année 456 000 cas de cancers de l’œsophage (398 000 de type épidermoïde ; 52 000 de type adénocarcinome).
C’est la 15 ème cause de cancers dans les pays occidentaux et il représente 10 % des cancers digestifs.
Cette maladie est beaucoup plus commune en Chine, dans les républiques d'Asie centrale en Iran et jusqu'à la mer Caspienne constituant la ceinture du cancer de l'œsophage, ainsi qu'en Afrique du Sud où l’incidence peut atteindre 150 pour 100 000 habitants.

UN ESPOIR...

Entre 2005 et 2015, le taux de mortalité a baissé dans le monde de 27 % (intervalle de confiance 20 à 28 %).

EN FRANCE

GLOBALEMENT...

Avec 4 800 nouveaux cas estimés en 2017 dont 76 % survenant chez l’homme, le cancer de l’œsophage se situe au 15 ème rang des cancers.
Les taux d’incidence sont de 6,2 chez l’homme et de 1,5 chez la femme, soit un rapport hommes/femmes de 4.

L'incidence n’est pas homogène sur tout le territoire français. On retrouve un pic d'incidence à 60 pour 100 000 pour le département du Calvados !


Depuis plusieurs années, la nature de ce cancer a évolué. Si le nombre des cancers de type épidermoïde est en forte baisse, celui des adénocarcinomes, affectant la jonction entre l’œsophage et l’estomac, est en forte augmentation. Ce type de cancer représente, dorénavant, la forme la plus fréquente.

PLUS SPÉCIFIQUEMENT...

Chez l’homme...

Le taux d’incidence a diminué de 3 % par an entre 1980 et 2015, soit 16,4 cas pour 100 000 personnes-années en 1980 contre 5.6 cas en 2015. La diminution est plus accentuée entre 2005 et 2012 (-4,4 %/an).
Cette chute  des taux d’incidence chez l’homme est plus marquée dans les départements à haut risque (Nord-Ouest de la France). Elle est expliquée par la baisse des consommations à risque (alcool et tabac) et, pour une moindre part, par la modification des comportements alimentaires.

Chez la femme

Le taux d’incidence a légèrement augmenté de 1,1 % par an (1,1 en 1980 contre 1,6 en 2015).
L’augmentation de l’incidence de l’adénocarcinome de l’œsophage dont les principaux facteurs de risque sont le reflux gastro-œsophagien (RGO) et l’obésité pourrait en être l’explication de cette augmentation de l'incidence.

@ Pour en savoir plus, allez à : LES CHIFFRES DU CANCER

Mise à jour

4 décembre 2019