Dépistages organisés

LES DIFFERENTS TYPES DE PREVENTION

La prévention primaire

Elle consiste à prévenir l'apparition des cancers en agissant sur les facteurs de risques reconnus, comme le tabagisme, l'excès d'alcool ou l'obésité.

La prévention secondaire

Son objectif est de dépister une maladie à un stade initial comme cela est le cas avec le cancer du sein ou le cancer du col de l'utérus.

La prévention tertiaire

Elle prévient les séquelles de la maladie et des traitements et concourt à réinsérer les patients.

CRITERES POUR UN DEPISTAGE ORGANISÈ

CRITERES

Il faut que l'incidence du cancer soit élevée dans l'absolu ou dans une population définie, cible, à forte incidence.
Un dépistage est qualifié de pertinent lorsqu’il concourt à améliorer les indicateurs de morbidité et de mortalité d’une population.
De plus, le dépistage doit contribuer à l'amélioration significative du pronostic en permettant un traitement plus efficace des formes précoces de la maladie.
L'histoire naturelle du cancer permet d'identifier des facteurs de risque et l'existence d'une phase préclinique longue. Enfin, il existe un test de dépistage reconnu et validé.

LE TEST DE DEPISTAGE

Il doit être très sensible permettant, idéalement de dépister tous les cancers.
Il doit, aussi, être très spécifique permettant lorsqu'il est "positif" que la probabilité de dépister un cancer existe soit élevée pour éviter d'être à l'origine d'examens inutiles, parfois dangereux et, toujours anxiogènes).
Par ailleurs, il doit être simple, facilement acceptable à titre individuel (non invasif) et facilement applicable à une population large.

EN FRANCE

Actuellement, trois localisations de cancers ainsi l’objet d’un dépistage organisé : cancer du sein, cancer colorectal, cancer du col de l’utérus.
Il est prévu d’étudier d’opportunité du dépistage organisé pour d’autres localisations, comme les cancers du poumon, les mélanomes ainsi qie les cancers de la prostate.

Les dix critères de l'OMS

1. La maladie dépistée doit constituer une menace grave pour la santé publique (fréquence de la pathologie, gravité des cas…)
2. Il doit exister un traitement d’efficacité démontrée
3. Il faut disposer de moyens appropriés de diagnostic et de traitement
4. La maladie doit être décelable pendant une phase de latence ou au début de la phase clinique
5. Il existe un examen de dépistage efficace (fiable, reproductible) en conditions de dépistage (c’est-à-dire avec une plus faible prévalence de la maladie)
6. Il faut que l’épreuve utilisée soit acceptable pour la population
7. Il faut bien connaître l’histoire naturelle de la maladie
8. Il faut que le choix des sujets qui recevront un traitement soit opéré selon des critères préétablis
9. Il faut que le coût de la recherche des cas ne soit pas disproportionné par rapport au coût global des soins médicaux
10. Il faut assurer la continuité d’actions dans la recherche des cas et non la considérer comme une opération exécutée « une fois pour toutes »

Mise à jour

26 avril 2021