Le dépistage

Dépistage des lésions précancéreuses

L'OBJECTIF


L’objectif du dépistage est de détecter les lésions précancéreuses (PanIN de haut grade et TIPMP en dysplasie de haut grade) qui seraient susceptibles d'être retirées chirurgicalement.

QUI ?

Il s’applique aux patients ayant un risque théorique cumulé de plus de 5 % de développer au cours de la vie la maladie

  • Patient  ayant ≥ 2 apparentés atteints de cancer du pancréas dont ≥ 1 au premier degré
  • Patients porteurs d’une mutation germinale d’un gène de prédisposition et ayant ≥ 2 apparentés atteints d’un AP ou ≥ 1 au premier degré
  • Tout patient atteint d’un syndrome de Peutz-Jeghers, indépendamment de l’histoire familiale.

 

COMMENT ?

Le spécialiste vous adressera à un des centres experts pour consultation d’oncogénétique et votre cas sera évalué en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP.

Une maladie relativement peu fréquente

Le cancer du pancréas est peu fréquent ce qui rend les méthodes de dépistage systématiques difficiles à mettre en œuvre à grande échelle.
De plus, la précision et la sensibilité des méthodes actuelles sont discutées par les chercheurs, en particulier en ce qui concerne le dosage dans le sang des marqueurs tumoraux comme le CA19-9 et à un degré moindre l’antigène carcino-embryonnaire (ACE). Aujourd’hui, on peut considérer qu’il n’existe pas de méthode réelle de dépistage.

Les patients à risque de cancer du pancréas

GLOBALEMENT

On peut proposer une consultation d’oncogénétique. Elle permet de mieux cerner le risque de développer un cancer pancréatique.
On recommandera un sevrage tabagique, facteur de risque de la maladie.
Un prélèvement génétique pour analyse des gènes BRCA2, PALB2, ATM peut être utile, et selon les situations, un analyse des gènes CDKN2A et BRCA1 .

Un modèle de prédiction du risque de cancer pancréatique pour les cancers pancréatiques familiaux, appelé PancPRO, a été développé afin d’aider à la caractérisation des patients à risque.

EN PRATIQUE, IL FAUT CIBLER...

 

 

Les personnes à risque élevé
  • Plus de 2 cancers pancréatiques apparentés au 1er degré
  • Plus de 3 cancers pancréatiques quel que soit le degré de parenté
  • Syndrome de Peutz-Jeghers
  • Pancréatite chronique héréditaire
  • Porteurs d’une mutation CDKN2A
  • Porteurs d’une mutation BRCA1/2 et PALB2 avec au moins un cancer du pancréas au 1er degré
  • Syndrome de Lynch avec au moins un apparenté au 1er degré ayant un cancer du pancréas

Mise à jour

16 avril 2014