Les fondamentaux

Seuls les êtres multicellulaires développent des cancers...

Il n’y a pas de cancer chez les organismes unicellulaires, procaryotes, comme les bactéries ou les eucaryotes, comme les champignons.
A l’opposé, la plupart des organismes vivants, pluricellulaires, du règne végétal et animal, peuvent développer des cancers.

LE RENOUVELLEMENT DES CELLULES AU COURS DE LA VIE...

UN TISSU NORMAL

Il est le résultat de la juxtaposition d’un grand nombre de cellules identiques. A chaque instant, le nombre de cellules qui naissent est égal au nombre de cellules qui meurent.

Chaque jour, environ 6 000 milliards de cellules de notre organisme remplissent la fonction qui leur a été assignée par leur code génétique, tout en veillant sur leurs voisines.

LA "MÉCANIQUE"

Les cellules somatiques, nouvellement créées, ont trois évolutions contrôlées par des mécanismes de régulation très précis. Elles peuvent, ainsi :

  • Se diviser, en donnant deux cellules filles identiques, c’est l’autoreproduction
  • Se diviser et se différencier pour acquérir des fonctions nouvelles
  • Mourir de « mort naturelle » , par apoptose

 

Ceci n'est possible que par la communication quasi constante entre les cellules. Pour cela, elles reçoivent une multitude de signaux de leur environnement. Ces signaux, une fois interprétés, vont permettre aux cellules de déterminer leur position et leur rôle dans l'organisme. Ces signaux sont indispensables à plusieurs fonctions essentielles.

  • La prolifération cellulaire
  • La différenciation cellulaire
  • La morphogenèse des cellules
  • La mobilité des cellules

Ces signaux assurent le maintien harmonieux de la taille et de la fonction des tissus.

Un ordre de grandeur ...

Un gramme de tissu contient 10 9 cellules (1 milliard)

Le corps humain contient 6 x 10 13 cellules (60 000 milliards)

L’expansion cellulaire mal contrôlée ou quand la vie en communauté devient difficile !

Une cellule peut échapper aux mécanismes de surveillance, en cas de défaillance de ce système précis de régulation. Cette cellule peut alors devenir « immortelle » et proliférer de façon anarchique, ce qui peut conduire à l'apparition d'une tumeur.

Le cancer est le résultat d'une prolifération cellulaire anarchique aboutissant à la mort du sujet hôte. Schématiquement, on peut dire qu’une cellule cancéreuse est une cellule qui :

  • Se divise sans respecter les signaux de contrôle de l'organisme porteur,
  • Perd ses relations sociales avec les cellules voisines, envahit progressivement les tissus adjacents et induit une vascularisation nouvelle et la création d’un tissu de soutien, indispensable pour la survie de la tumeur,
  • Migre à distance pour créer de nouvelles colonies ou métastases.

La communication intra- et intercellulaire

COMMUNIQUER !

Les cellules peuvent communiquer entre elles par l'intermédiaire de divers facteurs :

  • Les hormones,
  • Les cytokines secrétées par une famille de globules blancs, les lymphocytes,
  • Les facteurs de croissance cellulaire,
  • Directement par contact avec leurs voisines

 

PAR LA VOIE DES RÉCEPTEURS NUCLÉAIRES

Elle est empruntée par les hormones « stéroïdiennes », comme les œstrogènes, la progestérone ou les androgènes.
Dans ce cas, le signal transmis par l’hormone est directement capté par son récepteur dans le noyau de la cellule (récepteur nucléaire).
Ce récepteur est également le facteur de transcription impliqué directement dans la réponse génétique au signal.

PAR L’ACTIVATION DES SECONDS MESSAGERS INTRACELLULAIRES

Chaque cellule possède à sa surface des récepteurs membranaires. Ce sont des protéines.
Le récepteur est le lieu où se fixent les ligands, en général très spécifiques. Ces ligands sont souvent des facteurs de croissance cellulaire. Chimiquement, ce peut être des médiateurs chimiques spécifiques ou des protéines.

Une fois le récepteur activé, il reste, ensuite, à véhiculer l'information jusqu'à sa destination finale dans la cellule. Il s’agit de la « transduction du signal ».
La protéine « cible » est le plus souvent située dans le noyau. Cette protéine « cible » modifie l'expression de certains gènes qui vont commander la synthèse de protéines spécifiques. Ces protéines vont alors pouvoir modifier le comportement de la cellule.
Une même molécule informative peut avoir divers effets selon la nature de la cellule et la manière dont celle-ci va réagir. Cela dépend de la nature :

  • Des récepteurs présents sur sa membrane,
  • Des protéines, grâce auxquelles l'information reçue est transmise

Comment produire des protéines responsables d'une action biologique ?

Un signal extérieur à la cellule ou « ligand »

Un ou des initiateurs = récepteurs membranaire et phosphorylation du récepteur à tyrosine kinase

Un ou des adaptateurs responsable(s) de la signalisation (transduction) = médiateurs intracellulaires

Des facteurs de transcription = effecteurs au niveau du noyau

Mise à jour

13 novembre 2018