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Des réponses à vos questions

Elles sont légitimes...

Puis-je travailler ?

Si vous n'êtes pas fatigué, vous pouvez poursuivre votre activité professionnelle car la séance ne dure que quelques minutes chaque jour.
Il est également possible de demander à votre employeur un aménagement de vos horaires ou un travail à temps partiel (mi-temps thérapeutique).
Dans tous les cas, un minimum d'activité est utile...

Puis-je partir en vacances ?

Non, si la radiothérapie n'est pas terminée. Si elle est terminée votre médecin vous préciseront les précautions à prendre durant vos vacances et, s'il y a lieu, ils prendront contact avec un médecin proche de l'endroit où vous séjournez.
En cas de départ à l'étranger, il est utile de vous renseigner auprès de l'organisme de sécurité sociale dont vous relevez pour obtenir le formulaire E 111 qui permet de vous faire soigner dans l'un des quinze pays de l'Union Européenne.
En dehors de l'Union Européenne, pensez à contracter une assurance couvrant les frais occasionnés par les soins, notamment aux USA, ainsi que votre rapatriement éventuel.
Si vous prévoyez de partir dans une région ensoleillée, il faut éviter d'exposer au soleil les parties traitées de votre corps.

Je suis également traité par chimiothérapie, pourquoi ?

La radiothérapie est un traitement local. Il est parfois nécessaire de compléter la radiothérapie par un traitement systémique. Selon les cas, elle est prescrite avant, pendant, ou après la radiothérapie. Lorsqu'elle est prescrite simultanément, les doses sont calculées pour que vous puissiez supporter l'association des deux traitements en même temps.

Existe-t-il des soins corporels spécifiques ?

Ils dépendent de la zone traitée. Il est possible qu'une crème/pommade spéciale vous soit prescrite.
Dans tous les cas, il est souhaitable d'utiliser des produits d'hygiène sans détergents.

Faut-il suivre un régime et éviter certains aliments ?

Il est souhaitable que vous ayez une alimentation aussi complète et équilibrée que possible.

Je n'ai plus d'appétit...
 
C'est fréquent. Cependant, il est important que votre apport calorique soit élevé afin de permettre à votre organisme de lutter contre la maladie.
Un peu d'exercice peut stimuler votre appétit. Au lieu des trois repas habituels, essayez de manger plusieurs fois dans la journée par petites quantités. Laissez-vous guider par votre appétit : n'hésitez pas à mangez plus les jours où vous avez de l'appétit afin de compenser. Variez vos menus, organisez des repas en famille et avec vos amis.

Puis-je avoir des rapports sexuels ?

Beaucoup de patients ne ressentent aucun effet tandis que d'autres constatent des modifications de leur désir et de leurs relations sexuelles. Si vos relations sexuelles avec votre partenaire étaient satisfaisantes, il y a de fortes chances pour que cette situation demeure.
Dans le cas de radiothérapie du bassin chez la femme, il est souvent conseillé de ne pas avoir de relations sexuelles avant et juste après le traitement car des douleurs lors des relations, qui disparaissent généralement après la fin de la radiothérapie, peuvent apparaître

Vais-je devenir impuissant ?

Le traitement par radiothérapie ne rend pas impuissant. Seul le traitement de la prostate peut générer dans certains cas des défaillances.

La radiothérapie rend-elle frigide ?

Non, la radiothérapie n'empêche pas le plaisir sexuel.

La radiothérapie rend-elle stérile ?

Les radiothérapies du bassin peuvent entraîner une stérilité temporaire ou définitive.
Chez la femme, un arrêt des règles qui s'accompagne de symptômes de la ménopause, bouffées de chaleur, irritation et sécheresse vaginales, est fréquent.
Chez l'homme, l'irradiation de la région des testicules réduit le nombre des spermatozoïdes et leur capacité fertilisante. Si vous désirez un enfant et craignez que le traitement ne vous rende stérile, il peut être possible de faire conserver votre sperme par congélation, avant de commencer la radiothérapie.

Les irradiés d'Hiroshima...

Les effets sur les survivants

Dès les premières années, suivaant l'explosion, on a noté une nette augmentation des leucémies chez les hibakusha .
Une revue récente, après plus de 50 ans de suivi a montré que la mortalité globale (toutes causes confondues) dans la population irradiée augmente de 22 % par rapport à la population témoin.
La mortalité par cancer (tous types sauf leucémies) augmente de 42 % et celle due aux leucémies de 310 %.

La descendance

La fréquence des malformations néonatales visibles, de l’ordre de 1 %, n’est pas significativement plus élevée chez les enfants issus de parents tous deux fortement irradiés que chez les témoins. De plus, l’incidence des cancers chez ces descendants ne dépend pas de la dose d’irradiation reçue par les parent.
Une étude longitudinale chez près de 12 000 descendants de survivants ne montre pas d’augmentation d’incidence de dix-huit affections multifactorielles.

Pour en savoir encore plus...

  • Association des médecins radiothérapeutes - Explications au grand public
  • Société française de radiothérapie oncologique ( SFRO )
  • Réseau de centres de radiothérapie et d'oncologie
  • Site de la SFRO , Société Française de Radiothérapie Oncologique

 

Mise à jour

18 octobre 2015