Les cancers secondaires du poumon

Les métastases pulmonaires

Environ un tiers des cancers donnent, au cours de leur évolution, des métastases pulmonaires. Les tumeurs le plus fréquemment en cause sont les cancers du sein, des appareils digestif, génital ou urinaire. Les métastases pulmonaires peuvent survenir chez un sujet présentant un cancer connu ou être révélatrices de ce cancer.
Chez 10 % des malades, la tumeur primitive reste inconnue.
Des métastases pulmonaires peuvent être associées aux cancers :

  • Génitaux : ovaire, sein, col de l'utérus, testicule, prostate,
  • Urologiques : rein et vessie,
  • Digestifs : estomac, colon, rectum, pancréas, œsophage,
  • De la glande thyroïde,
  • Des os, comme les ostéosarcomes, ou les mélanomes

Leurs spécificités

LES SIGNES CLINIQUES

Ils sont variables. Des symptômes comme la toux, une expectoration, une douleur ou un essoufflement (dyspnée) peuvent précéder ou accompagner les métastases pulmonaires. Le plus souvent, ces signes sont absents.

LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES

La radiographie des poumons retrouve plusieurs images pouvant évoquer des métastases pulmonaires :

  • Ombre pulmonaire isolée : nodule,
  • Image caractéristique de « lâché de ballons », dans ce cas il existe de nombreux nodules disséminés dans les deux poumons.

Le scanner du thorax permet de déterminer avec une plus grande précision le nombre, la localisation, la taille des nodules.

L’EVOLUTION DE LA MALADIE

L'évolution dépend essentiellement du cancer d'origine.

 LE TRAITEMENT

Le traitement du cancer primitif est indispensable, quelle que la modalité utilisée (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie).
Si le bilan radiologique ne retrouve qu'un seul nodule pulmonaire isolé, celui-ci peut faire l'objet d'une ablation chirurgicale.
En cas de nodules multiples, l'intervention chirurgicale est possible si :

  • Le malade peut supporter l'opération chirurgicale (bon état général du patient) ;
  • Le cancer primitif a été traité avec un succès complet

Un traitement général, par chimiothérapie ou hormonothérapie pour un cancer hormonosensible, est le plus habituel.

La découverte de métastases pulmonaires peut se voir dans trois situations

 Le cancer primitif est inconnu

Un bilan complet sera effectué pour rechercher un cancer primitif par un l'examen clinique et la réalisation d’explorations complémentaires recherchant un cancer accessible à un traitement spécifique actif (poumon, gonades, thyroïde, sein, endomètre, prostate..). La réalisation d’une scintigraphie au 18-FDG (TEP) est recommandée.
Compte tenu de la fréquence des CP il faut évoquer en 1ère hypothèse le diagnostic de métastases
d’un CP, a fortiori si le patient est ou était fumeur.
Si l’histologie des lésions pulmonaires est obtenue avant la découverte du primitif, la recherche de celui-ci sera orientée par les données de l’histologie (et des analyses en immunohistochimie).

Le cancer primitif est connu

La découverte d’anomalies radiologiques peut souvent suffire au diagnostic probable de métastases pulmonaires. La preuve histologique n'est pas systématique, sauf la RCP si celle ci a une implication thérapeutique ou si une modification du phénotype ou du génotype de la tumeur primaire est suspectée.

Le cancer primitif est ancien et considéré comme guéri

Certaines métastases peuvent survenir plus de 10 ans après le traitement initial du primitif, en particulier en cas de cancer du sein.
La possibilité de traitement radical par chirurgie ou par un autre traitement local (radiothérapie stéréotaxique, radiofréquence) des métastases pulmonaires peut être envisagée

Mise à jour

31 mai 2021